Do you want to have kids ? JoyceHarper.com

Le sujet de ce texte est la fertilité.  

Mon but est de donner des informations factuelles et générales; 

en effet, j’ai été au congrès du CRGOLFB (Collège Royal des Gynécologues Obstétriciens de Langue Française de Belgique) : Today for tomorrow : l’optimalisation de la fertilité dans le temps et j’en reviens avec l’urgence de vous en parler (voire de t’en parler !)

Je ne souhaite nullement inquiéter mais vous donner une base à un dialogue médical.

la fertilité c’est quoi ? Au commencement 1 ovocyte (féminin) et 1 spermatozoïde (masculin) = 2 gamètes, qui se rencontrent = une fécondation, éventuellement si les conditions sont favorables, qui donne un embryon (ou 2, dans le cas des jumeaux ;-)) qui peut devenir un bébé et une famille (voir la capsule La fertilité c’est quoi ? )

La fertilité baisse, pour de multiples origines (sociétale, féminine, masculine, financière, voyages, pas le bon moment, environnementale…) : c’est un fait

Par ailleurs, l’âge (de la femme) au premier enfant est en recul en Belgique, et est de 30 - 31 ans actuellement (en 1970, on devenait mère vers 27 ans).

Les raisons peuvent là encore être discutées mais avant tout jugement, il semble que la carrière professionnelle ne soit pas la cause majoritaire (seulement 2% des femmes faisant une cryopréservation de leurs ovocytes l’invoquent).

L’âge « des mères potentielles » augmentant (l’âge du père intervient aussi, évidemment), le taux de complications suit et cela touche plein de domaines :  la qualité des gamètes, le taux de fausses-couches, le tabagisme féminin qui est + long (fumer est dangereux, et d’autant plus que vous fumez depuis 20 ans que depuis 5 ans), les diverses maladies de la vie (apparition de diabète, d’hypertension artérielle …), le taux de malformations fœtales, les interventions chirurgicales…

Il en résulte que les femmes peuvent ne pas avoir leur « nombre d’enfants souhaités » et que de plus en plus de couples ont recours à l’aide de la PMA (procréation médicalement assistée).

La fertilité est un des droits humains essentiels selon l’OMS, et c’est pour le respecter que j’écris à ce sujet et qu’il est important d’informer, certains parlent même que cela devrait être au programme chez les jeunes de 17 à 20 ans ! (IRHEC International Reproductive Health Education Collaboration).

Prêt.e ? Allons-y …

Regardons de plus près certains facteurs

L’âge : pourquoi l’âge est important pour les hommes et les femmes qui veulent fonder une famille ?

Une enquête a montré que les jeunes filles sont plus concernées par leur fertilité que les garçons.  

L’âge de la femme est le facteur le plus important pour sa fertilité et ses chances d’avoir un bébé

Ses chances sont beaucoup plus élevées avant 35 ans et d’une manière plus générale, pour les femmes et les hommes de moins de 40 ans que pour les partenaires plus âgés.

Les femmes de moins de 30 ans ont environ 20 % de chances de tomber enceintes naturellement chaque mois.  À 40 ans, les chances de grossesse sont d’environ 5 % chaque mois.


Magasine psychologies.com
L’âge, c'est dans la tête 😉

Pour aller plus loin :

C’est biologique, le potentiel pour une femme, ou un homme, qui vieillit, d’avoir des enfants diminue même si cela peut varier d’un individu à l’autre.  

Ceci est vrai pour les grossesses « naturelles » et pour les grossesses conçues avec l’aide de traitement (PMA).

L’âge affecte les ovules et le sperme

Ainsi, si une femme a moins de 25 ans et si son partenaire a également moins de 25 ans, il leur faudra en moyenne 5 mois pour tomber enceinte.  Si son partenaire a plus de 40 ans, cela peut prendre 2 ans et même plus s'il a plus de 45 ans. 

L’âge maternel affecte aussi la grossesse et l’accouchement : par exemple, les risques de fausse-couche et de complications pendant la grossesse (diabète gestationnel, anomalies du placenta, malformation chromosomique chez le bébé) sont plus élevés et il y a plus de césariennes.

Bien que le risque de problème de santé augmente avec l’âge, la plupart des bébés naissent en bonne santé, quel que soit l’âge de leurs parents.

Et n’oubliez pas ….

À tout âge, adopter un mode de vie sain augmentera les chances d’avoir un bébé.

Apporter des changements pour adopter un mode de vie sain

Médicaments et produits chimiques (liste non exhaustive, j’en ai peur...)

Le Tabac

Il n’y a pas de seuil de sécurité pour fumer, la seule manière de se protéger, maman, bébé à naître (et papa), est d’arrêter de fumer.

Chaque cigarette que je ne fume pas me fera du bien ainsi qu’à mon / mes enfant.s

Le tabac est associé entre autre à une augmentation de risque de (liste non exhaustive)

Le tabagisme passif (vous êtes dans un environnement de fumeurs et respirez cet air) est presque aussi nocif que de fumer vous-même.

Arrêter au moins 3 mois avant d’essayer d’avoir un bébé est important pour un sperme en bonne santé pour concevoir un bébé (un spermatozoïde met 3 mois à mûrir chez l’homme).  La paternité commence avant la conception.

Les effets du tabagisme sur la fertilité aussi bien chez la femme (ovule) et chez l’homme (sperme) sont réversibles, cesser de fumer que ce soit l’homme ou la femme (ou, mieux encore, les deux) augmentera les chances d’avoir un bébé et d’avoir un bébé en bonne santé.

Arrêter de fumer avant la conception, au cours des 3 premiers mois de la grossesse ou avant le troisième trimestre ou avant d’allaiter améliore la santé de votre enfant.

Chaque cigarette que je ne fume pas protégera mon enfant.

Vous pouvez demander de l’aide à votre médecin, à votre gynécologue ou FARES.

La Caféine

On retrouve la caféine dans le café bien-sûr, dans certains types de thés mais également dans certaines boissons énergisantes ou gazeuses.

Globalement :

En pratique, il est recommandé aux femmes de limiter la consommation quotidienne de caféine à 200 mg/j (environ 2 tasses de café) en cas de désir de grossesse ou de grossesse, la quantité moyenne est de 85 mg de caféine dans une tasse de café (cela varie entre 40 mg et 175 mg selon le grain utilisé et la méthode de préparation).

L’alcool

En résumé

Comme pour le tabac, l’option la plus sécurisée est l’option zéro alcool, la consommation même légère pouvant réduire les chances de grossesse.

Les drogues récréatives

Toutes ces drogues (ne pas oublier les benzodiazépines ou les analgésiques opiacés) passent dans le sang et chez une femme enceinte, traversent le placenta et se retrouvent ainsi dans le sang de son bébé, lui causant malformations et le rendent dépendant de ces mêmes drogues.

La prise d’anabolisants stéroïdiens chez les hommes va certes augmenter la masse musculaire mais diminuer la taille des testicules et altérer gravement la production de spermatozoïdes, il est communément admis que cela redevient normal après environ 2 ans ! (Cela est une piste pour la « pilule contraceptive masculine »).

Les produits chimiques dans l’environnement

Remarque j’ai beaucoup hésité avant d’aborder ce sujet car il est fortement anxiogène et je dois vous avouer que de l’avoir écrit et documenté ne m’a pas rassurée du tout

Il est impossible d’éviter complètement les produits chimiques dans notre environnement mais on peut par des moyens simples réduire et de limiter notre exposition et leurs effets cumulatifs, dits « effets cocktail »

Chaque jour, nous sommes en contact avec de nombreux produits chimiques : produits que nous utilisons, les aliments que nous mangeons ou l’air que nous respirons.

Environ 95 % des personnes ont des perturbateurs endocriniens dans leur corps et les personnes qui ont du mal à concevoir ont des niveaux plus élevés de certains perturbateurs endocriniens (yourfertility.org.au)

On parle de :

https://www.mongeneraliste.be/wp-content/uploads/2023/11/SSMG-Fiche-PFAS-A4.pdf

https://www.mongeneraliste.be/wp-content/uploads/2016/03/cosmetiques.pdf

Ils sont autour de nous (et en nous …) mais des mesures simples peuvent réduire notre exposition (importance des 1000 premiers jours de l’enfant et de l’adolescence)

3 secteurs sont à risque : 

Ainsi :

Les « dirty dozen »

Les « clean fifteen ». Beaucoup venant de pays non européens, il faut pondérer notre enthousiasme par l’aspect peu écologique…

Consulter pour plus de détails le site docteurcoquelicot.com

Les lubrifiants (sujet un peu + léger)


Champ de canola

Oui même là la vigilance s’impose (je n’y avais pas pensé avant de préparer ce sujet, ;-), autant en choisir un « favorable à la fertilité » (et qui ne nuit pas aux spermatozoïdes après tous les efforts déjà consentis cf supra), certaines huiles naturelles comme 

D’ailleurs savez vous que l’huile de coco utilisée comme lubrifiant peut réduire l’efficacité des préservatifs ?

État de santé et médecine

Un sperme sain (dans un corps sain..cf infra)

Il faut environ 3 mois pour fabriquer de nouveaux spermatozoïdes à un homme, il est donc important d’être en aussi bonne santé que possible pour optimaliser le processus au cours des 3 mois pré-conceptionnels

Les spermatozoïdes naissent dans les testicules et voyagent avec le liquide produit dans le système reproducteur de l’homme (pour former le sperme) et sont libérés (éjaculés) lors d’un orgasme.

Globalement ce qui influence la qualité du sperme

La chaleur

Les testicules doivent être + froids de quelques degrés que le reste du corps, donc leur position en « dehors » du corps au niveau des bourses.

Il importe de :

L’effet négatif de la chaleur est réversible au bout de quelques mois.

Une blessure (coups de pieds mal placés) peut affecter la fonction des testicules, ils sont à protéger en cas de risque (travail / sport).

Le surpoids

Les hommes en surpoids ou obèses ont une moins bonne qualité de sperme et ne sont donc pas aussi fertiles que des hommes avec un poids « de santé »

Ainsi

Les ovaires micropolykystiques SOPK

=> bonne nouvelle

Ce syndrome peut causer des problèmes de fertilité, mais au fil du temps, les patientes atteintes ont un même nombre d’enfants que les personnes indemnes.

Il s’agit plutôt d’un désordre hormonal plutôt qu’une « maladie des ovaires », si ce déséquilibre est contrôlé, les ovaires fonctionneront normalement

Sans entrer dans les détails, il y a des critères et la présence de 2 critères sur 3 rend le diagnostic probable :

30% des femmes atteintes de SOPK n’auront aucune difficulté à tomber enceinte, environ 70% vont en avoir, connaître le diagnostic permet de planifier plus vite la prise en charge.

Les IST infections sexuellement transmissibles

Certaines comme la gonorrhée et le chlamydia peuvent causer l’infertilité

Seuls la prévention (cf capsule sur les IST), le dépistage précoce et le traitement rapide aideront à limiter leurs complications 

L’endométriose

Cette maladie touche 10 à 15 % des femmes en âge de procréer et 70% des femmes souffrant de douleurs pelviennes chroniques.

1/3 des femmes atteintes d’endométriose ont des soucis pour tomber enceintes mais des traitements existent et sont bien connus par les spécialistes.

Toutes les femmes atteintes d’endométriose n’ont pas de problèmes de fertilité

Si la prise en charge peut être médicale, chirurgicale, lourde ou légère (un petit coup de pouce),  vous pouvez en adaptant votre mode de vie (exercices réguliers, alimentation ok, sommeil ok et réduction du stress) en limiter déjà l’impact vous-même.

Diabète

Pour faire simple, un diabète est un état de santé dans lequel le corps est incapable de maintenir le taux de sucre dans le sang dans la plage « normale ».

Les risques liés au diabète sont considérablement réduits quand le diabète est bien géré

Une glycémie bien contrôlée

Le diabète peut affecter tout le monde peu importe le poids, cependant, une alimentation saine et une activité physique régulière va chez tout le monde (peu importe le poids) aider à contrôler le taux de sucre dans le sang (la glycémie).

En dehors de l’hygiène de vie et la réduction des autres facteurs de risque, une surveillance régulière de la glycémie et sa prise en charge rapide (insuline ou médicaments en pré-conceptionnel).

Il est primordial pour les femmes désireuses d’avoir un bébé de voir leur diabétologue 3 à 6 mois avant l’arrêt de toute contraception et de prendre des suppléments vitaminiques (B9)

Les traitements du cancer

Sans entrer dans les détails

Médicaments

Alors que certains médicaments peuvent être utilisés sans danger avant et pendant la grossesse, d’autres peuvent affecter les chances de bébé (homme et femme.

=> toutes ces précautions doivent s’étendre même aux produits sans ordonnance (vendus en pharmacie, en magasins naturels ou en ligne !!)

Diversité de genre et fécondité

Voir (en anglais) le site varta.org.au

Santé bucco-dentaire

Oh zut voilà que je vais devoir aller voir le dentiste 😉

En effet

Alimentation saine et exercice

Une alimentation saine et une activité physique régulière (non excessive !!) vont améliorer les fertilités aussi bien masculine que féminine

Un poids de santé augmente nos chances d’avoir une grossesse sans soucis et un bébé en bonne santé 

Être trop mince ou en surpoids n’aident pas, c’est bien un poids de santé qui augmentera vos chances de grossesse spontanée ou avec l’aide de la PMA : une variation de quelques kilo peut déjà faire une différence.

Bien-sûr, manger sainement et de manière équilibrée et faire de l’exercice régulièrement sont gages de bonne santé globale avant tout.

Le poids en excès ou en insuffisance peut, via le système des hormones, aussi bien chez l’homme que chez la femme, allonger le délai de conception par la qualité des gamètes (ovule et sperme), par des soucis d’érection et par une possible diminution de la libido.

Qu’est-ce qu’un poids de santé ?

Une manière simple d’aborder le sujet est l’indice de masse corporelle ou IMC

IMC = poids (en kg) / taille (m) au carré

La composition corporelle est une étude un peu plus fine : eau, os, graisse, muscles … 

Le surpoids est un problème de santé publique, en effet la plupart d’entre nous sommes plus lourds que nos grands-parents ou parents au même âge.  

La génétique et l’environnement notamment sont deux facteurs qui expliquent que certaines personnes prennent plus facilement du poids que d’autres.  Nous ne sommes pas égaux.

Malheureusement, cela touche aussi les bébés de la génération suivante : en effet, les bébés de femmes obèses sont plus à risque que les bébés de femmes de poids sain :

Certains centres de PMA invitent maintenant les couples avant toute stimulation et aide à concevoir, à être pris en charge au niveau alimentaire et à perdre du poids pour augmenter leurs chances de bébé.

En général, le régime alimentaire reconnu comme sain est le régime méditerranéen :

Ce régime par ailleurs, aide aussi à lutter contre le vieillissement.

Il est important de limiter dans tous les cas les aliments et les boissons contenant du sucre, les aliments transformés, la friture et bien vous hydratez (de l’eau)

Changer un régime alimentaire est difficile, perdre du poids (ou en gagner) peut être décourageant, de toute manière, préférer la marche ou le vélo pour de petites distances, prendre les escaliers et non l’ascenseur…

N’hésitez pas à consulter un.e diététicien.ne plutôt que de tenter les régimes à la « mode ».

Faire de l’exercice régulier …ah oui c’est quoi ?

Être actif / active tous les jours.

Mais plus précisément : 

Faire n’importe quelle activité qui vous plait de toute manière est meilleure qu’aucune.

Si vous êtes sédentaire, soyez raisonnable… en médecine chinoise, on dit « qui peut le plus, peut le moins » et faites vous aider par un kiné coach sportif pour ne pas vous blesser.

De plus en plus, on parle d’activité physique en lieu et place du sport : il s’agit de sport à haute intensité, de haut niveau (style marathon ou athlètes professionnel.le.s pex), celui-ci peut lui tellement solliciter l’organisme que c’est l’effet contraire : des troubles de la fertilité sont plus fréquents chez ces athlètes.

Quels sont les vitamines et minéraux à optimaliser ?

Néanmoins, en excès ces mêmes compléments peuvent devenir nocifs, je vous invite à rester dans les recommandations journalières et de communiquer aussi les compléments en vente libre que vous prenez au même titre que vos médicaments à vos médecins, pharmaciens…

Pour plus d'informations :

Aussi appelée AGE (anticipation of gamete exhaustion) banking (social egg freezing).

La grossesse au frigo. Image LE SOIR

Cette technique de PMA, procréation médicale assistée, est proposée aux femmes qui ne peuvent pas créer leur famille maintenant. 

L’âge maternel (c’est-à-dire quand on devient maman pour la première fois) augmente de 27 ans (années 70) il est passé à 31 ans (années 2000).

Attention, la prochaine phrase peut ne pas convenir à tout le monde

Or les études montrent que le déclin de la fertilité féminine commence vers 32 ans, s’accélère vers 35 ans et touche aussi bien le nombre et la qualité des ovocytes (les « œufs » des femmes), à l’âge de 41-42 ans, c’est quasiment plus aucune grossesse spontanée qui est obtenue (soit 10 ans avant l’âge moyen de la ménopause).

A la naissance, le capital ovocytaire, (c’est-à-dire le nombre total d’ovocytes situés dans les ovaires) de l’ordre de plusieurs milliers, est considéré comme définitif car les ovocytes ne se multiplient pas (au contraire des hommes). Ainsi plus une femme est jeun, plus le nombre de follicules, donc d’ovocytes, dans ses ovaires est important. Leur nombre diminue progressivement à chaque cycle (à partir de la puberté) au cours de la vie génitale et finissent par s’épuiser en approchant la période de la ménopause (pré-ménopause). L’ovocyte est la cellule reproductrice (ou gamète) de la femme. Les follicules contiennent les ovocytes.

Une réponse médicale est le recours à la PMA, mais cela ne répond pas à tout : le nombre de familles incomplètes augmente ainsi que les risques obstétricaux.

Une solution est possible : la cryopréservation des ovocytes obtenus par la stimulation hormonale des ovaires.

En quelques mots, il s’agit de récolter un certain nombre d’ovocytes « jeunes » (et de les congeler pour les conserver) chez une femme pour pouvoir les utiliser ultérieurement quand le temps ou l’envie d’avoir un bébé se présente pour elle et que cela ne marche pas à ce moment-là.  C’est une espèce d’auto-don d’ovocytes.  

L’efficacité en taux de fécondation, de qualité et en taux de grossesse est similaire à partir des ovocytes cryopréservés qu’à partir d’ovocytes « frais ».

À noter que 80% des ovocytes survivent à la « décongélation », les équipes médicales ont déterminé un nombre d’ovocytes minimum pour garder « ses chances » : il faut en prélever plus que nécessaire pour combler cette « perte ».

Bien qu’il n’y a pas de cadre légal actuellement en Belgique (juin 2023), la procédure est cependant en expansion.

Le profil des femmes est une femme de +/- 36 ans, célibataire dans 85% des cas, et seules 2% d’entre elles y ont recours par carriérisme professionnel.

L’âge optimal pour la procédure est 35 - 37 ans, 38 ans étant un âge limite pour que cela soit « rentable », « efficace » pour avoir un bébé ultérieurement.

Les spécialistes ont déterminé qu’il fallait 15 à 20 ovocytes pour les femmes < 38 ans (avec 70 à 80% de chance d’avoir au moins 1 enfant) et 25 à 30 ovocytes pour les femmes entre 38 et 40 ans (avec 65 % de chance d’avoir au moins 1 enfant).

Le coût actuel important est de 2000 - 2500 € / cycle de stimulation (si on a une mutuelle) et en général, il faut 2 à 3 cycles pour avoir le nombre conseillé de 20 ovocytes ( nombre qui donne une chance d’avoir au moins 1 enfant).

Comment cela se passe en général ?

En plusieurs étapes :

Une fois la décision prise,

Injection hormonale quotidienne, image DOCTISSIMO
Cryopréservation, image iSTOCK

En résumé

À Bruxelles, plusieurs centres peuvent vous aider (liste non exhaustive).

Et ensuite ?

le fait d’avoir des ovocytes congelés implique de recourir ultérieurement à une technique de procréation médicalement assistée (PMA),

pour en savoir plus sur les procédures de PMA (site français)

https://www.fiv.fr

Félicitations !

Vous venez d’apprendre que vous attendez un bébé. Que ce soit un projet défini depuis longtemps ou une surprise de la vie, vous vous apprêtez à suivre un parcours de santé que nous vous souhaitons adapté à vos besoins.

Différents choix s’offrent à vous, un suivi de la grossesse par votre médecin gynécologue ou généraliste, par votre sage-femme, ou par votre médecin et sage-femme en binôme.

Un choix important est aussi celui du lieu de naissance.

Voici quelques éléments d’information qui vous permettront de suivre votre parcours en connaissance de cause et poser les choix les mieux adaptés à votre situation.

Médecin ou sage-femme ? Qui fait quoi ?

La grossesse est dans la majorité des cas un processus naturel, dit physiologique. Cependant, dans certains cas, des problèmes peuvent survenir. Qu’ils soient liés à un état pré existant de votre santé ou qu’ils se développent au cours de la grossesse.

Les sages-femmes sont aptes à suivre les grossesses ne présentant aucun problème, les grossesses dites à bas risque. Elles vous préparent à la naissance, à l’arrivée de bébé, et à votre retour à la maison.

Les médecins sont formés pour vous accompagner en cas de complication, vous sécuriser dans les situations médicales plus complexes et s’assurer de la bonne évolution de votre (futur) bébé. Les médecins interviennent lors de toute urgence pour votre santé et ou celle de votre bébé.

Médecins et sages-femmes travaillent conjointement dans toutes nos maternités.

Où donner naissance ?

Nous vous conseillons de vous faire accompagner par des professionnels de la santé et de donner naissance dans un milieu sécurisé, pour pallier à toute urgence souvent imprévisible.

Comment se déroule le suivi ?

Durant toute la grossesse, jusqu’à la visite après l’accouchement, vous serez encouragés à partager vos questions et participer aux décisions concernant votre santé et celle de votre (futur) bébé.

Généralement vous aurez une fois par mois un rendez-vous en consultation prénatale. Ces rencontres ont pour but de s’assurer que tout se déroule normalement et de détecter au plus tôt la survenue d’une éventuelle complication. Les plus fréquentes sont le diabète de grossesse et les maladies liées à l’hypertension artérielle.

La menace d’accouchement prématuré peut parfois mener à une décision d’hospitalisation, un arrêt de travail, une réorganisation des tâches à la maison.

Pour le (futur) bébé, un rendez-vous d’échographie par trimestre permettra de suivre son développement. Des tests complémentaires peuvent vous être proposés en fonction de son
évolution.
Vous trouverez sur le site du collège des gynécologues-obstétriciens les fiches d’informations complémentaires qui vous éclaireront sur différentes situations qui peuvent se présenter.

Le jour J ?

Le parcours de la grossesse vous préparera au jour J de l’accouchement afin que vous soyez en confiance avec l’équipe qui vous prendra en charge. La majorité des accouchements se déroule bien et tout sera mis en œuvre pour que ce soit une expérience positive pour vous.

Cependant, l’accouchement présente en soi ses inconnues, ses incertitudes. Jusqu’à la naissance du bébé et à la délivrance du placenta, des imprévus peuvent survenir et mener à prendre ensemble des décisions médicales, parfois en urgence. Les équipes seront là pour vous les expliquer et vous soutenir.

Ces imprévus bouleverseront peut-être votre projet de naissance. Ainsi, les taux moyens actuels en Belgique francophone nous montrent que 20% des naissances surviennent par césarienne et que 10% des bébés naissent avec l’aide d’une ventouse ou d’un forceps. Les déchirures périnéales ou l’épisiotomie ne sont pas rares. Cette dernière n’est plus pratiquée systématiquement mais plutôt pour éviter une déchirure plus importante ou raccourcir une phase d’expulsion en cas d’altération du rythme cardiaque fœtal.

60% des femmes recourent à la péridurale, ce qui nécessitent au préalable, des tests normaux de votre coagulation. 5% des enfants naissent prématurés.

Les hémorragies survenant après la naissance du bébé arrivent dans 10% des cas. Ces chiffres paraissent impressionnants mais ils permettent à la Belgique de se distinguer par un très faible taux de morbidité et de mortalité maternelle et néonatale, grâce à l’excellence des services obstétricaux dispensés dans nos maternités.

Les indications de déclenchement (30% des accouchements) les plus fréquentes sont le terme dépassé de la grossesse, la rupture de la poche des eaux avant le travail, le diabète de grossesse, l’hypertension artérielle, ou les indications fœtales telles que le retard de croissance intra utérin ou inversement un (futur) bébé trop gros.

Après 39 semaines, une indication de convenance peut être discutée avec votre médecin. Les césariennes peuvent être décidées à l’avance quand il n’est pas possible d’accoucher par voie naturelle. En cours de travail, elles surviennent principalement en cas de non progression harmonieuse du travail ou non tolérance du bébé aux contractions utérines (anomalies du rythme cardiaque fœtal). Le recours à une ventouse ou un forceps se fait lorsque le bébé tarde à sortir durant la poussée ou que le bébé ou la maman ne tolère plus les efforts expulsifs. La péridurale réalisée par un anesthésiste à votre demande permet de diminuer la douleur.

Ces taux peuvent varier pour certains d’une maternité à l’autre car chaque maternité a son mode de fonctionnement spécifique. Ces taux varient aussi en fonction du niveau de risque de votre grossesse. Il y a nettement moins d’intervention en cas de grossesse à bas risque.

Et après ?

Le retour à la maison et le congé de parentalité peuvent connaître des moments plus difficiles. L’adaptation avec bébé, l’allaitement, le nouveau rythme de vie, le manque de sommeil peuvent vous fragiliser.

Si vous rencontrez des difficultés, appelez et parlez-en, des solutions existent pour vous
aider. Pour toutes ces raisons, nous vous conseillons d’échanger avec votre médecin, sage-femme, avec l’équipe qui suivra votre grossesse. N’hésitez jamais à poser vos questions.
La prévention reste importante : écoutez leurs conseils, mangez équilibré, bougez, prenez bien soin de vous et profitez de cet événement unique.

Pour plus d’informations :

Et oui, pourquoi devriez-vous consulter un gynécologue ?

Il y a plusieurs raisons tout au fil de votre vie et parcours.

Parce que votre maman vous y emmène : c’est parfois le cas; et ce n’est pas toujours facile de se retrouver là devant le médecin … sachez que cela part d’une bonne intention de votre maman, qui vous veut du bien.

Parce que vous souhaitez parler de contraception que ce soit pour la toute première prescription de votre vie « sexuelle » ou que vous souhaitiez en changer.

Et pourquoi vous changeriez de contraception ?
Parce que la vie change, que votre vie évolue : ce qui vous convenait avant ne vous convient plus (point barre), ou pour des raisons de santé (pour éviter des complications), ou vous ne voulez plus de règles, ou plus d’hormones …. ou simplement des informations qui confirment que la contraception que vous avez est celle qui vous convient le mieux malgré tout ce que tout le monde vous dit 😉

Parce que vous êtes enceinte et que ce n’est pas une bonne nouvelle.

Parce que vous êtes enceinte et c’est une excellente nouvelle.

Parce que vous souhaitez un bébé mais vous êtes seule (sans homme) ou à deux (mais sans homme aussi).

Parce que vous essayez d’être enceinte et vous désespérez du coup, vous commencez à être inquiète (ou inquiets si c’est le couple).

Parce que vos règles sont irrégulières, douloureuses, hémorragiques ….

Parce que vous souhaitez un dépistage d’infections sexuellement transmissibles.

Parce que vous n’avez toujours pas eu vos règles alors que toute votre classe les a ….

Parce que vous avez mal lors des rapports sexuels.

Parce que vous souhaitez faire un dépistage avant une grossesse.

Parce que vous avez déjà eu des rapports (avec un homme) et un dépistage du cancer du col - même si vous êtes en transition ou un mec trans - doit être fait.

Parce que vous avez l’âge de faire un bilan sénologique ou vous avez palpé « quelque chose » dans vos seins.

Parce que vous commencez à subir vos cycles, qui deviennent ingérables et vous vous demandez si ce n’est pas la ménopause …

Parce que vous avez des bouffées de chaleur ….

Parce que vous vous demandez si vous êtes «normale »….

La liste n’est pas exhaustive …
Parfois, le motif de la consultation est de faire connaissance avant tout 😉

Phénomène naturel, elle nous concernera toutes…
ou redoutée,
ou attendue avec impatience,
ou simplement vécue…
Nous ferons de notre mieux.

Il s’agit d’un événement de vie, mais comme la puberté, cette transition peut être difficile, il s’agit d’un changement de schéma corporel : la disparition définitive de nos règles (en fait, en biologie il s’agit de l’arrêt de la fonction ovarienne et donc de l’ovulation) et de facto, de notre possibilité à être enceinte (pour être honnête, et si cela peut vous consoler, cette possibilité était déjà fort diminuée depuis quelques années déjà bien avant ce jour … ).

L’arrêt des règles et donc la nécessité de prendre une contraception n’est plus une obligation (Ok) mais le risque d’infections sexuelles transmissibles (cf les IST) demeure bien et impose une protection mécanique (préservatifs masculins ou féminins) en cas de nouvelle.s relation.s !!!

La définition actuelle est l’absence de règles pendant au moins un an à un âge compatible. POINT.

Il y a quelques années, on parlait de 2 ans, détail important car chez certaines femmes, on observe effectivement encore des règles qui peuvent survenir après un an d’absence …
L’âge compatible est en moyenne de 48 à 52 ans (mais certaines femmes sont réglées plus longtemps - certaines de mes patientes ont encore leurs menstruations à 56 ans !).
On parle de ménopause précoce si l’arrêt survient plus jeune (comme par exemple, vers 42 ans), de ménopause chimique (en cas de traitement contre le cancer du sein par exemple, ou de chimiothérapie), de ménopause chirurgicale (si il y a eu intervention sur les ovaires).

Les règles peuvent être absentes sans pour autant que vous soyez ménopausée si vous avez subi une hystérectomie (l’ablation de l’utérus) ou si vous souffrez de troubles hormonaux…

Si la ménopause signe l’arrêt de la fonction hormonale de vos ovaires, elle est précédée d’une période mal définie (car l’aboutissement se fera à postériori) appelée (et c’est logique 😉 ) pré-ménopause qui démarre 5 à 10 ans avant vos ultimes règles, et qui correspond à une fonction hormonale moins régulière (ou curieusement plus régulière si vous étiez irrégulière « quand vous étiez jeune »), et à une chute progressive de la fertilité.

Les femmes ne sont pas les seules à subir une chute de leur fertilité, les hommes aussi à partir de 40 ans (ou plus jeunes si il existe des toxiques associés par exemple tabac, alcool,) ou des maladies sous-jacentes (pex la sarcoïdose).

Si la ménopause est définitive (et selon notre espérance de vie, va occuper un 1/3 de notre vie - c’est donc loin d’être, pour nous, une étape accessoire, elle mérite d’être reconnue et bien préparée), la pré-ménopause est un processus, une transition, un changement, symptomatique ou asymptomatique pour certaines.

Toutes les transitions sont inconfortables à divers degrés.

Changer n’est pas devenir quelqu’une d’autre, c’est devenir qui on est et l’accepter

Jacques Salomé

Moi perso, je trouve que « l’accepter » est le plus ardu dans l’absolu.

Les symptômes de la pré/post-ménopause vont évoluer au fil du temps et découlent de la modification des taux hormonaux (jusqu’à leur négativation et l’adaptation de votre corps à ce phénomène).
Leur intensité va varier entre toutes les femmes et pour chaque femme, selon le moment, de légère à intense, impactant +/- fortement votre qualité de vie : de aucune plainte ou menant presque à une vie chaotique; l’espoir réside dans leur atténuation avec le temps (mais pas toujours).

Il n’y a donc aucune généralisation à faire, aucun jugement non plus : certaines femmes ne comprendront pas celles qui souhaitent des hormones, d’autres sous thérapie de substitution hormonale (THS) ne voient pas leur vie autrement, d’aucunes vont chercher des solutions alternatives : phyto-, homéo-, gemmo-, autre-thérapies, enfin, ne négligez pas les femmes qui ne peuvent pas prendre de traitement pour des raisons médicales (comme les patientes avec cancer du sein ou un antécédent de thrombose sévère) … partagez vos solutions mais rappelez-vous : nous sommes uniques.

Je vous encourage donc à anticiper cette période (d’autant que cela peut correspondre à une évolution professionnelle - la cinquantaine… et familiale - les enfants, le couple .. en transition).
Il est à noter que la ménopause est vécue différemment d’une femme à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre…

Quels sont les symptômes de la périménopause ?

http://www.cngof.fr/menopause

Ils sont nombreux (liste non exhaustive) mais vous ne les aurez pas tous (on peut l’espérer) :

  1. Cycles menstruels irréguliers ou qui se régularisent, si vous étiez irrégulière les cycles se raccourcissent puis peuvent s’allonger le flux de vos règles varie aussi plus léger ou particulièrement abondant (plus fréquemment).
  2. Bouffées de chaleur et troubles du sommeil sensation de chaleur intense dans la région haute du corps (accompagnée de rougeurs) sueurs avec frissons ensuite soudaines et courtes (mais parfois durent plusieurs dizaines de minutes) de jour comme de nuit (en deuxième partie de nuit avec un retentissement sur la qualité du sommeil) en principe, il n’y a pas de difficulté d’endormissement.
  3. Seins tendus et douloureux (avant les règles) surtout si le climat hormonal est plutôt hyper-oestrogénique (+/- migraine).
  4. Troubles de l’humeur liés au manque de sommeil mais aussi aux variations importantes dans vos taux hormonaux, sautes d’humeur, irritabilité (attention au pic d’œstrogène !! Il ne faudra pas vous chercher à ce moment-là), dépression (juste avant les règles …merci la progestérone)… tous vos collègues savent que vous allez avoir vos règles (caricaturalement)
  5. Troubles vésicaux et vaginaux liés à la diminution des oestrogènes soucis de lubrification, moindre élasticité, inconfort rapports sexuels sensibles (douloureux voire impossibles d’autant plus que votre (vos) partenaire peuvent aussi avoir des soucis d’érection et donc tension lors des moments d’intimité) sensibilité accrue aux infections vaginales (origine digestive !) et urinaires (survenant plus tardivement, les troubles de statique pelvienne - importance de la ré-éducation périnéale).
  6. Diminution de la fertilité.
  7. Changements de la fonction sexuelle : cette période est associée en général à une baisse de la libido (chez votre partenaire aussi parfois) qui est multifactorielle. Les sexologues disent qu’ils sont mineurs si tout allait bien « avant ».
  8. Perte osseuse. Elle va s’accélérer avec la chute des oestrogènes, ostéopénie, ostéoporose (plus tardivement et qui concerne aussi les hommes), importance de la prévention : vitamine D, activité physique régulière, suivi par ostéodensitométrie
  9. Variation du taux de cholestérol. Le cholestérol est le précurseur des hormones et va augmenter dans le sang en raison de son utilisation diminuée. Il y a d’ailleurs à la ménopause une augmentation du risque cardiovasculaire (lié à la prise de poids au niveau abdominal et à l’accumulation de « mauvaise graisse » et de son oxydation. Il est temps de prévoir un bilan chez un cardiologue.

  10. - Prise de poids (aussi amaigrissement) par diminution du métabolisme de base
    - Sécheresse cutanée
    - Perte de cheveux
    - Modification de la forme des seins
    - Douleurs articulaires avec une perte de souplesse en général (cela affecte aussi les hommes)….
    - L’âge est aussi un facteur de risque pour l’apparition de cancers

https://www.think-pink.be/fr/Actualité/Article/Id/868/Faites-régulièrement-un-auto-examen-des-seins

N’oubliez pas qu’une bonne partie de ces symptômes sont dûs à l’âge qui avance et donc, non spécifiques des femmes …notamment la prise de poids !!

Les bonnes résolutions

ATTENTION l’excès de compléments alimentaires peut nuire à la santé !

C’est le moment de perdre du poids si vous êtes en excès/ surpoids. Voir adopter un mode de vie sain

Chacune d’entre nous a des besoins alimentaires différents qui dépendent de plusieurs facteurs : âge, le niveau d’activité physique. Vous pouvez calculer vos besoins énergétiques journaliers (BEJ) (formule Mifflin-St Jeor) :

ATTENTION à ne pas aller dans l’excès quand vous avez été sédentaire jusque là : importance des coaches sportifs (sérieux).

Quand dois-je consulter ?

En partant du principe qu’il s’agit d’un processus physiologique naturel, qui nous protège (imaginez que vous puissiez porter une grossesse tout au long de votre vie, quelle charge !), je vous invite à consulter :

Il existe des solutions que nous pouvons trouver ensemble mais il s’agit de votre vie !

Pour une info (très très …voire trop 😉 complète : voir fiche d’info du GEMVI.

Fiche info du GEMVITélécharger

Vous pouvez aussi consulter ce site belge : https://womaninmenopause.be/fr/ qui informe sur cette période de votre vie.

La ménopause est inévitable mais pas ses effets !

Quelques conseils simples que vous pouvez d’emblée adopter en résumé

Pour les curieux, voici quelques explications sur la symbolique de mon logo.

Le style du logo est assez abstrait et laisse beaucoup de place à l’interprétation. Il est d'abord agréable à l’œil avant d'avoir une signification très claire.

Le cercle est une forme simple, mais très symbolique. Certains pourraient y voir un soleil, la chaleur humaine. D’autres y verraient l'infini, la divinité ou encore l’ovule féminin.

Il y a les vagues qui représentent la nature, le bien-être. Les traits peuvent aussi se comprendre comme des mains qui se joignent l’une à l’autre, symbole d’entraide, de bienveillance.

La forme générale du logo peut représenter une pierre, un cristal, symbole de spiritualité et de bien-être. Il peut aussi se voir comme un bijou.

Le choix des couleurs peut affecter la sensation du logo. Ici, mon choix s’est porté sur des couleurs ocres et naturelles pour accentuer l’aspect “naturel” du logo.

Mon logo et mon site ont été réalisés par Quentin COSTER d'Elicla.

Les IST ? Késako ?

Et pourtant cela nous concerne tous : les Infections Sexuellement Transmissibles.

EN 2008, L’Organisation Mondiale de la Santé (World Health Organisation, WHS) estime que dans le monde, plus d’un million de nouvelles IST sont acquises chaque jour.

En Belgique, ce sont le chlamydia, le gonocoque et la syphilis qui sont les IST les plus fréquentes (surveillance des IST 2002-2015).

La plupart du temps, ce sont des infections silencieuses, sans symptômes spécifiques. C’est l’examen de dépistage qui permet de les diagnostiquer et de les soigner afin de guérir ou de stopper leurs évolutions, et de limiter leurs transmissions.

Le dépistage n’est pas douloureux.

Les résultats des tests sont confidentiels : le médecin informe son patient, d’une manière convenue entre eux (par lettre, par mail, par téléphone ou en consultation).

Source : https://depistage.be

La prévention reste le premier moyen d’enrayer la transmission, ou empêcher d’être infecté.e : éviter les risques et utiliser un préservatif (féminin ou masculin voir ceci peut aussi vous intéresser 04 - la contraception ) dès le début de l’excitation sexuelle (donc avec ou sans pénétration).
Les rapports sexuels et les choix personnels ne sont pas en cause (du moment qu’ils soient librement consentis) mais la protection doit faire partie de votre vie.

Source : https://depistage.be

Le dépistage reste ensuite le moyen le plus efficace pour éviter les conséquences d’une IST, qui peuvent être importantes (causes de stérilité - gonocoque et chlamydia, cancers du col, de la gorge et de la marge anale -HPV, maladie chronique pour le reste de sa vie - syphilis, HIV, herpès ou hépatites).

Toutes les IST ne se dépistent pas de la même manière : une prise de sang ou un frottis génital ou un examen d’urines ou encore un examen des parties génitales en consultation.

Enfin, et malheureusement, il faut être conscient.e qu’il peut y avoir un délai entre le contact (ou la prise de risque) et le dépistage possible.

Pendant ce délai dans certains cas, on peut être déjà responsable de transmission à d’autres partenaires sans être malade ou « dépistable », il importe donc, si vous pourriez être à risque, de vous protéger lors de cette période lors des contacts intimes sans attendre la demande de votre partenaire ou de vos partenaires. Il s’agit de votre responsabilité.

Source : https://depistage.be

Remarque

Idéalement, si vous avez une injection sexuellement transmissible, vous devriez prévenir votre ou vos partenaire.s. Ce n'est pas toujours facile.

On peut le faire anonymement 

Évidemment cela nécessite aussi d'avoir les numéros de GSM de vos partenaires .

Pour plus d’informations :

https://depistage.be

https://gotogyneco.be (un autre site parle de la prévention et du dépistage, mais est dédié aux communautés lesbiennes, bies & Co 🙂

Cancers … ce mot tant redouté et qui concerne tout le monde soit de près, chez un de vos proches, soit qui vous concerne dans votre corps.

Il fait peur, très peur … et certaines personnes vont reculer, par peur, une visite chez le médecin et retarder sa prise en charge.

Certains cancers sont encore diagnostiqués tardivement au stade maladie car il n’existe pas de dépistage, mais ceci n’est pas le cas de la plupart des cancers qui concernent la gynécologie.

Mais … quelques principes :
Il ne faut pas confondre dépistage (prévention secondaire) et prévention (ou prévention primaire) des cancers.

La prévention consiste à éviter que le cancer survienne.
Elle peut être basée sur une vaccination (comme celle de l’HPV human papilloma virus), sur une hygiène de vie (ceci est un réel moyen de diminuer le risque d’occurrence comme le fait d’éviter le tabac pour le cancer du poumon, mais aussi pour le cancer de la vessie, ou comme le fait de pratiquer un sport régulièrement, de manger des légumes et des fruits, éviter le sucre et les produits transformés..) ou comme pour le cancer du col, par la recherche de lésions pré-cancéreuses qui précèdent de plusieurs années le cancer du col (frottis anatomo-pathologique).

Le dépistage consiste à diagnostiquer le cancer à un stade précoce avant l’apparition des symptômes ou avant son extension (avant que sa taille ne soit trop grande ou qu’il soit déjà disséminé) et donc avec un traitement le plus souvent conservateur et curatif.

Le dépistage n’évite pas le cancer mais ses complications.
Ceci est une grande partie intéressante du travail de gynécologue : la médecine préventive.

Le dépistage doit répondre à certains critères pour qu’il soit efficace :

Il faut enfin savoir que des consultations d’oncogénétiques sont développées pour la prise en charge de patient.e.s avec une prédisposition héréditaire à développer un cancer.

L’exemple le plus connu est le BRCA1, une mutation génétique associée à un risque accru de développer un cancer du sein). Sachez qu’une bonne hygiène de vie, c’est à dire quelque chose que vous pouvez décider de changer, qui est à votre portée peut modifier ce risque en votre faveur.

Les femmes sont concernées par tous les cancers sauf celui de la prostate (en tout cas pas directement mais via leur compagnon).

Deux cancers ont progressé celui du sein et du poumon, qui est en France en passe de devenir le « premier » cancer féminin avant celui du sein.

Le cancer du col est en régression uniquement au début grâce au dépistage (examen annuel de votre col et éventuel frottis) et à la vaccination ces dernières décennies.
Les cancers de l’endomètre et de l’ovaire (grâce à la prise de pilule ?) sont aussi en heureuse évolution (tant en incidence qu’en mortalité).
Le mélanome lui tant chez les femmes que chez les hommes est en augmentation et fait l’objet d’un dépistage annuel (ou plus fréquemment) par un dermatologue.

Le cancer du col de l’utérus

Il est précédé pendant 10 à 15 ans de lésions pré-cancéreuses (nommées dysplasies ou CIN);
ces lésions sont dues à la persistance d’une infection virale, qui est aussi une IST (voir ceci peut aussi vous intéresser 06 - les IST) due à une famille de virus les human papilloma virus, parmi lesquels certains sont à plus haut risque que d’autres et font l’objet d’une vaccination prophylactique).

Voir cette petite vidéo du Centre Léon Bérard :

https://youtu.be/PU6tqrRSGwM

Il est donc possible non seulement de dépister mais aussi de prévenir (empêcher) le cancer invasif du col.

Le frottis classique est à répéter en fonction de l’aspect du col et des antécédents de la patiente 1x par an ou 1x tous les 3 ans. C’est la répétition régulière du dépistage qui en assure l’efficacité.

NB: Le tabac a un effet néfaste aussi sur le développement du cancer du col et du sein.

Le cancer du sein

Il est aujourd’hui le cancer féminin le plus fréquent (mais risque de se faire dépasser bientôt par le cancer du poumon !).

NB: L’illustration n’est pas de moi … souvent les chirurgiens évitent le décolleté pour leurs incisions, en protégeant au maximum l’esthétique de leurs patientes


Sa prévention passe par une hygiène de vie : sport, limiter la consommation d’alcool, limiter la consommation de sucre et de produits transformés, limiter la « junk food » et privilégier les repas faits à partir de produits frais, avoir une bonne hygiène de sommeil…
Et dans de rares cas, une prise en charge en clinique du sein pour les porteuses de mutations génétiques.

Mais,actuellement, c’est la prévention secondaire, c’est-à-dire, son dépistage précoce qui est assurée : un cancer du sein le plus petit possible a de meilleurs chances de traitement, avec une prise en charge thérapeutique adaptée.

Il y a un dépistage de santé publique (organisé) : le mammotest, organisé par les Provinces pour les femmes de 50 ans à 69 ans et qui est gratuit (réalisé tous les 2 ans)

Et il y a un dépistage individuel (spontané) sur prescription de votre médecin traitant ou de votre gynécologue et décidé en fonction de vos facteurs de risque personnels en consultation.

Le cancer du corps de l’utérus ou cancer de l’endomètre

Il est considéré comme un cancer d’assez bon pronostic car son diagnostic est souvent fait à des stades précoces (70 à 80% des cas sont des stades 1 en France). Il n’existe pas actuellement de test de dépistage mais c’est la clinique qui est importante :

Le cancer de l’ovaire

Il est difficile à diagnostiquer à un stade précoce car il entraîne en réalité peu de symptômes pour la patiente : pas de douleur, pas de masse palpable, ….
Il est cependant rare heureusement à part parmi la population à haut risque de cancer de l’ovaire : porteuses des gènes BRCA1 et 2, syndrome de Lynch… parmi laquelle on propose soit une surveillance rapprochée soit éventuellement une annexectomie prophylactique (ablation des ovaires et des trompes) après discussion avec chaque patiente.

Témoignage

Voici enfin le témoignage d’une patiente atteinte de cancer :

Quand une petite madame comme tout le monde a un cancer…

Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. (Marc Aurèle)

Parfois une toute petite chose peut changer votre vie. En un clin d’œil, quelque chose arrive par hasard quand vous vous y attendez le moins.

Et vous prenez un cap que vous n’aviez jamais planifié, vers un futur que vous n’auriez jamais imaginé.

Nous recherchons tous la lumière mais parfois pour trouver la lumière, il faut se confronter à l’obscurité.

En tout cas, c’est ce qui m’est arrivé.

Vous menez paisiblement votre vie, vous pesez vos projets d’avenir solidement établis lorsqu’au détour d’un examen médical (une mammographie en l’occurrence qui conduit à une biopsie puis une chirurgie) vous découvrez qu’il s’agit d’une tumeur dans le canal lactaire. Il est nécessaire de réaliser une mastectomie sans savoir s’il y aura de la chimio ou de la radiothérapie.

L’incertitude, c’est le « ciel qui vous tombe sur la tête ». Tout semble s’écrouler, vous ne savez plus si vous aurez un avenir ni comment va se dérouler votre quotidien à dater de ce moment.

Certes des sportifs ou personnalité en ont parfois témoigné mais que se passe-t-il lorsque cela arrive à Madame tout le monde ?

Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, et aie confiance en ce qui sera

Bouddha

En conclusion

Moi, Je vous conseille donc 

Sujet tabou !

De quoi s’agit-il ?

Les violences subies par les femmes constituent l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde.

La déclaration de l’ONU en 1993 définit la violence à l’égard des femmes comme « tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée » (article 1er).

Les formes de violences sont très diverses et pour la femme, il est parfois difficile de reconnaître cette violence :

Ces violences sont aussi la forme la plus aiguë de l’inégalité homme-femme, l’ONU les lie à la domination des hommes et à la subordination des femmes.

Cela atteint dans nos pays les femmes de tous les milieux, dans la vie privée, dans les espaces publiques comme au travail.

Au sein du couple, les violences sont répétées, multiples et peuvent être physiques mais aussi verbales, psychologiques et sexuelles (économiques !)

Dans les États membres de l’Union européenne une étude en 2014 a montré auprès de 42000 femmes que :

À noter que le recensement est difficile car le signalement aux autorités reste faible !

En 2019, en France, 99 % des femmes disent avoir été victimes d’un acte ou comportement sexiste.

Pour rappel la définition du sexisme :

Il s’agit d’une idéologie qui repose sur l’infériorité d’un sexe par rapport à l’autre, mais aussi un ensemble de manifestations des plus anodines en l’apparence (remarques, plaisanterie, etc) aux plus graves (viols, meurtres) qui ont pour objet de délégitimer, stigmatiser, humilier ou violenter les femmes et entraînent pour elles des effets en termes d’estime de soi, de santé psychique et physique et de modification des comportements …. comme éviter de mettre une jupe, ou de rentrer tard le soir …

En 2020 en France, plus de 80% des victimes au sein du couple recensées sont des femmes.

Pour l’OMS, le risque pour une femme de subir des violences conjugales est plus élevé que celui d’avoir un accident de la route.

En Belgique, près de 98% des femmes déclarent avoir déjà été victime de harcèlement dans l’espace publique.

Selon Amnesty International avant la crise du COVID : 1femme /5 a déjà été victime de viol au cours de sa vie en Belgique. Et le violeur est rarement un inconnu et la victime le connaît (famille, ami…).

Concrètement, il faut agir et des associations le font pour changer les choses En Suède, le viol est considéré comme « tout acte sexuel sans accord explicite, même en l’absence de menace ou de violence »

Le numéro d’urgence, si vous êtes en danger, 101 la Police.

Ou vous rendre dans le commissariat le plus proche ou aux urgences de l’hôpital le plus proche. Il faut porter plainte !! Un Service d’Aide aux Victimes peut vous aider à effectuer cette démarche.

En cas de violence sexuelle, vous pouvez faire appel aux Centres de Prise en charge des Violences sexuelles (CPVS) : https://www.cpvcf.org 02/535 45 42 (24/7 : suivi médical, médico-légal, psychologique, mais aussi judiciaire et policier sur place) à Bruxelles, mais aussi à Liège et à Gand.

Écoute violences conjugales 0800/30 030 : le premier pas pour sortir de l’isolement est de parler (24/7, gratuit et anonyme, https://www.ecouteviolencesconjugales.be).

Violences sexuelles 0800/98 100 SOS viol.

Accueil et hébergement 02/539 27 44 du lundi ou vendredi.

Samu social 800/ 99 340.

Une page intéressante concernant la violence et ne concernant pas seulement les femmes : https://www.bruxelles.be/lieux-daccueil-pour-les-victimes-de-violences.

Et sinon, NE RESTEZ PAS SEULE, parlez-en moi en consultation : je vous aiderai de mon mieux.

http://www.garance.be organise des stages de défense pour les femmes, ado, plus de 65 ans, mieux vaut toujours prévenir et pouvoir agir plutôt que de subir.

Une grossesse n’est pas toujours décidée, n’arrive pas toujours au bon moment dans notre vie, dans votre couple … bref ce n’est pas toujours une bonne nouvelle.

Cela arrive, la preuve cela vous arrive, et vous pouvez être aidée et à mon avis, c’est un de vos droits fondamentaux.

Sachez qu’en Belgique, c’est possible. Sachez que je les pratique (tous les gynécologues ne le font pas mais sont obligés de vous le signaler immédiatement et de vous ré-orienter) et je ne juge pas.

Nommons directement : avortement ou interruption volontaire de grossesse (IVG), on pourrait discuter du terme volontaire, c’est parfois la seule solution et vous n’avez pas le choix de faire autrement et dans ce cas-là, il s’agirait plus d’une interruption contrainte de grossesse mais ce n’est pas le propos de ces quelques mots (néanmoins, nous pouvons en discuter ensemble de vive voix).

Légalement cet acte peut se faire jusqu’à 12 semaines et le législateur demande une semaine de réflexion : ce qui signifie qu’entre votre demande et l’acte, il faut 7 jours pour que vous ayez le choix de revenir sur votre demande - notez que c’est l’objet de discussions avec le législateur mais actuellement c’est ainsi.

Il y a aussi la notion de détresse de la femme (qui est présente consciemment ou inconsciemment à mon avis), ce qui entraine souvent une consultation avec un.e psychologue; à nouveau, sujet à révision, mais actuellement c’est ainsi.

Le thérapeute peut vous aider -, non pas à changer d’avis ! - à y voir plus clair sur vos raisons, affirmer votre choix, laisser la parole se construire et aussi démarrer le deuil de ce que vous vivez, quoiqu’en disent les détracteurs de l’avortement, la femme en sort rarement indemne et il est important que vous soyez soutenue, ce n’est pas rien (en tout cas aucune comparaison avec prendre la pilule !) de décider d’un avortement et de le faire/subir.

En pratique, il faut d’abord confirmer la grossesse et s’assurer qu’elle ne nuira pas à votre santé (exclure une grossesse extra-utérine pex), la dater car s’ouvre devant nous un délai plus ou moins long ou court pour l’acte en lui-même et le temps de la décision. Il y aura donc 2 consultations médicales au minimum : la première pour informer et la deuxième pour confirmer votre choix (avec un délai de 6 jours minimum entre les 2)

Un avortement peut se faire soit par voie médicale soit par voie chirurgicale; la voie médicale ne fonctionnant pas aussi bien après 7 semaines d’aménorrhée, son délai est plus court.

Par voie médicale, vous prendrez un premier médicament (R/mifégyne) et 48heures plus tard, vous prendrez des comprimés de prostaglandine soit par voie orale ou vaginale pour « l’expulsion » de la poche par les voies naturelles, comme une « fausse-couche »; la douleur variant chez chacune, des antidouleurs individualisés sont prescrits. (On ne voit pas grand chose en réalité, que du sang et des caillots - cet avortement prend souvent la forme de saignements plus importants que des règles). Elle est efficace dans environ 95% des cas.

Par voie chirurgicale, il y a une intervention sous anesthésie locale (comme en centre de planning familial) ou générale (il s’agit d’une déconnexion le plus souvent) et aspiration du matériel endoutérin (c’est-à-dire dans votre utérus) avec un petit tube (nommé canule), tout le processus prend en moyenne 20 Minutes, le délai d’intervention ici peut s’étendre jusqu’à 12 semaines (quoique en pratique, nous n’aimons pas devoir faire cette aspiration si tardivement).

Une contraception sera commencée dès le jour de l’avortement et aura été discutée en consultation avant.

Une visite de contrôle a lieu selon les cas à 15 jours ou 1 mois.

Pratiquée ainsi, dans ces conditions et dans la majorité des cas, un avortement ne laisse pas de séquelles physiques et est un acte techniquement facile pour le médecin et ne vous rendra pas stérile (comme on l’entend souvent).

Si vous êtes mineure, vous pouvez avorter sans demander l’autorisation, le secret médical est garanti, de vos parents, plus facilement en centre de planning familial (sauf si vous souhaitez une anesthésie générale !).

Soyez accompagnée de toute manière le jour de l’intervention.

Plus d’info sur http://www.gacehpa.be