Vous connaissez ?

J’écris mycoses (ou candidoses) mais je pense que l’on peut généraliser à toute irritation (vaginale / vulvaire) qui ne soit pas une infection sexuellement transmissible et qui, d’ailleurs, ne nécessite même pas d’être sexuellement active1. Je pense aussi que cela n’est pas propre et exclusif aux femmes et que cet article peut concerner aussi les hommes.

Je vais pour faciliter les choses parler de candidose plus spécifiquement, mais les conseils ou les informations données peuvent s’appliquer à d’autres irritations comme l’uréaplasma ou le mycoplasme ou toute vaginite.

La candidose (moniliase) est causée par la prolifération d’une levure, le candida albicans (albicans car les pertes sont classiquement blanches) dans les intestins et/ou l’appareil génito-urinaire. Nos intestins et notre appareil génito-urinaire sont loin d’être « stériles » et il y existe une flore variée, entre-autre des candida et d’autres bactéries (= le microbiote) qui coexistent en équilibre et avec qui nous vivons bien en bons voisins (quoique ce soient des voisins très intimes et internes) : nous avons besoin d’eux pour digérer certains aliments que nous mangeons et eux sont ainsi nourris : donnant-donnant 😉

Dans certaines circonstances, ils peuvent se multiplier et rompre cet équilibre fragile, d’abord en proliférant dans l’intestin, puis en débordant et en envahissant les tissus et les autres organes à proximité et de proche en proche.

La candidose est fréquente et touche plus les femmes que les hommes.

parmi les autres symptômes, on peut noter

  • Les infections fongiques chroniques comme le pied d’athlète
  • la fatigue ou l’épuisement
  • la déprime et les sautes d’humeur
  • les troubles gastro-intestinaux (ballonnements, crampes, diarrhée chronique ou constipation)
  • l’anxiété chronique ou les tensions (nerveuses)
  • les allergies / intolérances alimentaires
  • une mauvaise mémoire
  • un prurit (chatouille) anal
  • une hypersensibilité aux produits chimiques, au parfum ou à la fumée de cigarette
  • des symptômes + aigus de syndrome prémenstruel
  • des douleurs articulaires via l’inflammation
  • l’envie de manger des sucreries ou du pain, ou de boire de l’alcool

Cette liste est peu spécifique et tous les symptômes sont reliés entre eux : si on digère mal, le corps est moins bien nourri (tous les nutriments ne nous servent pas2), nous pouvons donc être fatigué.es et donc moins concentré.es (mémoire), de moins bonne humeur …. L’irritation intestinale chronique peut aussi provoquer un syndrome d’hyperperméabilité intestinale3 avec le passage des nutriments sous une forme moins digérée vers la circulation sanguine, ce qui entretient une inflammation subchronique et donc des symptômes d’intolérance alimentaire et une sensibilité accrue immunitaire (hypersensibilité) et un cercle vicieux s’installe => on repart sur la mauvaise digestion.

infographie laboratoires copmed

ces symptômes sont globalement liés à l’accumulation de toxines quelles qu’elles soient (additifs chimiques, pesticides, polluants dans l’eau et dans l’atmosphère…) dans le corps

Il y a aussi une aggravation de ces symptômes avec la consommation de sucre ou d’alcool (l’alcool est transformé par notre organisme en sucre / calories et en acétaldéhyde (très toxique : il est classé dans le groupe 1 des agents cancérogènes du Centre International de recherche sur le Cancer, le CIRC, créée en 1965 par l’OMS)). En plus, toutes les formes de sucres (SAUF le sucre de bouleau, le xylitol) et l’alcool nourrissent cette levure (les candida digèrent le sucre pour nous et nous permettent de l’utiliser - nous avons donc besoin des candida pour vivre, mais les levures en prennent au passage car le sucre les nourrit) et donc tout cela permet la prolifération des candida au sein de notre organisme. Le climat ou un environnement humide et propice aux moisissures aggrave aussi les symptômes.

Avoir 5 symptômes ou plus de la liste signe une candidose chronique généralisée probable.

quelles en sont les causes ?

il y a plusieurs facteurs de risque : notamment le recours fréquents aux antibiotiques à large spectre (si vous avez suivi, en plus, on est + sensible aux infections => cercle vicieux), la prise d’hormones stéroïdes de façon fréquente ou prolongée, un environnement humide avec des moisissures, une consommation importante de sucreries ou d’alcool, des pathologies qui diminuent notre immunité comme le diabète, les cancers ou le sida….

Il y a des tests diagnostiques relativement chers disponibles comme la recherche d’anticorps sanguins … mais avant de les faire n’est pas plus simple de choisir d’adopter des mesures préventives ?

le traitement et les mesures préventives

la candidose chronique ( ces conseils vont s’avérer valables pour toute irritation génitale chronique sans attendre le step suivant : les symptômes généraux)

va être prise en charge selon un programme en 3 volets

  1. Éliminer de son régime les aliments dont se nourrit le candida albicans pendant 3 mois : toutes les sortes de sucres (sucrose, fructose, dextrose, maltose, galactose, fruits secs et jus de fruits - et méfiez-vous des aliments ultra-transformés qui en contiennent énormément : 80% des sucres consommés sont cachés dans ces « aliments ») -à l’exception de la stévia et du sucre de bouleau-, l’alcool, la levure, les aliments fermentés, le fromage, le vinaigre et les produits à base de farine raffinée (dont le pain). Au terme de ces 3 mois, ces aliments peuvent être ré-introduits en petites quantités
  2. traitement antifongique (ceci est l’étape qui diffère si vous n’avez pas de candidose mais des vaginites). Ce traitement ne fait pas l’unanimité. En naturopathie, on cite l’acide caprylique, l’hydraste du Canada ou sceau d’or, ainsi que les extraits de pépins de pamplemousse (la berbérine avec son activité anti-fongique). Certaines personnes vont tester des tisanes de Pau d’arco ou lapacho, qui ont des propriétés antifongiques et antibactériennes. On peut aussi prendre des compléments en vitamine C et E, du Zinc et des acides gras essentiels. Tout ceci doit s’accompagner du régime qui évite de nourrir le candida !!! Des solutions existent aussi en homéopathie
  3. restaurer une flore bactérienne normale (équilibrée) dans l’intestin grâce à la prise de probiotiques (lactobacillus acidophilus ou lactobacillus bifidus notamment mais notre microbiote est unique et ce ne sont peut-être pas ces lactobacillus dont vous avez besoin) ou grâce à la prise de prébiotiques qui nourrissent les « bons germes ».

Le régime anticandidose

ces principes diététiques favorisent la guérison de la candidose : adoptez-les à vos goûts et mode de vie

ce régime semble très restrictif et est très général; rien ne remplace une consultation avec un.e nutritionniste.

si vous mangiez beaucoup de sucre, cela va être difficile au début mais l’envie de sucré s’atténue avec le temps, je l’ai éprouvé personnellement (de toute manière, mieux vaut limiter le sucre ingéré pour tout le monde !).

À la longue, vous aurez moins de symptômes gastro-intestinaux, éprouverez un regain d’énergie, et votre humeur s’améliore.

D’une manière générale, un régime alcalinisant et pauvres en toxines (cf adopter un mode de vie sain) est à conseiller évidemment et pas uniquement pour une cure de 3 mois. La cure de 3 mois est le temps nécessaire pour vos intestins de récupérer et cicatriser, ce délai va donc être variable d’une personne à l’autre, selon la sévérité de l’inflammation.

Concernant les traitements naturels cités : je ne suis pas naturopathe mais juste curieuse; encore ici, il faut rester curieux.se et voir ce qui pourrait vous convenir ou pas et ne pas hésiter à consulter des praticiens compétents.

Est aussi appelé acide octanoïque en raison de la présence de 8 atomes de carbones

il a la capacité à traverser les membranes cellulaires et faciliter ainsi l’absorption des anti-oxydants.

ses propriétés anti-fongiques et anti-bactériennes tiennent du fait de sa petite taille qui lui permet de s’intégrer à la paroi du candida albicans menant à la rupture de sa membrane cellulaire entraînant la mort du champignon ou de la bactérie.

il est naturellement présent dans le lait maternel mais aussi dans la noix de coco.

l’hydraste du Canada ou sceau d’or est connue des Amérindiens (les Cherokee et les Iroquois notamment) comme médicament pour traiter les affections internes inflammatoires (respiratoire, digestive et génito-urinaire) causées par une infection ou une allergie.

elle apaise les muqueuses irritées, et ses nombreuses utilisations sont attribuées à ses propriétés antibiotiques, anti-inflammatoires et astringentes

Pau d’arco

= complément alimentaire issu de l’écorce interne de plusieurs espèces de Tabebuia, qui poussent en Amérique Centrale et du Sud

il réduit l’inflammation et est utilisé par les tribus (écorce interne) pour traiter l’estomac, la peau et les maladies inflammatoires. Il aurait des propriétés anti-bactériennes et anti-fongiques, on pense en inhibant les processus physiologiques dont les bactéries et les champignons ont besoin pour produire de l’oxygène et de l’énergie.

pour l’instant, ses effets ont été étudiés avec succès in vitro.

1 sexuellement active = avec un.e partenaire, quelque soit la pratique (avec ou sans pénétration vaginale -doigts, pénis, autres

2 tous les nutriments ne nous servent pas : déjà que la qualité de notre alimentation n’est plus excellente avec l’évolution de l’agro-alimentaire et les aliments ultra-transformés (cf un mode de vie sain)

3 le syndrome d’hyperperméabilité intestinale : globalement l’irritation chronique à la surface de nos entérocytes (= les cellules intestinales) sous forme de mucus, diminue le processus optimal de digestion (c’est-à-dire la transformation performante et pertinente de ce que l’on mange en molécules dont notre corps a besoin pour nous permettre de vivre et de bouger), il y a un ralentissement à cause du mucus et un passage anormal entre les entérocytes (normalement ces cellules sont serrées les unes contre les autres) de « grosses » molécules (les nutriments ne sont pas digérés totalement) ou même de molécules inconnues par le corps (d’où les intolérances / allergies alimentaires) vers le réseau sanguin, ce qui produit de l’inflammation : le corps réagit car il ne « connaît » pas ces molécules et attaque le différent (c’est ce processus qui nous défend contre les infections classiques) avec un état inflammatoire chronique de notre corps => fatigue, moins bonne défense contre les infections, état de stress chronique et éventuelle prise de poids car l’inflammation demande au corps des calories pour se battre et donc recherche de ces calories (appétit vers les sucreries ou alcool, ce qui nous donne rapidement plein d’énergie) et stockage (le corps est malin et fait des provisions)

physiologiquement :

les entérocytes forment une seule couche de cellules qui sont serrées les unes contres les autres (jonctions serrées)

4.https://www.vidal.fr/sante/nutrition/alimentation-problemes-sante/medicaments-alimentation/en-pratique.html

vous pourriez aussi être intéressé.e par l’article adopter un mode de vie sain et je vous invite aussi à lire les fascia (tout est lié)

Ce questionnaire, un peu long (30 items) permet de voir l’impact de l’endométriose sur votre vie mais peut être généralisé, à mon avis, à toute douleur chronique (minimum 3 à 6 mois).

Il s’agit d’une traduction libre de ma part en français, l’original est en anglais.

Questionnaire traduit et Basé sur EHP30 de l’université d’Oxford (Oxford University Innovation)

si vous ne souhaitez pas y répondre, lisez-le et voyez tous les champs de votre vie que la douleur peut affecter ….

il ne s’agit pas de le remplir pour estimer si oui ou non vous avez de l’endométriose mais plutôt pour objectiver votre qualité de vie (et son amélioration éventuelle suite à la prise en charge) et vous permettre d’en voir l’évolution, il s’agit d’une maladie chronique et comme toute maladie chronique, dont on ne peut garantir la guérison, on vise l’amélioration de votre vie .

Il étudie plusieurs champs de votre vie quotidienne

1.Été incapable d’aller à des évènements sociaux (soirées, restaurants, sorties avec vos ami.e.s ou collègues …) à cause de la douleur ?jamaisrarementparfoissouventtoujours
2.Été incapable de travailler de la maison à cause de la douleur ?
3.Trouvé difficile de tenir debout à cause de la douleur ?
4.Trouvé difficile de rester assise à cause de la douleur ?
5.Trouvé difficile de marcher à cause de la douleur ?
6.Trouvé difficile de faire de l’exercice ou des activités de loisirs que vous souhaitiez faire à cause de la douleur ?
7.Perdu l’appétit et/ou été incapable de manger à cause de la douleur ?
8.Été incapable de dormir (passer une bonne nuit) à cause de la douleur ?
9.D’aller au lit / vous coucher à cause de la douleur ?
10.Été incapable de faire les choses que vous vouliez faire à cause de la douleur ?
11.Sentie incapable de faire face à la douleur ?
12.Sentie de manière générale pas bien
13.Sentie frustrée parce que vos symptômes ne s’améliorent pas ?
14.Sentie frustrée parce que vous n’êtes pas capable de contrôler vos symptômes ?
veuillez noter que j’ai féminisé le questionnaire à dessein, mais les questions ne sont pas genrées.
15. Sentie incapable d’oublier vos symptômes ?jamaisRarement ParfoissouventToujours
16. Senti comme si vos symptômes dominent votre vie ?
17. Senti que vos symptômes volent votre vie ?
18. Sentie déprimée ?
19. Sentie larmoyante / éplorée ? Eu envie de pleurer 
20. Sentie misérable ?
21. Eu des sautes d’humeur ?
22. Senti de mauvaise humeur ou en colère ?
même remarque, j’ai féminisé les questions mais elles sont valables pour tout le monde
23. Sentie prise d’accès de violence ou agressive ?JamaisRarementParfoisSouventToujours
24. Sentie incapable d’expliquer aux autres comment vous vous sentez ?
25. Senti que les autres ne comprennent pas par quoi vous passez ou quelle est votre situation ?
26. Senti que les autres vous voient comme plaintive?
27. Sentie (si) seule ?
28. Sentie frustrée de ne pas pouvoir porter tous les vêtements que vous souhaitez ?
29. Senti que votre apparence physique est affectée ?
30. Manqué de confiance en vous  ?

d’autres questionnaires existent qui concernent

voici le lien vers ce questionnaire plus étendu en français

https://endo-bfc.fr/wp-content/uploads/2023/11/EHP-30-1.pdf

cela vous laisse imaginer qu’il s’agit d’une maladie qui chez certaines patientes, peut vraiment impacter toute leur vie et la leur rendre médiocre et difficile au quotidien.

Si la consultation concerne une douleur pelvienne, ne réfléchissez pas trop c’est oui ou non 😉

Merci de remplir ce questionnaire avant et me l’apporter rempli

Ce questionnaire est inspiré du score de Convergence PP

questionsréponse oui ou non
Douleurs influencées lors du remplissage vésical et/ou la miction oui / non
Douleurs influencées lors de la dissension et/ou la vidange rectale (matière, gaz) oui / non
Douleurs influencées lors de l’activité sexuelleoui / non
Allodynies pelvi-péritonéales : impossibilité d’utiliser des tampons, intolérance aux ports de sous-vêtements serrés, le simple toucher de la vulve est douloureux oui / non
Présence de points gâchette pelviens : piriforme, obturateurs internes, élévateurs de l’anusoui / non
Douleurs post-mictionnelles : après avoir urinéoui / non
Douleurs post-défécatoires : après avoir fait cacaoui / non
Douleurs qui restent après l’activité sexuelleoui / non
La douleur est variable : évolution par périodes, évolution en dents de scie et/ou de localisation variableoui / non
Migraines et/ou céphalées (maux de tête) de tension et/ou fibromyalgie et/ou syndrome de fatigue chronique et/ou syndrome de stress post-traumatique et/ou syndrome de jambes sans repos et/ou SADAM et/ou intolérances multiples aux produits chimiques oui / non
SADAM syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil mandicateur (mâcher les aliments ) = Douleurs localisées ou à distance ainsi que des problèmes mécaniques de la mâchoire ( articulation temporo-mandibulaire)

de la puberté à la ménopause, la femme fonctionne selon un rythme cyclique, déterminé par ses hormones sexuelles, estrogènes et progestérone, qui sont sécrétées par les ovaires. Ce cycle est régulé, plus haut ;-), par des hormones cérébrales (appelées gonadotropes), produites par un système de glandes hypothalamo-hypophysaires : la FSH (l’hormone folliculo-stimulante) et la LH (l’hormone lutéinisante).

simple non ?

Les ovaires abritent la cellule reproductrice (aka l’ovocyte) : sous l’influence de la FSH, l’estrogène augmente, l’ovocyte mûrit et grandit dans le follicule (une espèce de « poche » présente dans l’ovaire, en échographie c’est une petite « boule » noire) qui s’ouvre pour libérer l’ovocyte arrivé à maturité : c’est l’ovulation, qui est déclenchée par le pic de la LH.

les petites boules noires à l’échographie ce sont des follicules.. notez qu’ici, la patiente en a beaucoup 😉

Elle doit être sous stimulation de FIV

les hormones « gonadotropes » (FSH et LH) sont produites et leur sécrétion est régulée, par un combo de 2 glandes (l’hypothalamus et l’hypophyse) situées dans le cerveau. Ces hormones gonadotropes (FSH et LH) contrôlent, elles, la sécrétion des hormones ovariennes (estrogène E2 et progestérone). Les médicaments utilisés en PMA (procréation médicalement assistée) imitent l’action de ces hormones.

En rose

l’hypothalamus au dessus

et

l’hypophyse est juste en dessous, juste à l’intersection d’une ligne passant perpendiculaire à la tempe (comme le geste il est fou celui-là) et d’une ligne passant juste entre les 2 yeux

Ce follicule, qui a ovulé, se transforme (donc après l’expulsion de l’ovocyte) en corps jaune (car il apparaît jaune lorsqu’on le voit en cœlioscopie pex), qui va sécréter ses hormones, lui-même, dès lors : de l’estradiol et de la progestérone pour maintenir le « climat optimal » en cas de fécondation et d’embryon.

Par contre, leurs taux vont ensuite diminuer si la fécondation n’a pas eu lieu (et donc pas de « bébé » ce mois-là), leur chute (que l’on peut mesurer dans le sang) à la fin du cycle et leur retour à « zéro » vont précipiter l’arrivée des règles, qui permettent ainsi de recommencer un cycle (on fait place neuve).

Les hormones féminines sont à leur max une semaine après l’ovulation = condition idéale et optimale pour une implantation (naturelle) de l’embryon qui arrive dans la cavité utérine. En effet, la fécondation, c’est-à-dire la formation du futur embryon, se fait proche de l’ovaire, dans la trompe et non dans la cavité utérine.

tout ceci ne se passe pas en même temps évidemment …

Le cycle féminin est donc et ovarien et utérin.

On parle de 2 phases du cycle :

ceci se passe au niveau des ovaires mais aussi au niveau de l’utérus. En effet, celui-ci change aussi : sa paroi interne (que nous, les gynéco, appelons souvent la cavité utérine) est tapissée d’une muqueuse, aka l’endomètre, qui va s’épaissir jusqu’au moment de l’ovulation et ensuite se transformer pour accueillir au mieux l’embryon qui pourrait arriver (= et permettre son implantation, sa nidation dans l’utérus de sa maman), il devient sécrétoire . Les règles ne sont que l’évacuation de l’endomètre devenu inutile faute de grossesse (c’est-à-dire, si vous me suivez, d’un embryon qui se serait fait un petit nid confortable au sein de cet endomètre).

petit rappel anatomique

sur les côtés : les trompes et les ovaires

au centre la cavité utérine

entre l’utérus et le vagin : le col

la porte vers l’extérieur : la vagin

Enfin, la glaire cervicale ( = le mucus qui est fabriqué par les cellules du col) va aussi évoluer en fonction du cycle : elle devient plus fluide et filante en période ovulatoire ( = qui est liée à l’ovulation.. c’est sous la dominance de quelle hormone encore ? 1) et facilite ainsi grandement la progression des spermatozoïdes dans le col (d’autant plus qu’il s’ouvre). D’où viennent-ils ceux-là ? ….. ah ahah oui, oui du vagin, bien-sûr, et ont été soit éjaculés (lors d’un rapport sexuel) soit inoculés (avec une seringue pex si vous ne souhaitez pas avoir de pénétration soit aussi via une pipelle lors d’une procréation médicalement assistée).

le glaire devient + fluide et filante … comme du blanc d’œuf

les modifications physiologiques de la glaire cervicale sont à la base d’une méthode contraceptive naturelle, la symptothermie : une méthode d’observation du cycle féminin basée sur la température et la glaire cervicale, qui permet de gérer sa fertilité (https://www.sympto.org/3/fr/)

vous la connaissez cette image ? C’est parti mon kiki …

À partir du col, je vous rappelle que les spermatozoïdes doivent ensuite traverser la cavité utérine, «choisir » une trompe et arriver au contact de l’ovaire : c’est le + rapide et le + vaillant (car il doit ensuite, et encore !, traverser la paroi cellulaire de l’ovocyte) qui gagne.

De fameux gaillards, qui vont profiter de cette glaire de mi-cycle pour reprendre des forces. En dehors de l’ovulation, cette glaire est, d’ailleurs, + épaisse et le col est virtuellement fermé.

c’est le + rapide et le + vaillant qui gagne

Au cours de ce cycle complet, un ovocyte est donc formé, s’il est fécondé au bon moment, dans de bonnes conditions (hormonales, anatomiques, non inflammatoires…etc), il peut y avoir une grossesse; il existe en plus, une « fenêtre de fécondabilité », qui est étroite pour l’ovocyte que de quelques heures suivant l’ovulation. Les spermatozoïdes, quant à eux, sont féconds + longtemps (3 à 5 jours en moyenne). Il ne faut donc pas « viser » à tout prix ces quelques heures … ouf !

L’homme, lui n’est pas rythmé par des cycles. Ses organes génitaux produisent leurs spermatozoïdes de la puberté jusqu’à la fin de sa vie (…euh faut pas croire pour autant qu’un homme n’a pas, lui aussi, d’horloge biologique… ses chances de concevoir sont de 78 % dans les 6 mois avant 25 ans, et de 58 % après 35 ans et le risque de fausse-couche augmente aussi avec l’âge du père - cf notions sur la (préservation de la) fertilité).

La spermatogénèse, c’est le petit nom de la production des spermatozoïdes, est sous l’influence et la gestion des hormones masculines : la testostérone et les fameuses gonadotrophine hypothalamo-hypophysaires. Ce système se met lui aussi en place à partir de la puberté.

Si chez la femme, un ovocyte (à la rigueur 2) est libéré à chaque cycle, chez l’homme, ce sont des millions de spermatozoïdes qui sont expulsés à chaque éjaculation, dont seuls quelques milliers vont arriver au niveau du col lors d’une pénétration et progresser vers les trompes pour y rencontrer l’ovocyte.

beaucoup plus profond, plus fondamental, est le besoin d’être unique pour être vraiment (Albert Jacquard)

Si Toutes les étapes de ce cycle peuvent être étudiées, mesurées (bilans de fertilité), bien des mystères notamment au niveau de l’implantation (c’est quoi encore ? 2 ) persistent et sont l’objet de nombreuses recherches … la fertilité n’est pas encore élucidée et reste encore magique…

je terminerai par une petite citation de Maya Angelou

la vie ne se mesure pas au nombre de respirations que nous prenons, mais aux moments qui nous coupent le souffle

Petite mise en garde :

pour utiliser la symptothermie, il faut un cycle relativement régulier et être bien formé.e … n’utilisez en aucun cas cette méthode si vous ne souhaitez pas de bébé et si vous n’êtes pas suffisamment informé.e.

Ce n’est pas une méthode contraceptive qui protège contre les maladies sexuellement transmissibles

pour finir c’est quoi la Check-list ? 3

réponses aux questions …

1l’hormone liée à l’ovulation : la LH et son pic

2l’implantation : c’est le moment où l’embryon prend place dans l’endomètre sécrétoire et se fait un petit nid douillet

3 il faut ovuler et donc avoir au moins 1 ovaire et un système hormonal qui gère le cocktail hormonal.

il faut un utérus (une belle cavité et un endomètre douillet) et un col (et une bonne glaire )

il faut au moins une trompe qui permet la rencontre entre l’ovocyte et les spermatozoïdes (cette trompe n’est pas toujours celle du côté de l’ovaire qui ovule).

du côté masculin : au moins 1 testicule qui produit au moins un spermatozoïde vaillant et allant dans le bon sens 😉 et les hormones qui gèrent tout cela

Pour les curieuses et les autres 😉

En résumé

Pour la médecine traditionnelle chinoise (aka MTC), le cycle menstruel se base aussi sur 28 jours, comme le cycle lunaire : en 4 phases, il est dominé par l’équilibre entre le Qi (l’énergie) et le Sang (Xué), et le Yin (principe féminin) et le Yang (principe masculin). 3 organes (Zang) sont concernés : le Rein (Shèn), le Foie (Gan) et la Rate (Pi), et le Cœur (Xin).

Le cycle menstruel s’inscrit en effet dans un rapport étroit à différents organes du corps, en particulier :

Ces organes sont indissociables de leurs méridiens (canaux par lesquels circule le Qi, l’énergie vitale du corps). Ces différents organes exercent successivement une influence prédominante au cours du cycle.

C’est alors un déséquilibre énergétique qui causera des troubles menstruels tels que douleurs menstruelles (dysménorrhée), retard et allongement du cycle, règles peu (hypoménorrhée) ou trop (hyperménorrhée) abondantes, ….

L’utérus en MTC

Opposée et complémentaire de l’homme, (+) Yang, la femme est (+) Yin, liée à la Terre et à la Matière (le Qi, Yang, l’énergie est en continuum avec la matière, Yin). La nature féminine est l’intériorisation et la réceptivité et sa physiologie est surtout Iiée au Sang (Xué), la physiologie masculine est, quant à elle, surtout liée au Qi, l’énergie, Yang.

On dit que la femme a le Yin à l’extérieur et le yang à l’intérieur. Son chiffre est le 7 et les cycles de la vie féminine s’étalent sur 7 ans, gèrent le Jing (la quintessence) et la fertilité tout au long de sa vie - la chute de la fertilité en MTC arrive à 7X 7 ans soit 49 ans (pour l’homme, le chiffre de cycle est le 8 et son déclin de fertilité arrivera à 8x 8 ans).

( à noter l’importance du 7 : cycle menstruel de la femme 7 x 4 = 28jours – identique au cycle lunaire 28jours )

Ainsi, on constate l’importance de l’état du Qi du Rein sur l’activité physiologique génitale de la femme. En effet, le Qi et l’essence (Jing) des Reins sont responsables de la croissance, du développement du corps, de la reproduction et des menstruations.

L’utérus est l’organe majeur de la féminité : il est appelé Bao Gong (« palais du bébé) ou Xué Zang (« l’organe du Sang). En MTC, l’utérus englobe les trompes et les ovaires (en médecine occidentale, ces 3 entités sont individualisées) et est responsable des règles, de la fertilité, de la conception, de la grossesse et de l’accouchement. Le Bao Gong avec sa double fonction Yang et Yin ( l’évacuation du Bébé et du sang = Yang, le stockage et l’alimentation du bébé = Yin) et a ce titre, est une entraille curieuse.

L’utérus est liée au vaisseau conception qui court en avant du corps (RenMAi, qui gouverne tous les méridiens principaux Yin et nourrit les énergies Yang) et au vaisseau gouverneur en arrière du corps (DuMai, qui gouverne tous les méridiens Yang, le pilier de tous les Yang). Au centre, il est lié aussi au ChongMAI (qui fournit le sang à l’utérus, et qui s’épuise au cours de la vie reproductive de la femme, « quand le Sang du ChongMAI s’épuise, le Yang monte et on a des poils au menton, selon la MTC ». Les RenMai et ChongMAI ont leur origine dans le Rein, c’est ainsi que l’état énergétique de l’utérus est lié à la Quintessence (Jing) du Rein et au Sang (Xué) du Coeur.

Les merveilleux vaisseaux

Ils existent 8 Merveilleux vaisseaux. Ils gèrent la régulation et la distribution des énergies.

Leurs rôles sont d’ouvrir des espaces au niveau du corps pour la distribution des énergies. Ils régularisent le Yin et le Yang et sont les réservoirs énergétiques des méridiens principaux.

Nous aborderons ici Ren Mai et Chong Mai. Ils ont leur origine dans les Reins et tous deux passent par l’utérus. Ils contrôlent et régularisent les menstruations, la conception, la grossesse.

Ren Mai fournit le Qi et le Yin à l’utérus. Appelé « mer des méridiens Yin », il a une action sur tous les méridiens Yin du corps. Il joue un rôle important pour l’appareil reproducteur, surtout chez la femme.

Chong Mai fournit le sang à l’utérus. Appelé « mer du sang », il est le distributeur des énergies à l’ensemble du corps via les 12 méridiens principaux.

Les menstruations dépendent de l’état du Chong Mai et du Ren Mai, qui dépendent eux-mêmes de l’état du Rein.

Ainsi les menstruations dépendent de l’état du Qi et du sang.

Le sang représente la partie matérielle des règles mais sa circulation dépend du Qi.

« le Qi est le commandant du sang » et « le sang est la mère du Qi » Ils sont inséparables et nécessaires l’un à l’autre.

Si l’essence (Jing) des Reins est abondante et le Qi des Reins est fort, alors le Ren Mai et le Chong Mai sont tous les deux forts et l’utérus est correctement approvisionné en Qi et en sang. Les menstruations sont normales.

En revanche si les Reins sont faibles et/ou il y a un déséquilibre de Chong Mai ou Ren Mai, cela entrainera un manque de sang et de Qi dans l’utérus. Il en résultera des règles irrégulières, des dysménorrhées, une aménorrhée ou une stérilité.

En MTC, les phases se déroulant pendant la première moitié du cycle menstruel sont liées à la croissance du Yin, qui atteint son paroxysme durant l’ovulation, et l’excès de Yin se transmutant en Yang, la deuxième moitié du cycle permet la croissance du Yang, qui atteint son acmé ensuite, et le Yang au maximum se transmute alors en Yin.

4 phases donc

À chacune de ces phases, le Qi et le Sang sont concernés mais aussi les organes (Zang) :

L’utérus en relation avec les organes


Le Foie : il stocke le sang et le libère à la demande de l’organisme. Il assure la libre circulation du Qi.
Le sang du Foie nourrit l’utérus.

Un vide de sang du Foie peut entrainer des règles en faible quantité ou une aménorrhée.

Lorsque le Qi du Foie circule librement, les menstruations sont normales.

Une chaleur ou Feu du Foie va accélérer la circulation du sang et donner des métrorragies.

Si le Qi du Foie stagne ou est bloqué, cela va entrainer des stases de sang et provoquer des règles douloureuses avec caillots.

Des menstruations irrégulières sont souvent dues à un déséquilibre du Qi du Foie.



La Rate : elle participe à la production du sang et maintient le sang dans les vaisseaux.
Si la Rate est en vide de Qi, elle ne produira pas assez de sang. Donc le Foie ne stockera pas assez de sang et l’utérus manquera de sang. Il y aura des règles en faible quantité ou une aménorrhée.

Mais si le Yang de Rate est faible, Il y aura moins de force pour maintenir le sang dans les vaisseaux, cela entrainera des règles abondantes, ou hémorragiques.



Le Cœur : il fabrique le sang et gouverne le sang
L’utérus est relié au Cœur par le Bao Mai. Le sang et le Qi du Cœur arrivent à l’utérus et participent à la production des règles. Un vide de sang du Cœur peut donc être aussi responsable d’un manque de sang dans l’utérus.



L’Estomac : L’utérus est relié à l’Estomac par l’intermédiaire du Chong Mai.
L’Estomac reçoit l’essence des aliments, qui après transformation entretient le Jing et le Qi des Reins. Les nausées ou vomissements dont souffrent certaines femmes pendant leur règles sont souvent causés par un déséquilibre au niveau de l’Estomac.

Un déséquilibre de l’un de ces Zang pourra modifier la relation entre le Qi et le Sang et causer des troubles menstruels lors d’une des 4 phases : pex, une diminution du Qi du Rein peut provoquer des douleurs pendant les règles voire l’absence de menstruations (aménorrhée). Les syndromes pré-menstruels importants peuvent être, eux, liés à un vide du Qi du Foie (le Foie est lié aux émotions, dont la colère plus particulièrement).

Pour aller + loin et vous allez retrouver des liens avec « notions sur (la préservation de) la fertilité

Principales causes des troubles du cycle ( sur base d’un article de Rémi Baudino-Coquart)


L’importance d’une bonne hygiène de vie


Tabac, alcool, surmenage, activité physique excessive, activité sexuelle excessive, activité intellectuelle intense. Tout ceci vient perturber le cycle féminin en épuisant les Reins, la Rate et le Qi.

Sans oublier les mauvaises habitudes alimentaires. Une alimentation trop grasse, les excès de crudités, de sucre et une alimentation transformée vont affaiblir notre système digestif via l’accumulation de Tan (Estomac / Rate)



Les changements de climat – Attention au froid


Un froid externe car on ne se couvre pas assez la région lombaire ou le bas du ventre (et lèsera les Reins). En MTC, ne pas se couvrir la région des reins est une calamités, surtout en hiver car cela épuise le Yang du Rein. Couvrez-vous bien.

Un froid interne du à une alimentation froide

Le froid va envahir l’utérus et cela va entrainer une stagnation de Qi et de Sang dans celui-ci et la production de douleurs



Les tensions émotionnelles


Comment nos émotions peuvent elles nous affaiblir ?

Au niveau énergétique, le Foie assure la libre circulation de l’énergie (Qi) dans tout le corps, dans tous les viscères et dans toutes les directions.

Vous faites face à une situation inconfortable ou difficile. Imaginez les émotions fluctuer en vous ! Dans ce cas, au lieu de faire circuler harmonieusement l’énergie dans le corps, le Foie va s’agiter puis se bloquer pour engendrer un état de stagnation du Qi (plus ou moins importante selon l’intensité et la durée de l’émotion). Les pressions émotionnelles intenses et durables vont donc faire stagner l’énergie au niveau du Foie. L’image qui correspond au mieux au Foie est la cocotte minute ! C’est pourquoi le Foie est considéré comme l’organe des émotions.

Un Qi du Foie qui ne circule pas est la principale cause des syndromes prémenstruel (SPM)

Et lorsque celui-ci est en stagnation, il n’hésitera pas à affecter d’autres organes toujours selon la logique des 5 mouvements. Et tout ceci aboutira à des désordres physiques, dont des troubles du cycle menstruel.

Une grossesse peut être et doit rester une folie, une douce et puissante folie; un enfant peut aussi
être une surprise et apparaître dans la vie de ses parents sans prévenir…


Néanmoins, dans certains cas, il s’agit d’un projet réfléchi ou « programmé » que ce soit parce que sans l’aide d’un service de PMA (procréation médicalement assistée), l’enfant ne vient pas, que ce soit parce que, en raison d’une maladie maternelle ou paternelle, un traitement doit être stoppé pour la sécurité de l’enfant à venir, que ce soit parce que c’est le « moment », que ce soit parce que après un mariage et un voyage de noce, on va arrêter toute contraception….bref, parfois on a envie de tout faire au mieux (n’oubliez pas que on ne peut donner que le meilleur de soi-même au moment même, pas question de se « mettre la pression »).


Quelques points peuvent être à envisager aussi bien chez la (future) maman et le (futur) papa (ou simplement chez les futurs parents).


L’arrêt du tabac est une évidence ainsi que de toutes drogues (dures et « moins dures » y compris le haschich), ce n’est pas toujours facile et des tabacologues existent, toute diminution notable de la consommation est un atout. Le but serait de ne pas recommencer après la naissance et l’éventuel allaitement.

L’alcool est à prohiber aussi, un peu comme une « tournée minérale » qui dure plus qu’un mois.
https://youtu.be/EGhi8RQpOcM


Limiter le sucre et revenir à une alimentation plus proche de la « nature » : consommer bio, éviter les plats tout préparés qui contiennent énormément de sucres et de E…. (+ toutes les séries de chiffres) : en effet, ce que l’on mange pendant la grossesse va être « reconnu » par le bébé et apprécié par lui.. autant commencer les bonnes habitudes le plus tôt possible (et limiter le goût du sucre), et tous les E quelque choses ne sont pas naturels (principe de précaution).

Certains vont proposer un programme de « détoxification » à base de chélateurs de métaux lourds type algues : chlorella (algue verte) 10j par mois suivi de 20j de lithothamme (algue rouge) ou encore simplement l’algue bleue Afa Klamath, ceci est un exemple.


On peut aussi renforcer son microbiote (les bactéries qui nous aident dans nos intestins), en effet « ces bactéries qui sont nos amies » et notre mode de vie actuel (horaire, stress, travail, pesticide, …) n’est pas optimal pour « nos amies »; or le bébé lors de la naissance sera colonisé par les bactéries maternelles et son microbiote sera fortement influencé par celui de sa maman; d’autre part, un bon microbiote maternel limite aussi le risque de naissance prématurée : l’inuline (comme celle contenue dans le topinambour), le curcuma longa, .. peuvent aider ainsi que des ferments lactiques.

A noter que le Papa bénéficiera, lui aussi, d’un meilleur microbiote. Dans cette même idée, certaines visites médicales sont à anticiper (visites pré-conceptionnelles ou avant la grossesse) ou le plus rapidement possible après l’annonce de la grossesse :

Enfin, une grossesse peut se compliquer et nécessiter un arrêt de travail de la maman pour protéger son bébé, avec une perte éventuelle de revenus : vérifier votre mutuelle, vérifier vos assurances (revenu garanti pour les indépendantes), et si vous souhaitez une chambre seule (et éventuellement pouvoir rester à la maternité avec le papa), de bien contrôler votre contrat d’assurance hospitalisation (la plupart ont un stage d’attente qui peut dépasser la durée d’une grossesse)… Il est à noter que l’on accouche encore en chambre commune en Belgique 😉

Ce ne sont que quelques conseils généraux bienveillants qui seront, bien-sûr, à individualiser car il ne s’agit pas d’une maman, d’un couple, d’un papa mais de VOUS.

Malheureusement, je me sens obligée de compléter cet article : l’environnement

Si vous le souhaitez, vous pouvez répondre aux questions, vous y trouverez déjà des informations personnalisées (et merci à la SSMG de le partager avec moi 🙂 )

https://snq3x7rznwq.typeform.com/to/LIYvUasY?typeform-source=com.Google.androïde.gm#source=xxxxx

De plus en plus, et c’est un nouveau domaine de la médecine qui l’étudie : la médecine environnementale; en effet, des liens entre l’environnement et la santé humaine sont de plus en plus prouvés.

On conseille de limiter au maximum les polluants tels que les phtalates, bisphénols (comme le bisphénol A mais malheureusement il n’est pas le seul), les PFAS, les radiations électromagnétiques, les perturbateurs endocriniens… non seulement il faut manger bio, mais limiter au maximum votre exposition, soit celle de la maman et du papa et donc celle de votre futur enfant (voire même des futurs enfants de votre enfant - transmission transgénérationnelle) à ces toxiques non visibles :

Je vous en livre ici quelqu’uns (piochés sur leur site @docteurcoquelicot) avec mes commentaires

mais je vous invite à consulter le site de https://docteurcoquelicot.com, qui est géré par la SSMG (société scientifique de médecine générale) de toute urgence, (même sans projet parental d’ailleurs) :

Vous trouverez aussi des conseils dans la capsule sur la préservation de la fertilité

Voici des conseils pour les femmes enceintes et pour les futur.e.s parents (maman et papa)

ou pour les femmes qui nourrissent leur bébé au sein : 

 1. C’est mieux de manger des fruits et légumes :

• de saison.

Par exemple, on ne mange pas de fraises en hiver en Belgique : d’où croyez-vous qu’elles viennent et comment sont-elles conservées le temps du voyage vers nos super-marchés ?

• locaux.

Ça veut dire des fruits et légumes de Belgique, c’est-à-dire qui ne sont pas transportés de l’autre coin de la planète, d’Asie par exemple, dans du plastique (de nombreux scandales de sécurité alimentaire depuis quelques années viennent d’Asie)

  •et biologiques.  

Nb on ne peut pas toujours manger bio mais alors, laissez tremper vos fruits et légumes dans du bicarbonate de soude : actuellement certains préconisent de laisser tremper aussi les légumes et fruits BIO et éplucher ce qui peut l’être.

Ça veut dire aussi qu’on n’utilise pas de produits chimiques pour faire pousser les fruits et légumes si on a un potager personnel dans son jardin.

2. Quand on chauffe de la nourriture,

c’est mieux de chauffer dans du verre ou dans de la céramique. 

Dans le plastique, il y a des produits qui sont mauvais pour la santé. Ces produits peuvent aller dans la nourriture ou dans les boissons par simple contact au niveau de la paroi. Vous en avez sûrement déjà entendu parler PFAS, bisphénol A …et tous ceux qui n’ont pas encore été étudiés….pff 

Surtout quand on chauffe le plastique.

C’est pour ça aussi qu’il Il ne faut pas boire de boissons chaudes dans des verres en plastique, méfiez-vous aussi des « contenants » en papier (plus écologiques paraît-il … pff pour que votre tasse en papier tienne le liquide, il faut du plastique souvent du côté interne d’ailleurs ..vous avez déjà vu du papier imbibé d’eau ? Cela ramollit ).

je ne dirais pas « plastiques SANS danger » mais avec moins de danger.

méfiez-vous parfois le contenant appartient à ces plastiques mais pas le couvercle !

 

3. C’est mieux d’utiliser des poêles en acier inoxydable.

C’est un type de poêle.

Il faut regarder sur l’étiquette pour savoir.

Éviter le Téflon et le matériel de cuisine en plastique !

4. Il ne faut pas boire de boissons dans les canettes. Il y a des produits dangereux pour la santé dans les canettes (la paroi de la cannette), sans compter que ces produits ne sont pas sains, et leurs compositions parfois non accessibles (la formule du Coca@ est un secret).

Si vous avez une gourde, choisissez-la en inox ( l’intérieur est gris et ressemble à de l’aluminium)

5. C’est mieux de ne pas trop utiliser de produits de beauté.

Surtout ceux avec des phtalates, triclosan ( que l’on retrouve notamment dans des dentifrices et des solutions de rinçage buccal pour la « bonne haleine ») et des parabènes. Ce sont  des produits dangereux pour la santé.

Il faut regarder les étiquettes sur les produits (et apprendre à les lire) ET utiliser l’application INCI beauty 

6. Il faut laver les nouveaux vêtements avant de les mettre. 

Dans les vêtements, il y a parfois des produits qui sont mauvais pour la santé (comme des PFAS utilisés pour le transport et limiter le risque d’incendie lors de ces transports)

Ce conseil est valable aussi pour les vêtements pour le bébé et je dirais même SURTOUT pour lui, votre bébé est plus fragile que vous à ces substances.

7. Il faut laver les nouveaux jouets quand c’est possible.

Parce qu’il y a souvent des produits dangereux pour la santé. 

C’est mieux de prendre des jouets d’occasion (si en plastique, vérifiez le degré d’usure - les griffes, s’ils sont fort abimés et si ils sont en bois, vérifier qu’ils n’ont pas été « ré-vernis » récemment)

Si les jouets sont nouveaux, il faut enlever l’emballage et laisser le jouet à l’air quelques jours avant de l’utiliser.

8. C’est mieux de manger des petits poissons.

Dans les gros poissons, il y a des produits dangereux pour la santé. Il faut manger des gros poissons 1 fois par semaine ou moins. Certains parlent de 2 X par semaine dont une fois du poisson « gras », mais ici, c’est l’effet toxique sur le fœtus des métaux et polluants retrouvés dans les poissons qui sont en cause.

Rappelez-vous le fœtus n’est pas un adulte en miniature : il est beaucoup plus fragile que vous

Par exemple, le thon : non seulement il contient des métaux lourds, mais sa chair est au coeur d’un scandale européen de sécurité sanitaire : on y injecte des nitrites pour la rendre plus rouge et plus appétissante du coup (cette méthode est aussi au coeur d’un scandale pour le « recyclage » de la viande et des charcuteries, comme le jambon reconstitué)

9. Il ne faut pas trop cuire (ou brûler) les céréales ou les pommes de terre.

Parce que quand on cuit trop, il y a alors une substance qui est produite dans la nourriture.

Par exemple quand on a grillé sa tartine trop longtemps et qu’elle est un peu noire, idem pour les BBQ !

Ce produit peut créer des cancers.

Cependant, les céréales et les graines doivent aussi être bien cuites et il faut respecter les conseils d’utilisation (souvent il y a un temps de trempage long à respecter pour en faciliter la digestion). Il faut mieux manger des protéines végétales que trop de protéines animales (voir la capsule un mode de vie sain)

10. Il faut prendre assez de vitamines par jour.

Certains médecins fonctionnels et nutritionnistes estiment que les légumes et les fruits actuels sont moins « nourrissants » qu’avant. Je n’ai pas d’avis sur la question mais avant une grossesse, il est intéressant de combler ses déficiences.

Surtout de l’iode qui manque en Belgique et l’acide folique en pré-conceptionnel.

Attention à certaines vitamines qui, en excès, ne sont pas bonnes pour une femme enceinte (comme la vitamine A).

C’est important pour que le cerveau du bébé se développe bien.

On peut demander conseil à son médecin pour choisir les vitamines.

11. C’est mieux de prendre des meubles d’occasion.

Dans les nouveaux meubles, il y a souvent des COV (composés organiques volatiles).

Les COV sont des produits mauvais pour la santé.

Il y a aussi souvent des COV dans la peinture.

Il faut aussi éviter de faire des travaux ou de la peinture (et sinon, préférer les peintures bio ou à l’eau).  

Et il faut bien ouvrir les fenêtres pour aérer la pièce.

12. C’est mieux de ne pas utiliser du parfum à l’intérieur : encens ou parfums d’ambiance.

Il y a souvent du parfum dans les bougies ou dans les toilettes. C’est mauvais pour la santé.

Et bien faire circuler l’air 15 min le matin et 15 min le soir hors périodes d’heures de pointe si vous habitez en ville ou hors période d’épandage si vous habitez à la campagne.

Si vous souhaitez avoir un enfant, un questionnaire existe sur leur site, qui vous donnera des conseils personnalisés : Lien vers le questionnaire

Vous pouvez aussi télécharger la brochure suivante sur les 1000 premiers jours 

https://www.ssmg.be/wp-content/uploads/Cellules-spec/Environnement/231123-Webinaire-pFAS/Br-FR-Se-proteger-perturbateurs-endocriniens.pdf

Vous faites de votre mieux jour après jour, c’est un super projet de vouloir porter et donner la vie, ne l’oubliez pas 😉


il s’agit de quelques remèdes cités par ci par là que j’ai regardés un peu plus avant.
je pense que cela peut être une alternative dans notre arsenal thérapeutique
cela n’a rien de scientifique même si j’ai essayé d’appliquer mon esprit critique
si remarques ou si vous avez testé d'autres remèdes, n’hésitez pas à me contacter et me les donner que je puisse compléter cette capsule au profit d'autres patientes.


j’espère que cela va nous aider, veuillez aussi noter que ces recherches initialement ont été pour mes collègues gynécologues.

Le Gattilier


(plante : arbre au poivre ) : certains citent la prise orale de poivre dans 1 cuillère à soupe d’aloé vera 2x/J
a une action qui augmente la progestérone et diminue la prolactine
il régule le syndrome prémenstruel et lutte contre les règles irrégulières, et aide dans les
troubles prémenstruels
dose retrouvée dans la littérature 20mg / j (extrait sec)

La Bromelaine

arthrose et rhumatisme : améliore la polyarthrite rhumatoïde chronique
une étude a montré que son association avec de la trypsine = même efficacité que
diclofénac dans l’arthrose


les produits laitiers diminuent son efficacité
posologie : 125 à 500 mg/j 3/J en voie orale (DYNVEO @)
diminue les Douleurs, inflammation et oedèmes
Douleurs rhumatismales et troubles digestifs
à prendre ENTRE les repas
sauf si donnés pour améliorer la digestion : alors 200 à 2000mg/j en 4X pendant les repas
Les effets secondaires apparaissent pour des doses importantes


troubles digestifs +++
et
ménorragies (effet anti aggrégant plaquettaire)
contrindication
femmes enceintes et allaitantes
< 6 ans
allergie à l’ananas, au pollen d’Olivier et au venin d’abeille (allergie croisée)
attention à la prise d’anticoagulants et Antiobiotiques
peut être donné en voie externe sous forme d’onguent et de crème pour accélérer la
guérison des plaies (brûlures de 2 et 3ème degré)

Le Shatavri



(appartient à la famille des asperges : asperge sauvage qui pousse en Inde)
remède ayurvédique
shat = 100
avar = en -dessous
vri = racine (ou pfs traduit par mari)
la plante aux 100 racines en dessous du sol / celle qui a100 maris (un programme)
elle contient notamment des flavonoïdes, des glycosides stéroïdiens et des saponides
stéroroïdiennes.


Elle contient des glycosides stéroïdiens (qui ont effet stimulant sur l’hypothalamus ,ce qui
permet de satisfaire l’appétit rapidement).
Des saponines stéroïdiennes elles sont réputées pour leurs bienfaits sur l’activité
sexuelle. Elles interviennent également dans la gestion du taux de cholestérol et la gestion
de la glycémie dans le cas du diabète. En effet les saponines stéroïdiennes stimulent
différents organes tels que le pancréas, l’estomac, les intestins, le foie, et même la
vésicule biliaire.
Elles permettent aussi de stimuler le système immunitaire en combattant les inflammations
et les infections.

De la sarsapogénine qui agit sur les hormones de l’homme et de la femme notamment en
stimulant la production de progestérone et en traitant les syndromes prémenstruels ainsi
que les troubles liés à la ménopause. Ce principe actif permet aussi d’améliorer et
d’augmenter la production et la qualité du lait maternel. A cet effet, le lait subit une sorte
de processus de nettoyage.
Des composés flavonoïdes tels que la rutine, la quercétine et le kaempférol, qui sont entre
autre anti-oxydant, soutiennent l’immunité et sont anti-inflammatoires.
Du B-sitostérol un composé végétal naturel qui possède des propriétés anti-inflammatoire,
antipyrétique, antinéoplasique et immunomodulatrice.
Les applications médicinales du Shatavari
Il faut savoir que le shatavari peut être utilisé à tout âge, aussi bien pour la femme que
pour l’homme.


♦ Soutien et équilibre l’activité hormonale
Le Shatavari est une aide précieuse pour la femme à bien des égards et tout au long de
sa vie de femme : cycle féminin, accouchement, ménopause…
Il maintient le système reproducteur féminin en bonne santé, car c’est un tonifiant de
l’utérus (bon pour fertilité et la libido). Il revigore l’utérus et augmente le volume ainsi que
la qualité du sang menstruel.
Il est très utile en cas de dysménorrhées, de ménorragies, de métrorragies et permet de
prévenir les syndromes prémenstruels et d’apaiser Vata qui est souvent responsable de
symptômes pré-menstruels tels que les crampes, les douleurs abdominales, la fatigue…
Il augmente la production d’œstrogène et protège la femme lorsqu’elle allaite.
Il favorise la production du sperme chez les hommes et leur vigueur.
Il est très bon pendant la ménopause pour apaiser les bouffées de chaleur (grâce à ses
qualités rafraîchissantes, notion ayurvédique), et il permet de réguler certains de ses effets
( shatavari + ghee qui couplée avec du sirop de rose est très bon pour les bouffées de
chaleur).


♦ Décuple la sécrétion du lait (effet galactagogue)
Au cours de l’allaitement prendre du Shatavari permet d’augmenter la qualité et la quantité
de lait produit pour son bébé. Cet effet est dû à une augmentation de la prolactine
(hormone déclenchant la sécrétion lactée).


♦ Réduit l’acidité du système digestif
Shatavari soigne la digestion et plusieurs troubles tels que les ulcères gastriques, ou les
dyspepsies (signes d’inconfort dans l’estomac : ballonnement, douleurs, nausées,
éructations…).
La plante favoriserait également les changements de la muqueuse gastrique en diminuant
son acidité et en augmentant ses sécrétions, ce qui renforcerait la barrière mucosale et
diminueraient fortement les aigreurs et les fragilités dans cette région du corps.


♦ Tonifiant des tissus du corps

Shatavari nourrit et apaise les membranes des poumons, de l’estomac, des reins et des
organes reproducteurs en leur apportant aussi de l’énergie et du soutien dans leur
fonctionnement.
La plante augmente aussi les sécrétions du corps, la glaire, la cyprine et le lait.


♦ Booste le système immunitaire
Elle soutient la fabrication des globules blanches et permet d’apaiser le mental par sa
nature sattvique (harmonieuse, notion d’ayurvéda) ce qui permet au corps de mieux se
défendre contre l’envahisseur.
en conclusion
elle a donc une action globale sur l’ensemble de l’appareil génital de la femme (stabilité,
régulation et le renforce )
renforce l’équilibre de la femme de la conception à la grossesse, et ensuite en post-partum
action sur la fertilité (soutien)
diminue le risque de Fausses-couches
et augmente la prolactine
action sur le PMS (syndrome pré-menstruel) : action décongestionnante, diminue les D+ menstruelles, diminue le
PMS : humeur, rétention hydrique, prise de poids, Douleurs des seins, céphalée, nausées et crampes

Ménopause : diminue les BC, régule les « humeurs » (diminue les Douleurs dans le bas et sécheresse)

Le Maca

MACA : « le viagra péruvien »
Le nom scientifique de la Maca est Lepidium meyenii. Lepidium est la transcription du grec
lepidion, diminutif de lepis, coquille, et signifie petite coquille, sans doute par allusion à la
forme des fruits. Cette plante appartient à la famille des choux, cresson, radis


La Maca est une plante originaire de la puna (région des hautes altitudes de la cordillère
des Andes, entre 3800 et 4000 d'altitude). Elle était largement cultivée pendant la période
pré-colombienne. La Maca fait partie de la famille des crucifères : il s'agit d'un tubercule.
Ses parties aériennes ressemblent à des feuilles de pissenlit, disposées en rosette. On la
nomme aussi Ginseng péruvien en raison de ses supposés effets positifs sur les capacités
sexuelles et reproductives.
La partie utilisée est le tubercule de la plante (disponible sous forme de poudre)


Les propriétés santé de la Maca sont dues à sa richesse en protéines, acides aminés -
essentiels notamment - (lysine et arginine), oligo-éléments dont le fer, alcaloïdes et encore
des substances qui agiraient directement sur les systèmes hormonaux masculin et
féminin. Elle contient aussi de la vitamine B et C
60 % glucides, 10% protéines, 8,5% fibres, minéraux, vitamines et antioxydants
La Maca est une plante énergisante qui redonne de l'énergie physique et mentale, elle
donne une excellente vitalité pour toute personne en vide d’énergie : anémie, fatigue,
convalescence…
Elle lutte contre la fatigue physique (chez les sportifs augmente les performance et
l’endurance).
Aurait un effet protecteur contre le cancer de l’estomac.
Elle a également un effet sur la santé sexuelle des hommes et des femmes. Elle
augmente la libido et le bien être psychologique.
Elle améliorerait aussi la fertilité masculine et la fertilité féminine (augmente la
spermatogenèse et la mobilité spermatique pex). Cependant, ses effets sur la sexualité et
la fertilité ne sont pas prouvées par des études scientifiques fiables. Mais est d’un usage
habituel au Péru (en association avec le TRIBULUS)
Enfin, la Maca semble avoir un effet équilibrant de l'humeur chez les femmes
ménopausées. elle diminue les bouffées de chaleur et les symptômes de la MNP (en
association avec gelée royale et Tribulus). Lutte contre l’ostéoporose. Anti-vieillissement
Douleurs articulaires … sans augmenter les hormones.
Règles douloureuses et troubles du cycle en association avec la spiruline


Maca et sexualité
La Maca est une plante qui a la réputation d'être une plante qui améliore la santé sexuelle.
Ses propriétés aphrodisiaques ne sont pas scientifiquement prouvées mais il est possible
que ses effets sur la santé sexuelle soient dus à ses propriétés énergisantes.

Sous quelles formes : poudre, gélules ?
La Maca existe sous différentes formes : gélules, capsules, extraits liquides ou poudre.
Mieux vaut privilégier la Maca en poudre car elle peut être intégrée à l'alimentation (elle a
un petit goût de noix caramélisée non sucrée) : mélangée dans une boisson chaude ou un

jus de fruit, saupoudrée sur une salade… La poudre de Maca doit être conservée dans un
endroit sec et à l'abri de la lumière.
Si le dosage est plus important, les comprimés sont la forme à choisir.
Partie utilisée de la plante
Ce sont les racines de la plante qui sont utilisées pour un usage thérapeutique.

A consommer entre 1 g et 1.5 g par jour !

Posologie
En poudre : Il est recommandé de consommer de 500 mg à 1 g de Maca 2 à 3 fois/
jour soit entre 1g et 1,5g. Pour un effet énergisant, il est conseillé de prendre une
cuillère à café bien remplie ou une cuillère à soupe rase de poudre de Maca diluée
par exemple dans une boisson chaude.
"En comprimés, cela dépend du dosage. Il faut suivre la prescription du laboratoire
qui a fabriqué le comprimé. En général, la posologie est de 1 à 2 comprimés 3 fois/
jour selon le niveau recherché
Déconseillée pendant la grossesse, l'allaitement, l'enfance et en cas de syndrome métabolique.


Il est recommandé de faire des cures de 2 à 3 mois de Maca et de ne pas prendre cette
plante au long cours même s'il n'existe pas de problèmes connus. L'Agence Nationale de
sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail déconseille la Maca
chez les personnes ayant  un syndrome métabolique (mais je n’ai pas retrouvé pourquoi).
Aucune étude n'ayant été effectuée chez la femme enceinte, l'usage de Maca est
déconseillé chez les femmes enceintes et allaitantes, tout comme chez l'enfant.
Effets secondaires indésirables
Il n'existe pas d'effets secondaires connus pour la Maca.
Interaction médicamenteuse
Aucune interaction avec d'autres plantes ou des médicaments n'est connue.


Bien-être et Santé
◦ Énergisant
◦ Diminue le stress et l’anxiété
◦ Diminue les risques de dépression [6] [7]
◦ Favorise l’équilibre nerveux et l’équilibre émotionnel
◦ Aide à diminuer l’acné et l’hypersensibilité de la peau
◦ Antioxydant puissant
◦ Renforce le système immunitaire
◦ Favorise la guérison des plaies en altitude [8]
Santé sexuelle
◦ Aphrodisiaque (augmente la libido et la rigueur sexuelle)
◦ Favorise la fertilité
◦ Augmente la production de sperme chez l’homme
◦ Faciliterait les érections (viagra naturel), combat l’impuissance (dysfonction érectile)
◦ Solutionnerait les problèmes d’adénome de la prostate (hyperplasie bénigne de la
prostate) en diminuant le volume de la prostate

Santé des sportifs
◦ Augmente l’endurance lors d’efforts sportifs
◦ Combat la fatigue physique
◦ Diminue les effets négatifs de l’altitude (lors de randonnées en montagne, par
exemple)
Santé de la femme
◦ Diminue les symptômes liés à la ménopause
Santé des os
◦ Diminue le risque de fracture des os (source significative de calcium)
◦ Réduit la perte de masse osseuse liée à l’ostéoporose [10]
Circulation sanguine et pression artérielle
◦ Réduit les risques d’hypertension (source significative de potassium)

L’Huile essentielle de Basilic


L’huile essentielle de Basilic agit rapidement en raison de ses propriétés
antispasmodiques.
Le basilic est particulièrement indiqué contre les spasmes, car il est très concentré en
estragole (méthyl-chavicol).
Par voie orale : une goutte d’HE de basilic sur un cachet neutre en cas de spasmes
violents. Ne pas dépasser trois prises par jour.
Par voie cutanée : une goutte d’HE de basilic à mélanger à 6 gouttes d’huile végétale
(amande, coco, argan). Masser la région douloureuse (bas-ventre) en mouvements
circulaires et légers. Les résultats sont quasi instantanés.
L’HE ne doit pas être utilisée chez la femme allaitante (en général pas réglées !)

La tisane de Framboisier



aurait un effet sur toutes les étapes de la vie d’un femme (je n’ai pas trouvé bcp d’articles
« sérieux » sur le mécanisme)
à la puberté : harmonisation des hormones avec un effet sur l’acné
pendant les règles : diminue les douleurs (via un effet antispamodique et via une meilleure
balance estro-progestative) et diminue les hémorragies (paradoxalement : aurait un effet
utérotonique aussi)
améliorerait la fertilité masculine et féminine (via la stimulation des sécrétions d’E2 et de
progestérone)
pendant la grossesse : déconseillée pendant le premier trimestre mais diminue le risque
de Fausses-couches (relâche l’utérus si Contractions Utérines prématurées et diminue la tension sur le col dans ce cas de
figure)
à l’accouchement : diminue les hémorragiques (via son effet utérotonique), améliore la
cinétique et ramollit le col
pendant l’allaitement favoriserait la montée laiteuse (retrouvée que sur un seul site)

aurait une action sur les fibromes, endométriose … un cas retrouvé de bénéfice sur une
névralgie pudendale (via quelle action ?)
via son effet antispasmodique : diminution des crampes digestives (entérocolite pex)
dosage : 1 à 3 tasses / J de tisane (200ml à ébullition sur feuilles de framboisier, laisser
infusion 10 min)
si besoin d’une action plus ciblée : il existe des macérats (de bourgeons de framboisier et
pas de feuilles dans ce cas-là) ou des compléments alimentaires


par précaution les 3 premiers de grossesse
effet sur les hormones néo sein ou hormonodépendant

et enfin, je vous soumets ce site


https://mylivia.fr ou via https://www.paingone.com/be-fr/regles-douloureuses/
ce dispositif se vend chez médiamarkt ou même krefel, je pense même que vandenborre propose de l’essayer.

En tant que gynéco, nous avons droit à un code (que je ne connais pas par coeur …sorry) pour que vous puissiez bénéficier d’une réduction… évidemment faites votre marché (peut-être est tout de même moins cher via les magasins que directement sur le site ?)

Je reviens d’un congrès du CRGOLFB (Collège Royal des Gynécologues Obstétriciens de Langue Française de Belgique) qui a eu lieu ce 02 décembre 2023 :

Le sujet :

Les Violences gynécologiques et obstétricales :

(in) former pour prévenir

Si vous ne l’av(i)ez pas deviné, je suis féministe ( un jour il faudra que je définisse ce que j’entends par là) et toute violence faite aux femmes me révolte.

Néanmoins, je pense que ce terme de VOG (Violences Obstétricales gynécologiques) n’est pas bien défini; 

Ce problème de priorité politique non éthique (c’est mon avis) n’est pas propre au seul milieu du soin à la personne; je pense à la transmission des connaissances (l’enseignement en d’autre terme), notamment, ou à d’autres métiers de soins / services / aide à la personne …. Bref je m’éloigne de mon sujet.

Ce sujet me touche donc de très près car en tant que médecin, et de gynécologue j’ai aussi l’impression d’un « bashing » : la ou le mauvais (et il/elle le sera toujours) gynécologue face aux défenseurs et défenseuses du Naturel, les « garants et garantes » du retour à « avant », qui me semblent comme tout extrémisme, manquer de nuances et qui prennent tout autant en otage le corps des femmes qu’un milieu médical qualifié de « patriarcal ».   ET le terme de violence prend pour moi (et je ne suis certainement pas la seule !), une connotation d’intention, de volonté, de préméditation qui n’est pas le reflet de ma pratique.

La médecine s’apprend et cela prend des années : étudier, passer et réussir des examens, faire des stages, lire la littérature, faire des gardes, vivre l’expérience des femmes, voir les complications, voir leurs traitements et étudier leurs préventions, … bref doit-on tout dire aux patientes ? Comment les informer ? Savez-vous que l’on peut mourrir d’une grossesse (et d’ailleurs dans les années 1980 -1990 on disait qu’une femme mourrait dans le monde chaque minute d’une complication d’une grossesse) ? 

On ne peut pas assimiler toutes ces connaissances quand on vient enceinte à ses rendez-vous, non seulement les assimiler mais les « digérer » et les relativiser

Et Entre 

Et 

Tout se passe mal (médicalisation maximale)

Et Bien chacun.e fait de son mieux : la maman qui accouche, et son entourage ainsi que l’équipe soignante en fonction du jour et des circonstances (indépendantes parfois de notre/ votre volontés).

Le contexte médical

(que je vous propose de passer si vous ne voulez pas lire les chiffres bruts donnés et aller directement au résumé)

La mortalité maternelle est et reste un fléau dans le monde 

En 2021, les États-Unis détenaient le plus haut taux de mortalité maternelle des «pays développés»: 23,8 femmes décédées pour 100 000 naissances, les Afro-Américaines risquant le plus leur vie pour une moyenne de 55,3 femmes mortes pour 100 000 naissances; je ne suis pas épidémiologiste, je ne peux pas en expliquer toutes les raisons : la pauvreté, l’accès aux soins mais pas que : en mai 2023 une sprinteuse noire américaine, Tori Bowie est morte à 8 mois de grossesse et Serena Williams, célèbre tenniswoman, a failli elle-aussi mourir lors de la naissance de sa fille, Alexis Olympia. (Sources Actuelles France 24).

contrairement aux autres primates, nous n’accouchons pas seule en nous retirant dans un coin et revenant ensuite avec un bébé capable de se déplacer avec nous.  Il y a une complexité propre à l’accouchement humain : la femme prend plus de risques en portant la vie à cause de :

en fin de grossesse, ce cerveau foetal va représenter

10% du poids du bébé

50% du métabolisme de base du bébé

(NB dystocie = la dystocie désigne la difficulté, essentiellement mécanique, qui peut survenir lors d’un accouchement.  Ce terme est utilisé tant chez les animaux que chez l’être humain.  On lui oppose l’eutocie, un accouchement qui se déroule « normalement »)

Ce dilemme obstétrical humain serait responsable à lui seul de 10% de la mortalité maternelle « dans la nature*».

Tous ces faits ainsi que d’autres données comme l’âge de la maman, ses antécédents médicaux (qui vont augmenter avec son âge…) pour ne parler que du corps de la maman (car on pourrait aussi penser à la « qualité intrinsèque du bébé » liée à l’âge aussi du papa, des polluants environnementaux, de la nutrition maternelle (et certains impliquent aussi celle du futur père), du stress dans lequel la maman mène vaille que vaille sa grossesse en faisant de son mieux -cf la capsule sur la fertilité et adopter un mode de vie sain, notamment), expliquent que certaines études témoignent de

En moins de 200 ans, la mortalité maternelle « naturelle » a été diminuée par 100 grâce à une meilleure surveillance , une prévention et un traitement précoce des complications « naturelles* » de l’accouchement.

(* naturelles ou dans la nature = sans intervention humaine, le cours naturel, habituel des choses). 

En résumé

Le but n’est pas de faire peur mais n’avoir, dans nos pays, que MAXIMUM 60% de chances de vivre une naissance physiologique pour la maman signifie que la « nature » ne fait et ne ferait pas bien les choses dans MINIMUM 40% des naissances sans une intervention médicale.

Cela ne justifie pas pour autant une (hyper) médicalisation de toutes les naissances, il y a une pratique des soignants qui change et évolue.  Mais il faut reconnaître que la médicalisation de l’accouchement constitue une avancée pour la santé des femmes et des enfants puisqu’elle a permis de réduire les taux de mortalité maternelle et infantile ainsi que les complications liées à la grossesse et l’accouchement.

Dans la majorité des pays occidentaux, l’institutionnalisation et la « technicisation » des accouchements apparaissent dans les années 1950 - 1960 lors du mouvement de modernisation des hôpitaux, le développement d’appareils de surveillance de la mère et du fœtus (le monitoring perpartal pex) et la diffusion de l’analgésie péridurale et de la césarienne.   Cette « modernisation de l’obstétrique » vise à réduire fortement les complications et la douleur des femmes.

je vous rappelle que c’est encore ce qui nous motive : suivre, prévenir ce qui est possible et/ou ce qui pourrait arriver, limiter, et, le cas échéant, dépister et traiter les complications sans nuire à la patiente et à son bébé

L’appropriation du corps des femmes par l’institution médicale, justifiée (et salvatrice) en cas d’urgence ou de circonstances médicales peut vite être perçue comme excessive quand tout se passe « physiologiquement » / « naturellement » et fait l’objet de critiques et de revendications de la part des patientes mais aussi du corps soignant qui se remet en perspective : Cette médicalisation peut toutefois également conduire à des actes et comportements qui ne respectent (ou ne semblent pas respecter) pas l’intégrité physique, mentale et sociales des femmes.  

Le contexte social

- je ne sais pas comment le nommer, mais celui-là je vous conseille de le lire, il est moins « factuel »

Lors de cette matinée, il a été dit que pas moins de

est victime de violences de nature sexuelle dans sa vie.

ont subi des violences éducatives.

L’OMS parle de

qui indiquent avoir été exposées à des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie.

Ces violences entraînent des problèmes de santé physique, mentale, sexuelle et reproductives parmi ces victimes : les trauma s’additionnent malheureusement en général.

Le vécu traumatique d’une naissance est, ainsi, d’origine plurifactorielle :

Une naissance physiologique/naturelle peut en soi engendrer un choc post-traumatique 

Une césarienne non programmée (toutes raisons confondues) est associée à 30% de syndrome de choc post-traumatique même quand tout se « termine bien »

Ainsi

Une même situation 

sera vécue différemment par deux femmes

sera vécue différemment selon le parcours de vie de la maman

sera vécue différemment selon son état de santé

sera vécue différemment par l’équipe de soin autour d’elle

va réveiller via le système des émotions, une série de représentations psychiques

chez la maman

chez la ou le partenaire

chez les grands parents

chez les ami.e.s

parmi les intervenants « professionnels », ce que nous oublions souvent nous-mêmes

——————

A aussi été abordé la possible psychopathologie des soignants : 

Non seulement, nous pouvons être parmi les femmes victimes de violences sexuelles (1 femme sur 5) mais (attention, j’ai hésité à le partager mais je pense qu’il le faut), on retrouve aussi dans le corps soignant les mêmes pathologies psychiatriques que dans la population générale :

Soit des pathologies psychiatriques en lien avec des pulsions sexuelles 

responsables de « pratiques inappropriées » voire pire, d’abus sexuels : dans notre métier, on retrouve 3X plus de soignants (femmes et hommes) condamnés pour abus sexuels par rapport à la population générale des agresseurs (soit des chiffres comparables à ceux retrouvés dans des milieux sportifs ou ecclésiastiques) ainsi ont été cités hier ….

Quelques études par exemple :

Stagiaire J Gen Med juil 2019; 34(7)

victimes principalement féminines

victimes jeunes

agresseurs > 39 ans, masculins dans un contexte hors universitaire

on a considéré la pulsion sexuelle de l’agresseur

attouchements 33%, sodomie 31%, viol 16%, pédophilie 14%

Institut nationale de la santé publique étude de 2000 à 2009 au Québec

le nombre de mesures disciplinaires prises par les autorités médicales pour abus sexuel

25/10 000 : IL Y A donc UNE SURREPRÉSENTATION dans notre milieu

prévalence des infractions sexuelles en population générale 

6/ 10 000 en 2000 et 10/10 000 en 2019

La définition

La FIGO (International Federation of Obstetrics and Gynecology ) va classer les « abus et manque de respect pendant la naissance » en

Traduction libre de ma part

selon Wikipédia

Les violences gynécologiques et obstétricales sont les comportements, actes, paroles, ou omissions commis par le personnel de santé, qui ne sont pas justifiés médicalement ou sont accomplis sans le consentement libre et éclairé d’une femme enceinte, d’une parturiente (note en train d’accoucher / en travail), ou d’une jeune mère.

Des comportements inappropriés ou sexistes sont aussi recensés.

Plus généralement, les violences gynécologiques sont, quant à elles, celles vécues par toute femme ou personne porteuse d’un utérus (et d’un vagin ?) à l’occasion de soins ou d’examens en lien avec la santé sexuelle et reproductive.

Miller et al. : Les éléments mobilisés pour définir ce concept de VOG varient selon le contexte politique, économique et social du pays ou de la région.  Ils oscillent entre le « too little, too late » (essentiellement les pays du Sud) avec une sous-utilisation des services de santé, des ressources humaines et des plateaux techniques insuffisants, de multiples formes de négligence et des taux de mortalité maternelle et infantile élevés, et le « too much , too soon », qui se rapporte aux routines de surmédicalisation, sans justification rationnelle, des pratiques abusives et mutilantes et qui caractérise plutôt les pays du Nord dits riches (je vous rappelle tout de même les taux américains de 55,3 femmes afro-américaines décédées pour 100 000 naissances en 2021 !!).

Bien que la notion de VOG (2013 Marie-Hélène Lahaye) soit relativement récente en France (2017 rapport institutionnel de la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa) et en Europe (2019), elle s’était déjà imposée depuis plusieurs années en Amérique Latine.  Dès le début des années 2000, des féministes ont publié des articles décrivant les violences verbales, physiques et sexuelles vécues par certaines femmes à l’hôpital, ainsi que des données sur l’usage parfois inapproprié et abusif de certaines pratiques médicales : le Vénézuéla a été le premier pays au monde à inscrire les « violences obstétricales » dans sa loi nationale, suivi par l’Argentine, le Mexique, le Brésil et l’Uruguay (il est inquiétant de constater que le droit à l’IVG dans ses pays et le droits des Femmes y régressent actuellement).

Mon opinion

Les mouvements #metoo et #balancetogynéco et #paietonutérus permettent de libérer la parole des femmes depuis longtemps(dans une société patriarcale) bâillonnées et dans une société qui refuse d’écouter, les voix s’élèvent : on crie son injustice ou son ressenti.

Je pense que plutôt de s’opposer au monde médical, d’éprouver une défiance grandissante vis-à-vis du monde médical (le risque est bien là, quitter la sécurité acquise de la médecine, et quitter la sécurité d’une prise en charge rapide et appropriée en cas de dérapage ( la nature ne fait pas toujours bien les choses dans l’espèce humaine cf supra ), nous pouvons ensemble repenser à l’accompagnement de la grossesse physiologique, tout en gardant en tête que la modernisation des soins est un progrès qui sauve des vies.

Le soignant n’a pas l’intentionnalité d’être violent dans la prise en charge des complications (cependant, il existe des soignants maltraitants et délinquants comme dans toutes les couches de la société) mais cette prise en charge peut être violente selon les circonstances et se doit d’être efficace et rapide.  L’équipe soignante doit prodiguer des soins conformes à l’état actuel des connaissances et donc suivre des programmes de mise à niveau de ses pratiques et connaissances. 

En France, les études montrent que 10 % des mamans sont insuffisamment satisfaites de la considération de leur douleur : l’insatisfaction et l’isolement ressenti suite à un syndrome de stress post-traumatique (qui vous vous en souvenez peut survenir lors d’une naissance « naturelle ») est un

La dépression qui peut en résulter, le sentiment de manque de contenance (ne pas hésiter à nous poser des questions sur ce qui s’est passé - nous n’avons pas toujours le temps dans l’urgence de parler, parfois il faut faire naître le bébé rapidement), n’est pas à négliger :

Actuellement

en France, le suicide maternel est responsable de la moitié des morts maternelles entre le Jour 42 et la première année post-partum.

En Belgique la dépression est de 28% , ce qui est supérieur à la population européenne.

La dépression post-accouchement est responsable du suicide maternel, et est un risque en fonction des antécédents de la maman (1 femme sur 5 avec des violences sexuelles dans notre monde), du vécu personnel de son accouchement et du sentiment d’impuissance qu’elle a pu ressentir ou de sa perte d’autonomie lors de la naissance ou après (l’allaitement n’est pas si facile et « naturel » que cela).

Ceci peut être minimisé en discutant avec votre équipe soignante (que ce soit en hospitalisation « classique » ou en plateau technique) de vos projets de grossesse et de naissance : les aborder avec l’équipe pour une cohérence de soins?

On parle de plus en plus de  bientraitance qui est une nouvelle discipline universitaire.

Nous devons écarter les professionnels de santé dotés de personnalités pathologiques.

Lutter contre la maltraitance institutionnelle, qui est due à de mauvaises conditions de travail qui touchent les patientes et les soignants : surcharge de travail, effectifs insuffisants, contraintes économiques et démographiques (tout ceci s’est accéléré après la crise COVID et l’exode des soignants hors du soin).  La qualité de soins est impactée et la disponibilité auprès des patientes (mais c’est général hors du domaine de la périnatalité) en est réduite avec un sentiment d’isolement, d’abandon, d’impuissance qui seront le terreau du sentiment d’insatisfaction obstétrico-gynécologique ( pouvant être ressenti comme d’insupportables VOG)

Et au lieu de parler de violence, (et surtout de l’intention derrière)

si ensemble, la maman, son accompagnant, (le bébé même !), l’équipe soignante, nous faisons de notre mieux; je parlerais plutôt de traumatisme (qui peut toucher la patiente et / ou l’équipe soignante - il existe des débriefings réalisés à la demande du médecin ou de l’équipe ou d’un membre de l’équipe soignante pour revoir les situations traumatisantes entre nous) : ce qui se passe peut ne pas être ce que l’on a espéré, et il y a un temps / un espace où il peut y avoir une perte de sens, une perte d’autonomie (la situation échappe au projet de naissance), un sentiment d’impuissance, une incompréhension qui, non accompagnés ou non perçus par l’équipe (et cela peut arriver avec une naissance « naturelle » aussi, cf supra) ou insuffisamment supportés, peuvent mener à un traumatisme obstétrical. 

À ce sujet, je vous invite à lire la feuille de consentement éclairé du CRGOLFB (disponible sur mon site cf capsule 14 - Consentement éclairé obstétrical )

Il faut un village pour éduquer un enfant et soutenir une maman.

Tout personne a des droits fondamentaux. Il arrive que personne ne nous ait appris à y croire vraiment : nous reconnaissons que nous avons, au même titre que quiconque, tous les droits énumérés dans la liste des droits personnels ci-après. Nous avons la responsabilité d’exercer ces droits lorsqu’ils sont menacés ou bafoués. Néanmoins, quand je dis nous c’est vous (la patiente), eux (le personnel soignant), votre bébé et moi (le médecin) et le respect de nos droits ne peut restreindre ceux des autres dans l’intelligence de la situation donnée. D’où l’importance pour « vous » d’en parler pendant les consultations (et peut-être pas dans l’urgence 😉 où parfois la situation impose de différer le respect de vos droits en pleine confiance dans l’équipe et d’y revenir ensuite dans un temps plus serein

En lisant cette liste, réfléchissez à ses implications pour vous-même mais aussi envers les autres qui ont le droit à la même liste : ce n’est pas facile à concilier au jour le jour et dans le cas de l’obstétrique, il y a l’enfant à naître : a-t’il les mêmes droits que nous ? Nous les soignants, nous avons tendance en salle de naissance à privilégier le bébé, alors que nos référentiels sont la femme enceinte pendant sa grossesse, ce changement de référentiel peut être déroutant surtout dans l’urgence.

Ce sujet est vaste et cette capsule va répéter des informations que vous avez déjà lues dans d’autres capsules, ou si vous ne les avez pas encore lues, les informations peuvent différer légèrement (sur la grossesse, les cancers, la ménopause, la fertilité …), vous l’avez compris : NOUS SOMMES CONCERNÉES et CONCERNÉS tout au long de notre vie.

Je suis une petite formation en médecine environnementale et en préparant pour les étudiants en médecine de MONS (BeMSA) un exposé sur le cancer du sein, je pense que non seulement le changement climatique mais aussi notre activité humaine posent et vont poser de plus en plus de graves problèmes de santé personnelle et publique.

Sujet d’actualité : les perturbateurs endocriniens 

À votre échelle, vous ne pouvez pas éviter les perturbateurs endocriniens ou les polluants ou les ondes électromagnétiques mais vous POUVEZ limiter votre exposition personnelle.

Vous pouvez choisir de consommer autrement.

Il existe de nombreux gestes simples et économiques permettant de réduire l’exposition et l’imprégnation de l’organisme notamment aux perturbateurs endocriniens.

De très belles fiches de conseil téléchargeables existent sur https://docteurcoquelicot.com/guides-et-fiches/

Je ne prétends pas être exhaustive, malheureusement loin de là !

Selon les différentes voies d’exposition 

Voie alimentaire

Enfin, sans danger …. Disons les moins dangereux jusqu’à nouvel ordre (sous réserve de nouvelles découvertes scientifiques)

le nombre de perturbateurs endocriniens est actuellement sous-estimé et la majorité ne sont pas encore étudiés…ce qui signifie qu’on ne sait rien à leur sujet …principe de précaution .. ah oui ?

Voie aérienne 

et ne croyez pas que c’est meilleur dans un magasin bio …non non non .. j’ai scanné leurs produits : et même au sein d’une marque, quand enfin, j’ai trouvé un bon score … un autre peut être très mauvais…

il faut être vigilant

Bien évidemment cette liste n’est pas finie malheureusement, il y a par exemple, les expositions cutanées qui se superposent aux deux voies précédentes : un rouge à lèvre s’applique sur la peau des lèvres, mais il peut être en contact avec la muqueuse buccale (utilisée en médecine pour administrer certains médicaments), se respirer (le nez n’est pas loin) et s’avaler (si vous vous léchez les babines 😉  )

Je vous invite à vous documenter sur le sujet et à vous faire votre plan d’actions, nous ne pouvons pas faire tout, tous et tout le temps.

J’ai oublié plein de choses, je ne connais pas tout et la science ne parvient pas à suivre le nombre de produits issus de l’industrie.

À nouveau, je ne peux que conseiller mon site préféré en ce moment docteurcoquelicot : vous y trouverez plein de fiches / brochures/ conseils téléchargeables.

Nb : l’activité physique sera traitée dans une autre capsule.

Ici aussi je l’ai déjà abordé dans diverses capsules (les mêmes que je cite plus haut), je tente de synthétiser les choses; je ne suis pas diététicienne ni nutritionniste, donc je vais rester générale et je vous invite à approfondir le sujet avec un.e professionnel.le de l’alimentation.

Sans surprise, le régime dit méditerranéen est reconnu pour ses bienfaits sur la santé et la prévention des maladies (et du vieillissement), adopté comme un mode de vie sain.

La base = la consommation d’aliments disponibles (manger local) et frais : fruits et légumes frais (on parle de 5 portions/ jour) + des légumineuses + des céréales complètes + poisson (! Limité à 2X/semaine en raison de la pollution), d’huile d’olive ( en tout cas, pas d’huile de friture ni de beurre respect des EPA/DHEA), des produits laitiers voire avec un verre de vin rouge de temps en temps (MODÉRATION).

Une consommation consciente et lente des aliments (qui alimentera la sensation de satiété).

Limiter le repas du soir.

Bien s’hydrater (je ne vais pas aborder la question de quelle eau (robinet, bouteille .. en tout cas, certainement pas de l’eau en bouteille plastique ! Cf supra les codes du plastique) , je ne suis pas compétente en cette matière) minimum 1L500 à 2L /jour.

illustrations eufic

Ce régime est basé sur des ingrédients d’origine végétale, limitant ainsi les matières grasses et les protéines animales mais faisant la part belle aux acides gras insaturés, en glucides complexes, en fibres alimentaires, en minéraux et en vitamines.

Schématiquement 

Légumes et fruits de saison, bio idéalement ET rincés au bicarbonate de soude

Céréales et légumineuses

Noix et graines 

Huile d’olive ou du beurre clarifié pour cuire à la poêle -aka ghee

Lait et fromages « de vaches », préférer le lait de brebis, chèvre

Poisson et volailles

Œufs (mais certains nutritionnistes disent que l’on peut consommer « à volonté » des œufs enrichis en W3, qui existent maintenant en bio)

Vin rouge 

Viande rouge ( < paume de main)

Sucreries

Collations : évidemment je pense aux barres , etc pas aux fruits et aux oléagineux

Aliments ultra-transformés (NOVA-4) : apprenez à regarder la liste des ingrédients !!!

que de couleurs !!!!!

Les légumes

Aux couleurs variées

Laitues, concombre, poivron, courgette, tomate (je sais c’est un fruit ;-), carottes, les choux (le brocoli !) et les autres légumes

Varier

Idéalement avec leur peau (! Aux femmes enceintes et la toxoplasmose => éplucher) si bio 

Les laver dans tous les cas

Et si pas bio, certainement les laver au bicarbonate de soude… cela dit certains conseillent de laver TOUS les légumes bio ou non au bicarbonate de soude

Les fruits frais

Orange (source de vitamine C), poire, prune, melon et pastèque (bonne source d’hydratation), les raisins (! C’est un fruit sucré), et les autres fruits 

Idéalement de saison

Lavés 

les céréales complètes

Les pains ou petits pains à base de farine complète

Seigle, épeautre, maïs, blé complet - à moindre teneur en gluten

Le boulgour entier

La pomme de terre

Le riz complet (bien le laver)

Le sarrasin

L’avoine

Le Quinoa

L’amarante 

…..

Complètes et bio et à rincer !!! (Pensez aux lectines)

Les sources de protéines

Les poissons de mer et d’étang/ rivière : à limiter à 2 max 3 fois /semaine à cause de la pollution (polluants éternels) et des métaux lourds, préférer les petits poissons à gauche (= en bas) de la chaine alimentaire et moins susceptibles d’être fortement contaminés (ils le seront tout de même, j’en ai peur).   

Variez-les

Poulet, dinde : les parties maigres (les polluants sont principalement liposolubles => ils se stockent dans la graisse …. Donc + c’est gras, + il y en a …. )

quantité 1 paume de main par portion

Réduire la consommation de viande rouge comme le bœuf (geste écologique en plus)

Lait et produits laitiers ou substituts du lait (soja, tofu, seitan, avoine, amande, riz …)  les choisir à faible teneur en sucre - ce qui est nettement moins « agréable à boire » je l’avoue

Les légumineuses

  (Illustration bianca au naturel)

haricots 

les pois

les pois chiches

les lentilles

les graines de soja

les fèves

   (Souvent à laisser tremper 8 à 12h au préalable et rincer) 

Les œufs : les experts ne sont pas tous d’accord, mais les choisir bio ou mieux avec omega3 (mais leur processus de production ?)… NB : je suis tombée sur des œufs Columbus Bio récemment..

Les huiles végétales

respecter les températures de cuisson … et oui … et tant qu’on y est, faites attention aux procédés de cuisson : vapeur, basse température … à l’autre extrême, nous avons le BBQ (et les morceaux caramélisés / brulés ) et la friture.

Huile d’olive, huile de coco

Huile de canola (cf la section lubrifiant dans la capsule fertilité)

Huiles d’avocat, noix, amande, … riches en W3

Le tahina provenant du sésame entier

Ce régime est pauvre en toxines (les légumes verts foncés à feuilles notamment = donneurs de groupements méthyle qui intervient dans les processus de détoxification https://nutrition.com/conseils/methylation-c-est-quoi) , contribue au renforcement du système immunitaire et du coeur (oméga3, vitamine C pex), réduit le risque de diabète de type 2 (= celui lié à l’âge mais c’est de moins en moins vrai, on en diagnostique de + en + jeunes), réduit le mauvais cholestérol et aide à maintenir un poids correct (je vous invite à lire sur l’effet obésigène des perturbateurs endocriniens).

La richesse de ce régime en W3 prévient les risques d’accidents vasculaires, lutte contre le vieillissement cérébral, aide à conserver une bonne vision, notamment.

Lire aussi https://docteurcoquelicot.com/wp-content/uploads/2023/10/01_fiche-alimentation-1.pdf

Enfin, en ce qui concerne l’alcool

Limiter l’alcool :

la consommation d’alcool est impliquée à des degrés divers dans plus de 200 problèmes de santé différents.  L’alcool est toxique pour de nombreux organes dont le cerveau.   

Cette toxicité s’aggrave avec la quantité consommée aussi bien en aigu qu’en chronique (assuétude ou alcoolisme - il existe de solutions d’aide si vous consommez de l’alcool de manière journalière les alcooliques anonymes Belgique 078/ 15 25 56 (tarif zone) 24H/24 et 7J/7 )

https://aide-alcool.be

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Pour aller plus loin,

Je vous conseille aussi la lecture de ce livre

je l’ai trouvé bien écrit et clair

Je vous invite aussi à lire les capsules

en résumé, je vous invite à lire ces fiches de la SSMG

Selon le BMJ oncology, les cancers sont en augmentation chez les jeunes, cette tendance est pour l’instant inexpliquée mais menace de mettre à mal les systèmes de santé :

Chez les moins de 50 ans, le nombre de cancers a augmenté au cours des 30 dernières années : une augmentation de 79 % de nouveaux cancers et 28 % de décès :

1.Le cancer du sein ( qui est le type de cancer le plus répandu dans le monde) est responsable du plan grand nombre de cas et de décès associés chez les jeunes

2.Les cancers de la trachée et de la prostate

3.Les cancers du poumon, de l’estomac et de l’intestin

D’ici à 2030 : les nouveaux cas de cancer à début précoce et les décès associés augmenteront respectivement encore de 31 % et de 21%

entre 40 et 49 ans=> étendre les programmes de dépistage ? Aux USA, 19% de vies supplémentaires pourraient être sauvées grâce à un dépistage du cancer du sein à un plus jeune âge

On parle du cancer du sein mais il y a 18 sous-types différents (actuellement) : classiquement on connait le lobulaire et le canalaire mais nous devrions dire LES cancers du sein => on fait des génotypes et des phénotypes des cancers qui vont donner des informations pronostiques et thérapeutiques pour la prise en charge (on parle de thérapie ciblées, intérêt ou pas d’une chimiothérapie adjuvante ou néo-adjuvante …)

1. Fréquence

1 femme sur 7 à 8 sera touchée par la pathologie mais à peine 1 femme sur 10 a conscience de ce chiffre

Une centaine d’hommes par an en Belgique < 1% de l’ensemble des cancers du sein (hormonodépendant) => pour un homme risque de 1 pour 1000 mais pronostic de survie moins bon (diagnostic + tardif) - ils ne sont pas pour la majorité d’entre eux héréditaires.

3 populations

2. Diagnostic

On parle de 6 cancers du sein sur 10 qui sont découverts par les femmes elles-mêmes (ou leur partenaire)

Dépend de l’âge auquel le cancer sera diagnostiqué 

Bien connaître ses propres seins : 

les regarder, 

remarquer les changements de forme, 

la peau, 

une zone qui bouge moins bien, 

la palpation sous la douche (idéalement après les règles : pex tous les mois au 7ème jour après les règles)

Mais 6 femmes sur 10 évitent de se regarder dans le miroir !! (Honte de leurs seins => attitude + répandue chez les jeunes que chez les + de 50 ans) et selon certains sondages belges : 1 femme sur 3 se disait insatisfaite de ses formes féminines (< 34 ans ) alors que 7 femmes sur 10 considèrent leurs seins comme un élément important de leur féminité

9 signaux d’alarme

Une boule dans le sein

Une boule dans l’aisselle et au-dessus de la clavicule 

Une boule sur le sein

Une bosse dans le sein ou une fossette, un creux (mains au-dessus de la tête)

Un mamelon qui rentre ou qui gonfle

Un changement de forme du sein : forme ou taille

Une perte de liquide au niveau du mamelon (sang ++)

Une peau du sein « bizarre » inégale ou dure : peau d’orange (« cellulite » sur les cuisses)

Un changement de couleur de la peau du sein (rougeur, zones bleutées ou vertes : jamais vu)

NB à 20 ans la présence d’une petite boule = risque quasi nul d’un cancer

Auto-examen

« Je me sens bien, je suis certaine qu’il n’y a pas de problème »

Le fait d’être confrontée à la maladie chez un.e proche 3/4 des femmes connaissent au moins une personne atteinte d’un cancer du sein

Être porteuse d’une prédisposition génétique 

Mammographie  - IRM - échographie : dépistage individuel

Mammotest entre 50 et 69 ans tous les 2 ans (gratuit) : dépistage de « population »

Souvent entendu

« L’examen fait mal »

« je palpe mes seins moi-même »

« Les rayons »

3. Pronostic 

Plus de 8 femmes sur 10 survivent à leur cancer du sein grâce à l’amélioration des traitements mais aussi grâce au dépistage et au diagnostic précoce.

4. Les facteurs de risque et de prévention

30% des cancers du sein sont évitables par une hygiène de vie 

7 femmes sur 10 en Belgique présentent au moins 1 facteur de risque (évitable ou non)

Les plus fréquents 

le manque d’activité physique (39%)

le surpoids (37 %)

l’alcool

Les facteurs de risques que l’on ne peut changer

Facteur de risque = tout ce qui augmente le risque de contracter une maladie 

Dans le cancer = accumulation de mutations dans l’information génétique qui contrôle la croissance cellulaire

Prévention ou les facteurs de risque que l’on peut changer 

Selon l’OMS, un 1 décès sur 6 est dû à un cancer, et environ 1/3 de ces décès sont dûs à des facteurs évitables tels le tabagisme, IMC élevé, la consommation d’alcool, une alimentation pauvre en fruits et en légumes et la sédentarité

1. Les perturbateurs endocriniens 

Causent de nombreuses maladies (on en parle dans l’endométriose, dans les troubles de la fertilité …)

= des substances chimiques capables d’imiter l’action de nos hormones (bloquer ou au contraire augmenter leurs activités) - influencer 

Notre corps ne va pas faire la différence entre nos hormones endogènes et ces substances

Il est quasi impossible d’échapper aux perturbateurs endocriniens

Il est difficile de conclure car ils sont OMNIPRÉSENTS => essayer de les réduire

2.Son régime

5 portions de fruits et légumes ( poignée)

Éviter les aliments transformés

Éviter la malbouffe

Le tabac

Éviter le surpoids (obésité) 

Alcool 

chaque unité d’alcool par jour !! (< 10 unités/sem) : demi verre de bière, petit verre de vin, ..

3.Inactivité  

< 150 minutes d’exercice modéré : sport, marche active, avoir chaud et ne pas pouvoir chanter

12% moins de risque si physiquement actif

pour chaque tranche de 2 heures d’activité physique modérée à intense diminution du risque de 5%

job physique jardinage, ménage, vélo, marche …la danse, natation…corde à sauter, tennis, ramer…

Faire du sport dès le plus jeune âge ! 

Bénéfices du sport

Risque de récidive diminution du risque de 40 à 70 % si entraînement régulier et intensif

système immunitaire

régulation hormonale (facteur de croissance)

contrôle du poids et quantité de graisse (hormones et perturbateurs endocriniens lipophiles)

cancer du sein et du colon

forme et énergie traitements mieux supportés

yoga pilates 

30 min de sport/jour = même effet que le TAMOXIFENE (diminution de 40 à 50% le risque de récidive)

moins de dépression

transpirer 5 x 30 min/sem augmentation de nos battements de 10 à 20% -HIIT

4.Réduction du stress

La méditation : réparation des lésions ADN (télomères)

Via les hormones et leur régulation

Formelle ou informelle 

Ne pas laisser s’installer des « trauma » : étude sur la description d’une pièce versus la description d’un évènement important de sa vie

L’optimisme 

Première notion :

Toutes les douleurs chroniques, quelles que soient leurs caractéristiques et leur intensité, ont des répercussions physiques, psychologiques d’une intensité parfois très importante, et affectent le quotidien de la personne (femme ou homme .. et oui, y a pas que nous) qui en souffre.

Si leur prise en charge initiale est médicamenteuse et éventuellement chirurgicale, de plus en plus, la qualité de vie fortement impactée requiert d’autres thérapies alternatives qui arrivent bien souvent tardivement dans le processus de soins.  Elle sera pluridisciplinaire et centrée sur le patient.  

Plus la prise en charge est précoce, plus les patients sont soulagés 

En effet, ces patient.e.s peuvent développer une hypersensibilisation progressive avec un seuil à la douleur abaissée et des boucles de la douleur exacerbées 

En France, la douleur constitue le premier motif de consultation

De plus en plus, la douleur n’est, d’ailleurs, plus considérée comme un symptôme mais comme une maladie.

La douleur pelvi-périnéale chronique concerne 20 à 40 % de la population : bien que son mécanisme et son intensité puissent être très variables, ses conséquences psychologiques, sociologiques, sérologiques et comportementales peuvent être majeures.

Il s’agit d’une maladie chronique, inflammatoire et systémique (= peut toucher tous les organes)

Cette triade est la plus fréquente :

-dysménorrhée (douleur.s lors des règles) touche presque la moitié des femmes

-dyspareunie (douleur.s lors des rapports sexuels*) 

-douleurs pelviennes chroniques (car présentes pendant 3 mois minimum)

Si l’endométriose touche 1 femme sur 10 en France (voire 1 femme sur 7), les lésions retrouvées n’expliquent pas à elles seules les douleurs ressenties par les patientes, leur localisation et leur degré d’infiltration ne sont pas forcément proportionnelles avec la sévérité des plaintes, ce qui rend les profils des patientes hétérogènes et leur prise en charge si complexe, avec un parcours « médical » erratique (en moyenne 7 ans de consultation pour un diagnostic) que ces femmes finissent par renoncer à leur vie (qualité de vie) mentale et sociale.

Les douleurs pelvi-périnéales chroniques sont 

- localisées au niveau du pelvis, du périnée et des zones environnantes 

- présentes depuis au moins 6 mois (3 mois)

- non cycliques (non rythmées)

- non calmées par les antalgiques usuels (paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens)

Le saviez-vous ?

Bien que plus fréquentes chez les femmes, les douleurs pelvi-périnéales touchent aussi les hommes.  Les hommes ont aussi un périnée et un pelvis!

Comment sont-elles ressenties ?

Leurs localisations 

rectum

périnée

urètre 

organes génitaux

vulve (femmes)

Leurs caractéristiques 

sensation de brûlure

sensation de tiraillements 

sensation de pincement

sensation de corps étranger

Des douleurs musculaires (syndromes myofasciaux) peuvent être associées au niveau

du dos

des fesses

des cuisses

des jambes

Si cela ne suffit pas, des troubles urinaires (sensations de cystite chronique, pollakiurie - sensation de devoir faire pipi, une pression pour uriner quelques gouttes, prostatite …, pesanteur..) et / ou des troubles de l’exonération (difficultés /douleurs pour aller à selles). 

Repères-clés : les Douleurs pelviennes chroniques

  • les douleurs pelviennes chroniques sont reconnues par l’OMS comme une affection débilitante chez les femmes impactant la qualité de vie (2006 P.Latthe)
  • Les douleurs pelviennes chroniques touchent environ 26% de la population féminine dans le monde
  • Il y a entre 10 000 et 50 000 nouveaux cas de douleurs pelvi-périnéales chroniques pris en charge par an en urologie en France
  • Les douleurs pelviennes chroniques représenteraient entre 10 et 30% des consultations en gynécologie (2013, P.Marès)

Leur impact est si important sur la vie des personnes qui en souffrent qu’elles sont sources d’anxiété, de dépression, de troubles émotionnels (avec des syndromes de choc post-traumatiques) et vont influencer négativement la vie des personnes : sexuelle (rapports sexuels douloureux, diminution du désir sexuel et complication de la vie de couple), familiale, professionnelle (efficacité diminuée au travail) et sociale.

Un mal bien difficile à diagnostiquer décidément 

Les douleurs pelvi-périnéales chroniques peuvent être d’origine indéterminée ou avoir plusieurs causes, ce qui rend leur diagnostic et leurs causes difficiles à établir (avoir une cause unique à un symptôme permet une prise en charge/traitement ciblé et parfois simple - ne pas retrouver de causes -soit qu’elles aient disparues* soit qu’elles soient si nombreuses que pas toutes nommées rend le traitement compliqué : quelle chirurgie? Un ou plusieurs médicaments avec leurs effets secondaires …)

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petit encart que vous avez peut-être déjà lu (cf capsule de l’endométriose ou douleur chronique)

Ah oui : Un arc réflexe douloureux ? Kesako  maintenant ?

Liée à des phénomènes inflammatoires mais également à des anomalies touchant les fibres nerveuses localement mais aussi au niveau des récepteurs centraux de la douleur dans le cerveau, les seuils douloureux sont abaissés 

Et un cercle vicieux s’installe

La stimulation répétitive des fibres nerveuses atteintes ou concernées sera responsable d’un  renforcement de la sensation douloureuse

  • stimulations persistantes et répétées 
  • Conduction accélérée le long des fibres nerveuses
  • Plus grande mémoire de la douleur dans le cortex cérébral (le cerveau)
  • Hyperalgésie : sensation douloureuse renforcée des prochains événements douloureux 

Le stress influence les symptômes douloureux et vice versa : le niveau de stress et les troubles psychologiques augmentent l’intensité de la douleur, ces patientes entrent dans un état de détresse chronique.

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Comment repérer ce phénomène de sensibilisation ?

Un outil d’évaluation de la sensibilisation pelvienne a été conçu par un panel d’experts (Levesque A, 2018 convergence PP) 

Remarque :

À la place de comorbidités, on peut lire aussi syndromes associés : liste non exhaustive

migraines et/ou 

céphalées de tension et/ou 

fibromyalgie et/ou 

syndrome de fatigue chronique et/ou 

syndrome de stress post-traumatique et/ou 

syndrome des jambes sans repos et/ou 

SADAM (syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil mandicateur /mâchoire) et/ou intolérances multiples aux produits chimiques 

Leurs causes ou leurs origines peuvent de plus devenir des symptômes qui s’associent à la douleur initiale ainsi, ce syndrome englobe

Veuillez noter que ces « douleurs/origines » peuvent être des symptômes ou des maladies, à ce stade, la distinction n’est plus pertinente

Pour aller plus loin….

Focus sur la névralgie pudendale (syndrome du canal d’Alcock)

1 à 2 % de la population française en souffrirait 

Son nom vient du latin pudendus = honteux

C’est une atteinte du nerf pudendal soit constitutionnelle (compression du nerf dans une pince ligamentaire pex, soit secondaire à des lésions sur le nerf post-opératoires, post-traumatiques ou post-obstétricales

La position assise est difficile avec un impact marqué sur la vie des patients et une répercussion sur la vie des patients (hommes et femmes à l’âge adulte)

L’évolution évolue vers une aggravation si pas de prise en charge en algologie et  pluridisciplinaire (voire chirurgicale) avec une amélioration d’au moins 50%des douleurs à 1 an chez 70% des patients

Le diagnostic repose sur les critères de Nantes

Focus sur l’endométriose (cf 18-l’endométriose)

C’est une affection chronique gynécologique caractérisée par la présence de fragments de muqueuse utérines (endomètre) en dehors de leur localisation normale

Les signes d’appel = les 6D

Dysménorrhées intenses (résistantes aux traitements antalgiques classiques, entraînant un absentéisme, malaises, vomissements)

Dyspareunies profondes (ce qui pénètre butte au « fond »)

Dysurie ou sensations urinaires à recrudescence lors des règles

Dyschésie ou douleur à la défécation à recrudescence lors des règles avec parfois des saignements rectaux

Douleurs pelviennes chroniques liées à une hypersensibilisation pelvienne et périnéale (qualité de vie)

Dysfertilité (ce n’est pas le symptôme le + fréquent : 40% des cas d’infertilité sont dus à l’endométriose)

N’OUBLIEZ PAS NON PLUS

Il existe d’autres symptômes comme la fatigue chronique, les troubles fonctionnels intestinaux (> 90% des patientes), les lombalgies …

10% des femmes sont atteintes d’endométriose 

70% des femmes atteintes d’endométriose souffrent de douleurs chroniques invalidantes

62% des femmes pensent qu’il est normal d’avoir mal pendant les règles (IPSOS 2019)

Les douleurs pelviennes chroniques sont donc fréquentes, invalidantes et restent méconnues.

Leurs impacts sur la qualité de vie des patientes n’est pas négligeables et de plus en plus, des questionnaires les abordent (je vous invite à remplir ces questionnaires disponibles sur mon site)

Un exemple :

Il existe deux outils d’évaluation de la qualité de vie spécifiquement conçus pour les femmes qui souffrent d’endométriose, appelés EHP (Endometriosis Health Profiles). Le plus simple, dit « EHP-5 », contient 11 questions auxquelles les patientes doivent répondre par Toujours, Souvent, Parfois, Rarement ou Jamais : « Au cours des 4 dernières semaines, combien de fois, du fait de votre endométriose :

Il existe une version plus longue de ce questionnaire, le « EHP-30 », qui complète les 11 questions du EHP-5 avec 19 questions supplémentaires portant sur, par exemple, l’appétit, la douleur, le sommeil, la colère, la dépression, le sentiment de solitude, la confiance en soi, la capacité à changer de position, etc.

Leur prise en charge est globale et multidisciplinaire et le soulagement de la douleur est essentiel en parallèle : solutions médicamenteuses e/o thérapies alternatives non médicamenteuses :

électrothérapie TENS 

sophrologie - hypnose - yoga - acupuncture 

psychologie (EMDR et suivi des trauma) - sexologie

ostéopathie - kinésithérapie - thérapie manuelle

algologie

spécialités d’organes : urologie, gynécologie, rhumatologie, gastro-entérologie …

conseils en nutrithérapie ou diététique pour les troubles fonctionnels digestifs (gluten, syndrome du colon irritable … allergies alimentaires..)

Tout le monde s’accorde sur le fait de bouger et remettre du mouvement !

Un site : www.douleursperinealeschroniques.fr 

Des associations

AFVD www.association-avfd.com (association francophone pour vaincre les douleurs)

SCP www.info-congestionpelvienne.fr (association du syndrome de congestion pelvienne)

AINP www.association-Ain.com (association d’information sur la névralgie pudendale et les douleurs pelvi-périnéales)

AFCI www.asso-afci.org (association française de la cystite interstitielle)

Périnée bien-aimé www.perinee-bien-aime.fr (association pour la promotion du diagnostic et de la prise en charge des douleurs périnéales et vulvaires) 

pour aller plus loin si vous le désirez,

je vous invite à lire les capsules suivantes, notamment