Une grossesse peut être et doit rester une folie, une douce et puissante folie; un enfant peut aussi
être une surprise et apparaître dans la vie de ses parents sans prévenir…


Néanmoins, dans certains cas, il s’agit d’un projet réfléchi ou « programmé » que ce soit parce que sans l’aide d’un service de PMA (procréation médicalement assistée), l’enfant ne vient pas, que ce soit parce que, en raison d’une maladie maternelle ou paternelle, un traitement doit être stoppé pour la sécurité de l’enfant à venir, que ce soit parce que c’est le « moment », que ce soit parce que après un mariage et un voyage de noce, on va arrêter toute contraception….bref, parfois on a envie de tout faire au mieux (n’oubliez pas que on ne peut donner que le meilleur de soi-même au moment même, pas question de se « mettre la pression »).


Quelques points peuvent être à envisager aussi bien chez la (future) maman et le (futur) papa (ou simplement chez les futurs parents).


L’arrêt du tabac est une évidence ainsi que de toutes drogues (dures et « moins dures » y compris le haschich), ce n’est pas toujours facile et des tabacologues existent, toute diminution notable de la consommation est un atout. Le but serait de ne pas recommencer après la naissance et l’éventuel allaitement.

L’alcool est à prohiber aussi, un peu comme une « tournée minérale » qui dure plus qu’un mois.
https://youtu.be/EGhi8RQpOcM


Limiter le sucre et revenir à une alimentation plus proche de la « nature » : consommer bio, éviter les plats tout préparés qui contiennent énormément de sucres et de E…. (+ toutes les séries de chiffres) : en effet, ce que l’on mange pendant la grossesse va être « reconnu » par le bébé et apprécié par lui.. autant commencer les bonnes habitudes le plus tôt possible.

Certains vont proposer un programme de « détoxification » à base de chélateurs de métaux lourds type algues : chlorella (algue verte) 10j par mois suivi de 20j de lithothamme (algue rouge) ou encore simplement l’algue bleue Afa Klamath, ceci est un exemple.


On peut aussi renforcer son microbiote (les bactéries qui nous aident dans nos intestins), en effet « ces bactéries qui sont nos amies » et notre mode de vie actuel (horaire, stress, travail, pesticide, …) n’est pas optimal pour « nos amies »; or le bébé lors de la naissance sera colonisé par les bactéries maternelles et son microbiote sera fortement influencé par celui de sa maman; d’autre part, un bon microbiote maternel limite aussi le risque de naissance prématurée : l’inuline (comme celle contenue dans le topinambour), le curcuma longa, .. peuvent aider ainsi que des ferments lactiques.

A noter que le Papa bénéficiera, lui aussi, d’un meilleur microbiote. Dans cette même idée, certaines visites médicales sont à anticiper (visites pré-conceptionnelles ou avant la grossesse) ou le plus rapidement possible après l’annonce de la grossesse :

Enfin, une grossesse peut se compliquer et nécessiter un arrêt de travail de la maman pour protéger son bébé, avec une perte éventuelle de revenus : vérifier votre mutuelle, vérifier vos assurances (revenu garanti pour les indépendantes), et si vous souhaitez une chambre seule (et éventuellement pouvoir rester à la maternité avec le papa), de bien contrôler votre contrat d’assurance hospitalisation (la plupart ont un stage d’attente qui peut dépasser la durée d’une grossesse)… Il est à noter que l’on accouche encore en chambre commune en Belgique 😉

Ce ne sont que quelques conseils généraux bienveillants qui seront, bien-sûr, à individualiser car il ne s’agit pas d’une maman, d’un couple, d’un papa mais de VOUS.

Malheureusement, je me sens obligée de compléter cet article : l’environnement

Si vous le souhaitez, vous pouvez répondre aux questions, vous y trouverez déjà des informations personnalisées (et merci à la SSMG de le partager avec moi 🙂 )

https://snq3x7rznwq.typeform.com/to/LIYvUasY?typeform-source=com.Google.androïde.gm#source=xxxxx

De plus en plus, et c’est un nouveau domaine de la médecine qui l’étudie : la médecine environnementale, des liens entre l’environnement et la santé humaine sont prouvés.

On conseille de limiter au maximum les polluants tels que les phtalates, bisphénols (comme le bisphénol A mais malheureusement il n’est pas le seul), les PFAS, les radiations électromagnétiques, les perturbateurs endocriniens… non seulement il faut manger bio, mais limiter au maximum votre exposition, soit celle de la maman et du papa et donc celle de votre futur enfant (voire même des futurs enfants de votre enfant - transmission transgénérationnelle) à ces toxiques non visibles :

Je vous en livre ici quelqu’uns (piochés sur leur site @docteurcoquelicot) avec mes commentaires

mais je vous invite à consulter le site de https://docteurcoquelicot.com, qui est géré par la SSMG (société scientifique de médecine générale) de toute urgence, (même sans projet parental d’ailleurs) :

Vous trouverez aussi des conseils dans la capsule sur la préservation de la fertilité

Voici des conseils pour les femmes enceintes et pour les futur.e.s parents (maman et papa)

ou pour les femmes qui nourrissent leur bébé au sein : 

 1. C’est mieux de manger des fruits et légumes :

• de saison.

Par exemple, on ne mange pas de fraises en hiver en Belgique : d’où croyez-vous qu’elles viennent et comment sont-elles conservées le temps du voyage vers nos super-marchés ?

• locaux.

Ça veut dire des fruits et légumes de Belgique, c’est-à-dire qui ne sont pas transportés de l’autre coin de la planète, d’Asie par exemple, dans du plastique (de nombreux scandales de sécurité alimentaire depuis quelques années viennent d’Asie)

  •et biologiques.  

Nb on ne peut pas toujours manger bio mais alors, laissez tremper vos fruits et légumes dans du bicarbonate de soude : actuellement certains préconisent de laisser tremper aussi les légumes et fruits BIO.

Ça veut dire aussi qu’on n’utilise pas de produits chimiques pour faire pousser les fruits et légumes si on a un potager.

2. Quand on chauffe de la nourriture,

c’est mieux de chauffer dans du verre ou dans de la céramique. 

Dans le plastique, il y a des produits qui sont mauvais pour la santé. Ces produits peuvent aller dans la nourriture ou dans les boissons par simple contact au niveau de la paroi. Vous en avez sûrement déjà entendu parler PFAS, bisphénol A …et tous ceux qui n’ont pas encore été étudiés….pff 

Surtout quand on chauffe le plastique.

C’est pour ça aussi qu’il Il ne faut pas boire de boissons chaudes dans des verres en plastique, méfiez-vous aussi des « contenants » en papier (plus écologiques paraît-il … pff pour que votre tasse en papier tienne le liquide, il faut du plastique souvent du côté interne d’ailleurs ..vous avez déjà vu du papier imbibé d’eau ? Cela ramollit ).

je ne dirais pas « plastiques SANS danger » mais avec moins de danger.

méfiez-vous parfois le contenant appartient à ces plastiques mais pas le couvercle !

 

3. C’est mieux d’utiliser des poêles en acier inoxydable.

C’est un type de poêle.

Il faut regarder sur l’étiquette pour savoir.

Éviter le Téflon et le matériel de cuisine en plastique !

4. Il ne faut pas boire de boissons dans les canettes. Il y a des produits dangereux pour la santé dans les canettes (la paroi de la cannette), sans compter que ces produits ne sont pas sains, et leurs compositions parfois non accessibles (la formule du Coca@ est un secret).

Si vous avez une gourde, choisissez la en inox ( l’intérieur est gris et ressemble à de l’aluminium)

5. C’est mieux de ne pas trop utiliser de produits de beauté.

Surtout ceux avec des phtalates, triclosan ( que l’on retrouve notamment dans des dentifrices et des solutions de rinçage buccal pour la « bonne haleine ») et des parabènes. Ce sont  des produits dangereux pour la santé.

Il faut regarder les étiquettes sur les produits (et apprendre à les lire) ET utiliser l’application INCI beauty 

6. Il faut laver les nouveaux vêtements avant de les mettre. 

Dans les vêtements, il y a parfois des produits qui sont mauvais pour la santé (comme des PFAS utilisés pour le transport et limiter le risque d’incendie lors de ces transports)

Ce conseil est valable aussi pour les vêtements pour le bébé et je dirais même SURTOUT pour lui, votre bébé est plus fragile que vous à ces substances.

7. Il faut laver les nouveaux jouets quand c’est possible.

Parce qu’il y a souvent des produits dangereux pour la santé. 

C’est mieux de prendre des jouets d’occasion (si en plastique, vérifiez le degré d’usure - les griffes, s’ils sont fort abimés et si ils sont en bois, vérifier qu’ils n’ont pas été « ré-vernis » récemment)

Si les jouets sont nouveaux, il faut enlever l’emballage et laisser le jouet à l’air quelques jours avant de l’utiliser.

8. C’est mieux de manger des petits poissons.

Dans les gros poissons, il y a des produits dangereux pour la santé. Il faut manger des gros poissons 1 fois par semaine ou moins. Certains parlent de 2 X par semaine dont une fois du poisson « gras », mais ici, c’est l’effet toxique sur le fœtus des métaux et polluants retrouvés dans les poissons qui sont en cause.

Rappelez-vous le fœtus n’est pas un adulte en miniature : il est beaucoup plus fragile que vous

Par exemple, le thon : non seulement il contient des métaux lourds, mais sa chair est au coeur d’un scandale européen de sécurité sanitaire : on y injecte des nitrites pour la rendre plus rouge et plus appétissante du coup (cette méthode est aussi au coeur d’un scandale pour le « recyclage » de la viande et des charcuteries, comme le jambon reconstitué)

9. Il ne faut pas trop cuire (ou brûler) les céréales ou les pommes de terre.

Parce que quand on cuit trop, il y a alors une substance qui est produite dans la nourriture.

Par exemple quand on a grillé sa tartine trop longtemps et qu’elle est un peu noire, idem pour les BBQ?

Ce produit peut créer des cancers.

Cependant, les céréales et les graines doivent aussi être bien cuites et il faut respecter les conseils d’utilisation (souvent il y a un temps de trempage long à respecter pour en faciliter la digestion). Il faut mieux manger des protéines végétales que trop de protéines animales (voir la capsule un mode de vie sain)

10. Il faut prendre assez de vitamines par jour.

Certains médecins fonctionnels et nutritionnistes estiment que les légumes et les fruits actuels sont moins « nourrissants » qu’avant. Je n’ai pas d’avis sur la question mais avant une grossesse, il est intéressant de combler ses déficiences.

Surtout de l’iode qui manque en Belgique et l’acide folique en pré-conceptionnel.

Attention à certaines vitamines qui, en excès, ne sont pas bonnes pour une femme enceinte (comme la vitamine A).

C’est important pour que le cerveau du bébé se développe bien.

On peut demander conseil à son médecin pour choisir les vitamines.

11. C’est mieux de prendre des meubles d’occasion.

Dans les nouveaux meubles, il y a souvent des COV (composés organiques volatiles).

Les COV sont des produits mauvais pour la santé.

Il y a aussi souvent des COV dans la peinture.

Il faut aussi éviter de faire des travaux ou de la peinture (et sinon, préférer les peintures bio ou à l’eau).  

Et il faut bien ouvrir les fenêtres pour aérer la pièce.

12. C’est mieux de ne pas utiliser du parfum à l’intérieur : encens ou parfums d’ambiance.

Il y a souvent du parfum dans les bougies ou dans les toilettes. C’est mauvais pour la santé.

Et bien faire circuler l’air 15 min le matin et 15 min le soir hors périodes d’heures de pointe si vous habitez en ville ou hors période d’épandage si vous habitez à la campagne.

Si vous souhaitez avoir un enfant, un questionnaire existe sur leur site, qui vous donnera des conseils personnalisés : Lien vers le questionnaire

Vous pouvez aussi télécharger la brochure suivante sur les 1000 premiers jours 

https://www.ssmg.be/wp-content/uploads/Cellules-spec/Environnement/231123-Webinaire-pFAS/Br-FR-Se-proteger-perturbateurs-endocriniens.pdf

Vous faites de votre mieux jour après jour, c’est un super projet de vouloir porter et donner la vie, ne l’oubliez pas 😉


il s’agit de quelques remèdes cités par ci par là que j’ai regardés un peu plus avant.
je pense que cela peut être une alternative dans notre arsenal thérapeutique
cela n’a rien de scientifique même si j’ai essayé d’appliquer mon esprit critique
si remarques ou si vous avez testé d'autres remèdes, n’hésitez pas à me contacter et me les donner que je puisse compléter cette capsule au profit d'autres patientes.


j’espère que cela va nous aider, veuillez aussi noter que ces recherches initialement ont été pour mes collègues gynécologues.

Le Gattilier


(plante : arbre au poivre ) : certains citent la prise orale de poivre dans 1 cuillère à soupe d’aloé vera 2x/J
a une action qui augmente la progestérone et diminue la prolactine
il régule le syndrome prémenstruel et lutte contre les règles irrégulières, et aide dans les
troubles prémenstruels
dose retrouvée dans la littérature 20mg / j (extrait sec)

La Bromelaine

arthrose et rhumatisme : améliore la polyarthrite rhumatoïde chronique
une étude a montré que son association avec de la trypsine = même efficacité que
diclofénac dans l’arthrose


les produits laitiers diminuent son efficacité
posologie : 125 à 500 mg/j 3/J en voie orale (DYNVEO @)
diminue les Douleurs, inflammation et oedèmes
Douleurs rhumatismales et troubles digestifs
à prendre ENTRE les repas
sauf si donnés pour améliorer la digestion : alors 200 à 2000mg/j en 4X pendant les repas
Les effets secondaires apparaissent pour des doses importantes


troubles digestifs +++
et
ménorragies (effet anti aggrégant plaquettaire)
contrindication
femmes enceintes et allaitantes
< 6 ans
allergie à l’ananas, au pollen d’Olivier et au venin d’abeille (allergie croisée)
attention à la prise d’anticoagulants et Antiobiotiques
peut être donné en voie externe sous forme d’onguent et de crème pour accélérer la
guérison des plaies (brûlures de 2 et 3ème degré)

Le Shatavri



(appartient à la famille des asperges : asperge sauvage qui pousse en Inde)
remède ayurvédique
shat = 100
avar = en -dessous
vri = racine (ou pfs traduit par mari)
la plante aux 100 racines en dessous du sol / celle qui a100 maris (un programme)
elle contient notamment des flavonoïdes, des glycosides stéroïdiens et des saponides
stéroroïdiennes.


Elle contient des glycosides stéroïdiens (qui ont effet stimulant sur l’hypothalamus ,ce qui
permet de satisfaire l’appétit rapidement).
Des saponines stéroïdiennes elles sont réputées pour leurs bienfaits sur l’activité
sexuelle. Elles interviennent également dans la gestion du taux de cholestérol et la gestion
de la glycémie dans le cas du diabète. En effet les saponines stéroïdiennes stimulent
différents organes tels que le pancréas, l’estomac, les intestins, le foie, et même la
vésicule biliaire.
Elles permettent aussi de stimuler le système immunitaire en combattant les inflammations
et les infections.

De la sarsapogénine qui agit sur les hormones de l’homme et de la femme notamment en
stimulant la production de progestérone et en traitant les syndromes prémenstruels ainsi
que les troubles liés à la ménopause. Ce principe actif permet aussi d’améliorer et
d’augmenter la production et la qualité du lait maternel. A cet effet, le lait subit une sorte
de processus de nettoyage.
Des composés flavonoïdes tels que la rutine, la quercétine et le kaempférol, qui sont entre
autre anti-oxydant, soutiennent l’immunité et sont anti-inflammatoires.
Du B-sitostérol un composé végétal naturel qui possède des propriétés anti-inflammatoire,
antipyrétique, antinéoplasique et immunomodulatrice.
Les applications médicinales du Shatavari
Il faut savoir que le shatavari peut être utilisé à tout âge, aussi bien pour la femme que
pour l’homme.


♦ Soutien et équilibre l’activité hormonale
Le Shatavari est une aide précieuse pour la femme à bien des égards et tout au long de
sa vie de femme : cycle féminin, accouchement, ménopause…
Il maintient le système reproducteur féminin en bonne santé, car c’est un tonifiant de
l’utérus (bon pour fertilité et la libido). Il revigore l’utérus et augmente le volume ainsi que
la qualité du sang menstruel.
Il est très utile en cas de dysménorrhées, de ménorragies, de métrorragies et permet de
prévenir les syndromes prémenstruels et d’apaiser Vata qui est souvent responsable de
symptômes pré-menstruels tels que les crampes, les douleurs abdominales, la fatigue…
Il augmente la production d’œstrogène et protège la femme lorsqu’elle allaite.
Il favorise la production du sperme chez les hommes et leur vigueur.
Il est très bon pendant la ménopause pour apaiser les bouffées de chaleur (grâce à ses
qualités rafraîchissantes, notion ayurvédique), et il permet de réguler certains de ses effets
( shatavari + ghee qui couplée avec du sirop de rose est très bon pour les bouffées de
chaleur).


♦ Décuple la sécrétion du lait (effet galactagogue)
Au cours de l’allaitement prendre du Shatavari permet d’augmenter la qualité et la quantité
de lait produit pour son bébé. Cet effet est dû à une augmentation de la prolactine
(hormone déclenchant la sécrétion lactée).


♦ Réduit l’acidité du système digestif
Shatavari soigne la digestion et plusieurs troubles tels que les ulcères gastriques, ou les
dyspepsies (signes d’inconfort dans l’estomac : ballonnement, douleurs, nausées,
éructations…).
La plante favoriserait également les changements de la muqueuse gastrique en diminuant
son acidité et en augmentant ses sécrétions, ce qui renforcerait la barrière mucosale et
diminueraient fortement les aigreurs et les fragilités dans cette région du corps.


♦ Tonifiant des tissus du corps

Shatavari nourrit et apaise les membranes des poumons, de l’estomac, des reins et des
organes reproducteurs en leur apportant aussi de l’énergie et du soutien dans leur
fonctionnement.
La plante augmente aussi les sécrétions du corps, la glaire, la cyprine et le lait.


♦ Booste le système immunitaire
Elle soutient la fabrication des globules blanches et permet d’apaiser le mental par sa
nature sattvique (harmonieuse, notion d’ayurvéda) ce qui permet au corps de mieux se
défendre contre l’envahisseur.
en conclusion
elle a donc une action globale sur l’ensemble de l’appareil génital de la femme (stabilité,
régulation et le renforce )
renforce l’équilibre de la femme de la conception à la grossesse, et ensuite en post-partum
action sur la fertilité (soutien)
diminue le risque de Fausses-couches
et augmente la prolactine
action sur le PMS (syndrome pré-menstruel) : action décongestionnante, diminue les D+ menstruelles, diminue le
PMS : humeur, rétention hydrique, prise de poids, Douleurs des seins, céphalée, nausées et crampes

Ménopause : diminue les BC, régule les « humeurs » (diminue les Douleurs dans le bas et sécheresse)

Le Maca

MACA : « le viagra péruvien »
Le nom scientifique de la Maca est Lepidium meyenii. Lepidium est la transcription du grec
lepidion, diminutif de lepis, coquille, et signifie petite coquille, sans doute par allusion à la
forme des fruits. Cette plante appartient à la famille des choux, cresson, radis


La Maca est une plante originaire de la puna (région des hautes altitudes de la cordillère
des Andes, entre 3800 et 4000 d'altitude). Elle était largement cultivée pendant la période
pré-colombienne. La Maca fait partie de la famille des crucifères : il s'agit d'un tubercule.
Ses parties aériennes ressemblent à des feuilles de pissenlit, disposées en rosette. On la
nomme aussi Ginseng péruvien en raison de ses supposés effets positifs sur les capacités
sexuelles et reproductives.
La partie utilisée est le tubercule de la plante (disponible sous forme de poudre)


Les propriétés santé de la Maca sont dues à sa richesse en protéines, acides aminés -
essentiels notamment - (lysine et arginine), oligo-éléments dont le fer, alcaloïdes et encore
des substances qui agiraient directement sur les systèmes hormonaux masculin et
féminin. Elle contient aussi de la vitamine B et C
60 % glucides, 10% protéines, 8,5% fibres, minéraux, vitamines et antioxydants
La Maca est une plante énergisante qui redonne de l'énergie physique et mentale, elle
donne une excellente vitalité pour toute personne en vide d’énergie : anémie, fatigue,
convalescence…
Elle lutte contre la fatigue physique (chez les sportifs augmente les performance et
l’endurance).
Aurait un effet protecteur contre le cancer de l’estomac.
Elle a également un effet sur la santé sexuelle des hommes et des femmes. Elle
augmente la libido et le bien être psychologique.
Elle améliorerait aussi la fertilité masculine et la fertilité féminine (augmente la
spermatogenèse et la mobilité spermatique pex). Cependant, ses effets sur la sexualité et
la fertilité ne sont pas prouvées par des études scientifiques fiables. Mais est d’un usage
habituel au Péru (en association avec le TRIBULUS)
Enfin, la Maca semble avoir un effet équilibrant de l'humeur chez les femmes
ménopausées. elle diminue les bouffées de chaleur et les symptômes de la MNP (en
association avec gelée royale et Tribulus). Lutte contre l’ostéoporose. Anti-vieillissement
Douleurs articulaires … sans augmenter les hormones.
Règles douloureuses et troubles du cycle en association avec la spiruline


Maca et sexualité
La Maca est une plante qui a la réputation d'être une plante qui améliore la santé sexuelle.
Ses propriétés aphrodisiaques ne sont pas scientifiquement prouvées mais il est possible
que ses effets sur la santé sexuelle soient dus à ses propriétés énergisantes.

Sous quelles formes : poudre, gélules ?
La Maca existe sous différentes formes : gélules, capsules, extraits liquides ou poudre.
Mieux vaut privilégier la Maca en poudre car elle peut être intégrée à l'alimentation (elle a
un petit goût de noix caramélisée non sucrée) : mélangée dans une boisson chaude ou un

jus de fruit, saupoudrée sur une salade… La poudre de Maca doit être conservée dans un
endroit sec et à l'abri de la lumière.
Si le dosage est plus important, les comprimés sont la forme à choisir.
Partie utilisée de la plante
Ce sont les racines de la plante qui sont utilisées pour un usage thérapeutique.

A consommer entre 1 g et 1.5 g par jour !

Posologie
En poudre : Il est recommandé de consommer de 500 mg à 1 g de Maca 2 à 3 fois/
jour soit entre 1g et 1,5g. Pour un effet énergisant, il est conseillé de prendre une
cuillère à café bien remplie ou une cuillère à soupe rase de poudre de Maca diluée
par exemple dans une boisson chaude.
"En comprimés, cela dépend du dosage. Il faut suivre la prescription du laboratoire
qui a fabriqué le comprimé. En général, la posologie est de 1 à 2 comprimés 3 fois/
jour selon le niveau recherché
Déconseillée pendant la grossesse, l'allaitement, l'enfance et en cas de syndrome métabolique.


Il est recommandé de faire des cures de 2 à 3 mois de Maca et de ne pas prendre cette
plante au long cours même s'il n'existe pas de problèmes connus. L'Agence Nationale de
sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail déconseille la Maca
chez les personnes ayant  un syndrome métabolique (mais je n’ai pas retrouvé pourquoi).
Aucune étude n'ayant été effectuée chez la femme enceinte, l'usage de Maca est
déconseillé chez les femmes enceintes et allaitantes, tout comme chez l'enfant.
Effets secondaires indésirables
Il n'existe pas d'effets secondaires connus pour la Maca.
Interaction médicamenteuse
Aucune interaction avec d'autres plantes ou des médicaments n'est connue.


Bien-être et Santé
◦ Énergisant
◦ Diminue le stress et l’anxiété
◦ Diminue les risques de dépression [6] [7]
◦ Favorise l’équilibre nerveux et l’équilibre émotionnel
◦ Aide à diminuer l’acné et l’hypersensibilité de la peau
◦ Antioxydant puissant
◦ Renforce le système immunitaire
◦ Favorise la guérison des plaies en altitude [8]
Santé sexuelle
◦ Aphrodisiaque (augmente la libido et la rigueur sexuelle)
◦ Favorise la fertilité
◦ Augmente la production de sperme chez l’homme
◦ Faciliterait les érections (viagra naturel), combat l’impuissance (dysfonction érectile)
◦ Solutionnerait les problèmes d’adénome de la prostate (hyperplasie bénigne de la
prostate) en diminuant le volume de la prostate

Santé des sportifs
◦ Augmente l’endurance lors d’efforts sportifs
◦ Combat la fatigue physique
◦ Diminue les effets négatifs de l’altitude (lors de randonnées en montagne, par
exemple)
Santé de la femme
◦ Diminue les symptômes liés à la ménopause
Santé des os
◦ Diminue le risque de fracture des os (source significative de calcium)
◦ Réduit la perte de masse osseuse liée à l’ostéoporose [10]
Circulation sanguine et pression artérielle
◦ Réduit les risques d’hypertension (source significative de potassium)

L’Huile essentielle de Basilic


L’huile essentielle de Basilic agit rapidement en raison de ses propriétés
antispasmodiques.
Le basilic est particulièrement indiqué contre les spasmes, car il est très concentré en
estragole (méthyl-chavicol).
Par voie orale : une goutte d’HE de basilic sur un cachet neutre en cas de spasmes
violents. Ne pas dépasser trois prises par jour.
Par voie cutanée : une goutte d’HE de basilic à mélanger à 6 gouttes d’huile végétale
(amande, coco, argan). Masser la région douloureuse (bas-ventre) en mouvements
circulaires et légers. Les résultats sont quasi instantanés.
L’HE ne doit pas être utilisée chez la femme allaitante (en général pas réglées !)

La tisane de Framboisier



aurait un effet sur toutes les étapes de la vie d’un femme (je n’ai pas trouvé bcp d’articles
« sérieux » sur le mécanisme)
à la puberté : harmonisation des hormones avec un effet sur l’acné
pendant les règles : diminue les douleurs (via un effet antispamodique et via une meilleure
balance estro-progestative) et diminue les hémorragies (paradoxalement : aurait un effet
utérotonique aussi)
améliorerait la fertilité masculine et féminine (via la stimulation des sécrétions d’E2 et de
progestérone)
pendant la grossesse : déconseillée pendant le premier trimestre mais diminue le risque
de Fausses-couches (relâche l’utérus si Contractions Utérines prématurées et diminue la tension sur le col dans ce cas de
figure)
à l’accouchement : diminue les hémorragiques (via son effet utérotonique), améliore la
cinétique et ramollit le col
pendant l’allaitement favoriserait la montée laiteuse (retrouvée que sur un seul site)

aurait une action sur les fibromes, endométriose … un cas retrouvé de bénéfice sur une
névralgie pudendale (via quelle action ?)
via son effet antispasmodique : diminution des crampes digestives (entérocolite pex)
dosage : 1 à 3 tasses / J de tisane (200ml à ébullition sur feuilles de framboisier, laisser
infusion 10 min)
si besoin d’une action plus ciblée : il existe des macérats (de bourgeons de framboisier et
pas de feuilles dans ce cas-là) ou des compléments alimentaires


par précaution les 3 premiers de grossesse
effet sur les hormones néo sein ou hormonodépendant

et enfin, je vous soumets ce site


https://mylivia.fr ou via https://www.paingone.com/be-fr/regles-douloureuses/
ce dispositif se vend chez médiamarkt ou même krefel, je pense même que vandenborre propose de l’essayer.

En tant que gynéco, nous avons droit à un code (que je ne connais pas par coeur …sorry) pour que vous puissiez bénéficier d’une réduction… évidemment faites votre marché (peut-être est tout de même moins cher via les magasins que directement sur le site ?)

Je reviens d’un congrès du CRGOLFB (Collège Royal des Gynécologues Obstétriciens de Langue Française de Belgique) qui a eu lieu ce 02 décembre 2023 :

Le sujet :

Les Violences gynécologiques et obstétricales :

(in) former pour prévenir

Si vous ne l’av(i)ez pas deviné, je suis féministe ( un jour il faudra que je définisse ce que j’entends par là) et toute violence faite aux femmes me révolte.

Néanmoins, je pense que ce terme de VOG (Violences Obstétricales gynécologiques) n’est pas bien défini; 

Ce problème de priorité politique non éthique (c’est mon avis) n’est pas propre au seul milieu du soin à la personne; je pense à la transmission des connaissances (l’enseignement en d’autre terme), notamment, ou à d’autres métiers de soins / services / aide à la personne …. Bref je m’éloigne de mon sujet.

Ce sujet me touche donc de très près car en tant que médecin, et de gynécologue j’ai aussi l’impression d’un « bashing » : la ou le mauvais (et il/elle le sera toujours) gynécologue face aux défenseurs et défenseuses du Naturel, les « garants et garantes » du retour à « avant », qui me semblent comme tout extrémisme, manquer de nuances et qui prennent tout autant en otage le corps des femmes qu’un milieu médical qualifié de « patriarcal ».   ET le terme de violence prend pour moi (et je ne suis certainement pas la seule !), une connotation d’intention, de volonté, de préméditation qui n’est pas le reflet de ma pratique.

La médecine s’apprend et cela prend des années : étudier, passer et réussir des examens, faire des stages, lire la littérature, faire des gardes, vivre l’expérience des femmes, voir les complications, voir leurs traitements et étudier leurs préventions, … bref doit-on tout dire aux patientes ? Comment les informer ? Savez-vous que l’on peut mourrir d’une grossesse (et d’ailleurs dans les années 1980 -1990 on disait qu’une femme mourrait dans le monde chaque minute d’une complication d’une grossesse) ? 

On ne peut pas assimiler toutes ces connaissances quand on vient enceinte à ses rendez-vous, non seulement les assimiler mais les « digérer » et les relativiser

Et Entre 

Et 

Tout se passe mal (médicalisation maximale)

Et Bien chacun.e fait de son mieux : la maman qui accouche, et son entourage ainsi que l’équipe soignante en fonction du jour et des circonstances.

Le contexte médical

(que je vous propose de passer si vous ne voulez pas lire les chiffres bruts donnés et passer directement au résumé)

La mortalité maternelle est et reste un fléau dans le monde 

En 2021, les États-Unis détenaient le plus haut taux de mortalité maternelle des «pays développés»: 23,8 femmes décédées pour 100 000 naissances, les Afro-Américaines risquant le plus leur vie pour une moyenne de 55,3 femmes mortes pour 100 000 naissances; je ne suis pas épidémiologiste, je ne peux pas en expliquer toutes les raisons : la pauvreté, l’accès aux soins mais pas que : en mai 2023 une sprinteuse noire américaine, Tori Bowie est morte à 8 mois de grossesse et Serena Williams, célèbre tenniswoman, a failli elle-aussi mourir lors de la naissance de sa fille, Alexis Olympia. (Sources Actuelles France 24).

contrairement aux autres primates, nous n’accouchons pas seule en nous retirant dans un coin et revenant ensuite avec un bébé capable de se déplacer avec nous.  Il y a une complexité propre à l’accouchement humain : la femme prend plus de risques en portant la vie à cause de :

en fin de grossesse, ce cerveau foetal va représenter

10% du poids du bébé

50% du métabolisme de base du bébé

(NB dystocie = la dystocie désigne la difficulté, essentiellement mécanique, qui peut survenir lors d’un accouchement.  Ce terme est utilisé tant chez les animaux que chez l’être humain.  On lui oppose l’eutocie, un accouchement qui se déroule « normalement »)

Ce dilemme obstétrical humain serait responsable à lui seul de 10% de la mortalité maternelle « dans la nature*».

Tous ces faits ainsi que d’autres données comme l’âge de la maman, ses antécédents médicaux (qui vont augmenter avec son âge…) pour ne parler que du corps de la maman (car on pourrait aussi penser à la « qualité intrinsèque du bébé » liée à l’âge aussi du papa, des polluants environnementaux, de la nutrition maternelle (et certains parlent de celle du futur père), du stress dans lequel la maman mène vaille que vaille sa grossesse en faisant de son mieux -cf la capsule sur la fertilité et adopter un mode de vie sain, notamment), expliquent que certaines études témoignent de

En moins de 200 ans, la mortalité maternelle « naturelle » a été diminuée par 100 grâce à une meilleure surveillance , une prévention et un traitement précoce des complications « naturelles* » de l’accouchement.

(* naturelles ou dans la nature = sans intervention humaine, le cours naturel, habituel des choses). 

En résumé

Le but n’est pas de faire peur mais n’avoir, dans nos pays, que MAXIMUM 60% de chances de vivre une naissance physiologique pour la maman signifie que la « nature » ne fait et ne ferait pas bien les choses dans MINIMUM 40% des naissances sans une intervention médicale.

Cela ne justifie pas pour autant une (hyper) médicalisation de toutes les naissances, il y a une pratique des soignants qui change et évolue.  Mais il faut reconnaître que la médicalisation de l’accouchement constitue une avancée pour la santé des femmes et des enfants puisqu’elle a permis de réduire les taux de mortalité maternelle et infantile ainsi que les complications liées à la grossesse et l’accouchement.

Dans la majorité des pays occidentaux, l’institutionnalisation et la « technicisation » des accouchements apparaissent dans les années 1950 - 1960 lors du mouvement de modernisation des hôpitaux, le développement d’appareils de surveillance de la mère et du fœtus (le monitoring perpartal pex) et la diffusion de l’analgésie péridurale et de la césarienne.   Cette « modernisation de l’obstétrique » vise à réduire fortement les complications et la douleur des femmes

(je vous rappelle que c’est encore ce qui nous motive : suivre, prévenir ce qui est possible et/ou ce qui pourrait arriver, limiter, et, le cas échéant, dépister et traiter les complications sans nuire à la patiente et à son bébé

L’appropriation du corps des femmes par l’institution médicale, justifiée (et salvatrice) en cas d’urgence ou de circonstances médicales peut vite être perçue comme excessive quand tout se passe « physiologiquement » / « naturellement » et fait l’objet de critiques et de revendications de la part des patientes mais aussi du corps soignant qui se remet en perspective : Cette médicalisation peut toutefois également conduire à des actes et comportements qui ne respectent (ou ne semblent pas respecter) pas l’intégrité physique, mentale et sociales des femmes.  

Le contexte social

- je ne sais pas comment le nommer, mais celui-là je vous conseille de le lire, il est moins « factuel »

Lors de cette matinée, il a été dit que pas moins de

est victime de violences de nature sexuelle dans sa vie.

ont subi des violences éducatives.

L’OMS parle de

qui indiquent avoir été exposées à des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie.

Ces violences entraînent des problèmes de santé physique, mentale, sexuelle et reproductives parmi ces victimes.

Le vécu traumatique d’une naissance est d’origine plurifactorielle :

Une naissance physiologique/naturelle peut en soi engendrer un choc post-traumatique 

Une césarienne non programmée (toutes raisons confondues) est associée à 30% de syndrome de choc post-traumatique même quand tout se « termine bien »

Ainsi

Une même situation 

sera vécue différemment par deux femmes

sera vécue différemment selon le parcours de vie de la maman

sera vécue différemment selon son état de santé

sera vécue différemment par l’équipe de soin autour d’elle

va réveiller via le système des émotions, une série de représentations psychiques

chez la maman

chez la ou le partenaire

chez les grands parents

chez les ami.e.s

parmi les intervenants « professionnels », ce que nous oublions souvent nous-mêmes

——————

A aussi été abordé la possible psychopathologie des soignants : 

Non seulement, nous pouvons être parmi les femmes victimes de violences sexuelles (1 femme sur 5) mais (attention, j’ai hésité à le partager mais je pense qu’il le faut), on retrouve aussi dans le corps soignant les mêmes pathologies psychiatriques que dans la population générale :

Soit des pathologies psychiatriques en lien avec des pulsions sexuelles 

responsables de « pratiques inappropriées » voire pire d’abus sexuels : dans notre métier, on retrouve 3X plus de soignants (femmes et hommes) condamnés pour abus sexuels par rapport à la population générale des agresseurs (soit des chiffres comparables à ceux retrouvés dans des milieux sportifs ou ecclésiastiques) ainsi ont été cités hier ….

Quelques études par exemple :

Stagiaire J Gen Med juil 2019; 34(7)

victimes principalement féminines

victimes jeunes

agresseurs > 39 ans, masculins dans un contexte hors universitaire

on a considéré la pulsion sexuelle de l’agresseur

attouchements 33%, sodomie 31%, viol 16%, pédophilie 14%

Institut nationale de la santé publique étude de 2000 à 2009 au Québec

le nombre de mesures disciplinaires prises par les autorités médicales pour abus sexuel

25/10 000 : IL Y A donc UNE SURREPRÉSENTATION dans notre milieu

prévalence des infractions sexuelles en population générale 

6/ 10 000 en 2000 et 10/10 000 en 2019

La définition

La FIGO (International Federation of Obstetrics and Gynecology ) va classer les « abus et manque de respect pendant la naissance » en

Traduction libre de ma part

selon Wikipédia

Les violences gynécologiques et obstétricales sont les comportements, actes, paroles, ou omissions commis par le personnel de santé, qui ne sont pas justifiés médicalement ou sont accomplis sans le consentement libre et éclairé d’une femme enceinte, d’une parturiente (note en train d’accoucher / en travail), ou d’une jeune mère.

Des comportements inappropriés ou sexistes sont aussi recensés.

Plus généralement, les violences gynécologiques sont, quant à elles, celles vécues par toute femme ou personne porteuse d’un utérus (et d’un vagin ?) à l’occasion de soins ou d’examens en lien avec la santé sexuelle et reproductive.

Miller et al. : Les éléments mobilisés pour définir ce concept de VOG varient selon le contexte politique, économique et social du pays ou de la région.  Ils oscillent entre le « too little, too late » (essentiellement les pays du Sud) avec une sous-utilisation des services de santé, des ressources humaines et des plateaux techniques insuffisants, de multiples formes de négligence et des taux de mortalité maternelle et infantile élevés, et le « too much , too soon », qui se rapporte aux routines de surmédicalisation, sans justification rationnelle, des pratiques abusives et mutilantes et qui caractérise plutôt les pays du Nord dits riches (je vous rappelle tout de même les taux américains de 55,3 femmes afro-américaines décédées pour 100 000 naissances en 2021 !!).

Bien que la notion de VOG (2013 Marie-Hélène Lahaye) soit relativement récente en France (2017 rapport institutionnel de la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa) et en Europe (2019), elle s’était déjà imposée depuis plusieurs années en Amérique Latine.  Dès le début des années 2000, des féministes ont publié des articles décrivant les violences verbales, physiques et sexuelles vécues par certaines femmes à l’hôpital, ainsi que des données sur l’usage parfois inapproprié et abusif de certaines pratiques médicales : le Vénézuéla a été le premier pays au monde à inscrire les « violences obstétricales » dans sa loi nationale, suivi par l’Argentine, le Mexique, le Brésil et l’Uruguay (il est inquiétant de constater que le droit à l’IVG dans ses pays et le droits des Femmes y régressent actuellement).

Mon opinion

Les mouvements #metoo et #balancetogynéco et #paietonutérus permettent de libérer la parole des femmes depuis longtemps(dans une société patriarcale) bâillonnées et dans une société qui refuse d’écouter, les voix s’élèvent : on crie son injustice ou son ressenti.

Je pense que plutôt de s’opposer au monde médical, d’éprouver une défiance grandissante vis-à-vis du monde médical (le risque est bien là, quitter la sécurité acquise de la médecine, et quitter la sécurité d’une prise en charge rapide et appropriée en cas de dérapage ( la nature ne fait pas toujours bien les choses dans l’espèce humaine cf supra ), nous pouvons ensemble repenser à l’accompagnement de la grossesse physiologique, tout en gardant en tête que la modernisation des soins est un progrès qui sauve des vies.

Le soignant n’a pas l’intentionnalité d’être violent dans la prise en charge des complications (mais il existe des soignants maltraitants et délinquants comme dans toutes les couches de la société) mais cette prise en charge peut être violente selon les circonstances et se doit d’être efficace et rapide.  L’équipe soignante doit prodiguer des soins conformes à l’état actuel des connaissances et donc suivre des programmes de mise à niveau de ses pratiques et connaissances. 

En France, les études montrent que 10 % des mamans sont insuffisamment satisfaites de la considération de leur douleur : l’insatisfaction et l’isolement ressenti suite à un syndrome de stress post-traumatique (qui vous vous en souvenez peut survenir lors d’une naissance « naturelle ») est un

La dépression qui peut en résulter, le sentiment de manque de contenance (ne pas hésiter à nous poser des questions sur ce qui s’est passé - nous n’avons pas toujours le temps dans l’urgence de parler, parfois il faut faire naître le bébé rapidement), n’est pas à négliger :

Actuellement

en France, le suicide maternel est responsable de la moitié des morts maternelles entre le Jour 42 et la première année post-partum.

En Belgique la dépression est de 28% , ce qui est supérieur à la population européenne.

La dépression post-accouchement est responsable du suicide maternel, et est un risque en fonction des antécédents de la maman (1 femme sur 5 avec des violences sexuelles dans notre monde), du vécu personnel de son accouchement et du sentiment d’impuissance qu’elle a pu ressentir ou de sa perte d’autonomie lors de la naissance ou après (l’allaitement n’est pas si facile et « naturel » que cela).

Ceci peut être minimisé en discutant avec votre équipe soignante (que ce soit en hospitalisation « classique » ou en plateau technique) de vos projets de grossesse et de naissance : les aborder avec l’équipe pour une cohérence de soins?

On parle de plus en plus de  bientraitance qui est une nouvelle discipline universitaire.

Nous devons écarter les professionnels de santé dotés de personnalités pathologiques.

Lutter contre la maltraitance institutionnelle, qui est due à de mauvaises conditions de travail qui touchent les patientes et les soignants : surcharge de travail, effectifs insuffisants, contraintes économiques et démographiques (tout ceci s’est accéléré après la crise COVID et l’exode des soignants hors du soin).  La qualité de soins est impactée et la disponibilité auprès des patientes (mais c’est général hors du domaine de la périnatalité) en est réduite avec un sentiment d’isolement, d’abandon, d’impuissance qui seront le terreau du sentiment d’insatisfaction obstétrico-gynécologique ( pouvant être ressenti comme d’insupportables VOG)

Et au lieu de parler de violence, (et surtout de l’intention derrière)

si ensemble, la maman, son accompagnant, (le bébé même !), l’équipe soignante, nous faisons de notre mieux; je parlerais plutôt de traumatisme : ce qui se passe peut ne pas être ce que l’on a espéré, et il y a un temps / un espace où il peut y avoir une perte de sens, une perte d’autonomie (la situation échappe au projet de naissance), un sentiment d’impuissance, une incompréhension qui, non accompagnés ou non perçus par l’équipe (et cela peut arriver avec une naissance « naturelle » aussi, cf supra) ou insuffisamment supportés, peuvent mener à un traumatisme obstétrical. 

À ce sujet, je vous invite à lire la feuille de consentement éclairé du CRGOLFB (disponible sur mon site cf capsule 14 - Consentement éclairé obstétrical )

Il faut un village pour éduquer un enfant et soutenir une maman.

Ce sujet est vaste et cette capsule va répéter des informations que vous avez déjà lues dans d’autres capsules, ou si vous ne les avez pas encore lues, les informations peuvent différer légèrement (sur la grossesse, les cancers, la ménopause, la fertilité …), vous l’avez compris : NOUS SOMMES CONCERNÉES et CONCERNÉS tout au long de notre vie.

Je suis une petite formation en médecine environnementale et en préparant pour les étudiants en médecine de MONS (BeMSA) un exposé sur le cancer du sein, je pense que non seulement le changement climatique mais aussi notre activité humaine posent et vont poser de plus en plus de graves problèmes de santé personnelle et publique.

Sujet d’actualité : les perturbateurs endocriniens 

À votre échelle, vous ne pouvez pas éviter les perturbateurs endocriniens ou les polluants ou les ondes électromagnétiques mais vous POUVEZ limiter votre exposition personnelle.

Vous pouvez choisir de consommer autrement.

Il existe de nombreux gestes simples et économiques permettant de réduire l’exposition et l’imprégnation de l’organisme notamment aux perturbateurs endocriniens.

De très belles fiches de conseil téléchargeables existent sur www.docteurcoquelicot.com

Je ne prétends pas être exhaustive, malheureusement loin de là !

Selon les différentes voies d’exposition 

Voie alimentaire

Enfin, sans danger …. Disons les moins dangereux jusqu’à nouvel ordre (sous réserve de nouvelles découvertes scientifiques)

le nombre de perturbateurs endocriniens est actuellement sous-estimé et la majorité ne sont pas encore étudiés…ce qui signifie qu’on ne sait rien à leur sujet …principe de précaution .. ah oui ?

Voie aérienne 

et ne croyez pas que c’est meilleur dans un magasin bio …non non non .. j’ai scanné leurs produits : et même au sein d’une marque, quand enfin, j’ai trouvé un bon score … un autre peut être très mauvais…

il faut être vigilant

Bien évidemment cette liste n’est pas finie malheureusement, il y a par exemple, les expositions cutanées qui se superposent aux deux voies précédentes : un rouge à lèvre s’applique sur la peau des lèvres, mais il peut être en contact avec la muqueuse buccale (utilisée en médecine pour administrer certains médicaments), se respirer (le nez n’est pas loin) et s’avaler (si vous vous léchez les babines 😉  )

Je vous invite à vous documenter sur le sujet et à vous faire votre plan d’actions, nous ne pouvons pas faire tout, tous et tout le temps.

J’ai oublié plein de choses, je ne connais pas tout et la science ne parvient pas à suivre le nombre de produits issus de l’industrie.

À nouveau, je ne peux que conseiller mon site préféré en ce moment docteurcoquelicot : vous y trouverez plein de fiches / brochures/ conseils téléchargeables.

Après avoir abordé le sujet qui déprime, que puis-je faire positivement ?

Nb : l’activité physique sera traitée dans une autre capsule.

Ici aussi je l’ai déjà abordé dans diverses capsules (les mêmes que je cite plus haut), je tente de synthétiser les choses; je ne suis pas diététicienne ni nutritionniste, donc je vais rester générale et je vous invite à approfondir le sujet avec un.e professionnel.le de l’alimentation.

Sans surprise, le régime dit méditerranéen est reconnu pour ses bienfaits sur la santé et la prévention des maladies (et du vieillissement), adopté comme un mode de vie sain.

La base = la consommation d’aliments disponibles (manger local) et frais : fruits et légumes frais (on parle de 5 portions/ jour) + des légumineuses + des céréales complètes + poisson (! Limité à 2X/semaine en raison de la pollution), d’huile d’olive ( en tout cas, pas d’huile de friture ni de beurre respect des EPA/DHEA), des produits laitiers voire avec un verre de vin rouge de temps en temps (MODÉRATION).

Une consommation consciente et lente des aliments (qui alimentera la sensation de satiété).

Limiter le repas du soir.

Bien s’hydrater (je ne vais pas aborder la question de quelle eau (robinet, bouteille .. en tout cas, certainement pas de l’eau en bouteille plastique ! Cf supra les codes du plastique) , je ne suis pas compétente en cette matière) minimum 1L500 à 2L /jour.

illustrations eufic

Ce régime est basé sur des ingrédients d’origine végétale, limitant ainsi les matières grasses et les protéines animales mais faisant la part belle aux acides gras insaturés, en glucides complexes, en fibres alimentaires, en minéraux et en vitamines.

Schématiquement 

Légumes et fruits de saison, bio idéalement ET rincés au bicarbonate de soude

Céréales et légumineuses

Noix et graines 

Huile d’olive ou du beurre clarifié pour cuire à la poêle -aka ghee

Lait et fromages « de vaches », préférer le lait de brebis, chèvre

Poisson et volailles

Œufs (mais certains nutritionnistes disent que l’on peut consommer « à volonté » des œufs enrichis en W3, qui existent maintenant en bio)

Vin rouge 

Viande rouge ( < paume de main)

Sucreries

Collations : évidemment je pense aux barres , etc pas aux fruits et aux oléagineux

Aliments ultra-transformés (NOVA-4) : apprenez à regarder la liste des ingrédients !!!

que de couleurs !!!!!

Les légumes

Aux couleurs variées

Laitues, concombre, poivron, courgette, tomate (je sais c’est un fruit ;-), carottes, les choux (le brocoli !) et les autres légumes

Varier

Idéalement avec leur peau (! Aux femmes enceintes et la toxoplasmose => éplucher) si bio 

Les laver dans tous les cas

Et si pas bio, certainement les laver au bicarbonate de soude… cela dit certains conseillent de laver TOUS les légumes bio ou non au bicarbonate de soude

Les fruits frais

Orange (source de vitamine C), poire, prune, melon et pastèque (bonne source d’hydratation), les raisins (! C’est un fruit sucré), et les autres fruits 

Idéalement de saison

Lavés 

les céréales complètes

Les pains ou petits pains à base de farine complète

Seigle, épeautre, maïs, blé complet - à moindre teneur en gluten

Le boulgour entier

La pomme de terre

Le riz complet (bien le laver)

Le sarrasin

L’avoine

Le Quinoa

L’amarante 

…..

Complètes et bio et à rincer !!! (Pensez aux lectines)

Les sources de protéines

Les poissons de mer et d’étang/ rivière : à limiter à 2 max 3 fois /semaine à cause de la pollution (polluants éternels) et des métaux lourds, préférer les petits poissons à gauche (= en bas) de la chaine alimentaire et moins susceptibles d’être fortement contaminés (ils le seront tout de même, j’en ai peur).   

Variez-les

Poulet, dinde : les parties maigres (les polluants sont principalement liposolubles => ils se stockent dans la graisse …. Donc + c’est gras, + il y en a …. )

quantité 1 paume de main par portion

Réduire la consommation de viande rouge comme le bœuf (geste écologique en plus)

Lait et produits laitiers ou substituts du lait (soja, tofu, seitan, avoine, amande, riz …)  les choisir à faible teneur en sucre - ce qui est nettement moins « agréable à boire » je l’avoue

Les légumineuses

  (Illustration bianca au naturel)

haricots 

les pois

les pois chiches

les lentilles

les graines de soja

les fèves

   (Souvent à laisser tremper 8 à 12h au préalable et rincer) 

Les œufs : les experts ne sont pas tous d’accord, mais les choisir bio ou mieux avec omega3 (mais leur processus de production ?)… NB : je suis tombée sur des œufs Columbus Bio récemment..

Les huiles végétales

respecter les températures de cuisson … et oui … et tant qu’on y est, faites attention aux procédés de cuisson : vapeur, basse température … à l’autre extrême, nous avons le BBQ (et les morceaux caramélisés / brulés ) et la friture.

Huile d’olive, huile de coco

Huile de canola (cf la section lubrifiant dans la capsule fertilité)

Huiles d’avocat, noix, amande, … riches en W3

Le tahina provenant du sésame entier

Ce régime est pauvre en toxines (les légumes verts foncés à feuilles notamment = donneurs de groupements méthyle qui intervient dans les processus de détoxification https://nutrition.com/conseils/methylation-c-est-quoi) , contribue au renforcement du système immunitaire et du coeur (oméga3, vitamine C pex), réduit le risque de diabète de type 2 (= celui lié à l’âge mais c’est de moins en moins vrai, on en diagnostique de + en + jeunes), réduit le mauvais cholestérol et aide à maintenir un poids correct (je vous invite à lire sur l’effet obésigène des perturbateurs endocriniens).

La richesse de ce régime en W3 prévient les risques d’accidents vasculaires, lutte contre le vieillissement cérébral, aide à conserver une bonne vision, notamment.

Lire aussi https://docteurcoquelicot.com/wp-content/uploads/2023/10/01_fiche-alimentation-1.pdf

Enfin, en ce qui concerne l’alcool

Limiter l’alcool :

la consommation d’alcool est impliquée à des degrés divers dans plus de 200 problèmes de santé différents.  L’alcool est toxique pour de nombreux organes dont le cerveau.   

Cette toxicité s’aggrave avec la quantité consommée aussi bien en aigu qu’en chronique (assuétude ou alcoolisme - il existe de solutions d’aide si vous consommez de l’alcool de manière journalière les alcooliques anonymes Belgique 078/ 15 25 56 (tarif zone) 24H/24 et 7J/7 )

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Pour aller plus loin,

Je vous conseille aussi la lecture de ce livre

je l’ai trouvé bien écrit et clair

Je vous invite aussi à lire les capsules

en résumé, je vous invite à lire ces fiches de la SSMG

Selon le BMJ oncology, les cancers sont en augmentation chez les jeunes, cette tendance est pour l’instant inexpliquée mais menace de mettre à mal les systèmes de santé :

Chez les moins de 50 ans, le nombre de cancers a augmenté au cours des 30 dernières années : une augmentation de 79 % de nouveaux cancers et 28 % de décès :

1.Le cancer du sein ( qui est le type de cancer le plus répandu dans le monde) est responsable du plan grand nombre de cas et de décès associés chez les jeunes

2.Les cancers de la trachée et de la prostate

3.Les cancers du poumon, de l’estomac et de l’intestin

D’ici à 2030 : les nouveaux cas de cancer à début précoce et les décès associés augmenteront respectivement encore de 31 % et de 21%

entre 40 et 49 ans=> étendre les programmes de dépistage ? Aux USA, 19% de vies supplémentaires pourraient être sauvées grâce à un dépistage du cancer du sein à un plus jeune âge

On parle du cancer du sein mais il y a 18 sous-types différents (actuellement) : classiquement on connait le lobulaire et le canalaire mais nous devrions dire LES cancers du sein => on fait des génotypes et des phénotypes des cancers qui vont donner des informations pronostiques et thérapeutiques pour la prise en charge (on parle de thérapie ciblées, intérêt ou pas d’une chimiothérapie adjuvante ou néo-adjuvante …)

1. Fréquence

1 femme sur 7 à 8 sera touchée par la pathologie mais à peine 1 femme sur 10 a conscience de ce chiffre

Une centaine d’hommes par an en Belgique < 1% de l’ensemble des cancers du sein (hormonodépendant) => pour un homme risque de 1 pour 1000 mais pronostic de survie moins bon (diagnostic + tardif) - ils ne sont pas pour la majorité d’entre eux héréditaires.

3 populations

2. Diagnostic

On parle de 6 cancers du sein sur 10 qui sont découverts par les femmes elles-mêmes (ou leur partenaire)

Dépend de l’âge auquel le cancer sera diagnostiqué 

Bien connaître ses propres seins : 

les regarder, 

remarquer les changements de forme, 

la peau, 

une zone qui bouge moins bien, 

la palpation sous la douche (idéalement après les règles : pex tous les mois au 7ème jour après les règles)

Mais 6 femmes sur 10 évitent de se regarder dans le miroir !! (Honte de leurs seins => attitude + répandue chez les jeunes que chez les + de 50 ans) et selon certains sondages belges : 1 femme sur 3 se disait insatisfaite de ses formes féminines (< 34 ans ) alors que 7 femmes sur 10 considèrent leurs seins comme un élément important de leur féminité

9 signaux d’alarme

Une boule dans le sein

Une boule dans l’aisselle et au-dessus de la clavicule 

Une boule sur le sein

Une bosse dans le sein ou une fossette, un creux (mains au-dessus de la tête)

Un mamelon qui rentre ou qui gonfle

Un changement de forme du sein : forme ou taille

Une perte de liquide au niveau du mamelon (sang ++)

Une peau du sein « bizarre » inégale ou dure : peau d’orange (« cellulite » sur les cuisses)

Un changement de couleur de la peau du sein (rougeur, zones bleutées ou vertes : jamais vu)

NB à 20 ans la présence d’une petite boule = risque quasi nul d’un cancer

Auto-examen

« Je me sens bien, je suis certaine qu’il n’y a pas de problème »

Le fait d’être confrontée à la maladie chez un.e proche 3/4 des femmes connaissent au moins une personne atteinte d’un cancer du sein

Être porteuse d’une prédisposition génétique 

Mammographie  - IRM - échographie : dépistage individuel

Mammotest entre 50 et 69 ans tous les 2 ans (gratuit) : dépistage de « population »

Souvent entendu

« L’examen fait mal »

« je palpe mes seins moi-même »

« Les rayons »

3. Pronostic 

Plus de 8 femmes sur 10 survivent à leur cancer du sein grâce à l’amélioration des traitements mais aussi grâce au dépistage et au diagnostic précoce.

4. Les facteurs de risque et de prévention

30% des cancers du sein sont évitables par une hygiène de vie 

7 femmes sur 10 en Belgique présentent au moins 1 facteur de risque (évitable ou non)

Les plus fréquents 

le manque d’activité physique (39%)

le surpoids (37 %)

l’alcool

Les facteurs de risques que l’on ne peut changer

Facteur de risque = tout ce qui augmente le risque de contracter une maladie 

Dans le cancer = accumulation de mutations dans l’information génétique qui contrôle la croissance cellulaire

Prévention ou les facteurs de risque que l’on peut changer 

Selon l’OMS, un 1 décès sur 6 est dû à un cancer, et environ 1/3 de ces décès sont dûs à des facteurs évitables tels le tabagisme, IMC élevé, la consommation d’alcool, une alimentation pauvre en fruits et en légumes et la sédentarité

1. Les perturbateurs endocriniens 

Causent de nombreuses maladies (on en parle dans l’endométriose, dans les troubles de la fertilité …)

= des substances chimiques capables d’imiter l’action de nos hormones (bloquer ou au contraire augmenter leurs activités) - influencer 

Notre corps ne va pas faire la différence entre nos hormones endogènes et ces substances

Il est quasi impossible d’échapper aux perturbateurs endocriniens

Il est difficile de conclure car ils sont OMNIPRÉSENTS => essayer de les réduire

2.Son régime

5 portions de fruits et légumes ( poignée)

Éviter les aliments transformés

Éviter la malbouffe

Le tabac

Éviter le surpoids (obésité) 

Alcool 

chaque unité d’alcool par jour !! (< 10 unités/sem) : demi verre de bière, petit verre de vin, ..

3.Inactivité  

< 150 minutes d’exercice modéré : sport, marche active, avoir chaud et ne pas pouvoir chanter

12% moins de risque si physiquement actif

pour chaque tranche de 2 heures d’activité physique modérée à intense diminution du risque de 5%

job physique jardinage, ménage, vélo, marche …la danse, natation…corde à sauter, tennis, ramer…

Faire du sport dès le plus jeune âge ! 

Bénéfices du sport

Risque de récidive diminution du risque de 40 à 70 % si entraînement régulier et intensif

système immunitaire

régulation hormonale (facteur de croissance)

contrôle du poids et quantité de graisse (hormones et perturbateurs endocriniens lipophiles)

cancer du sein et du colon

forme et énergie traitements mieux supportés

yoga pilates 

30 min de sport/jour = même effet que le TAMOXIFENE (diminution de 40 à 50% le risque de récidive)

moins de dépression

transpirer 5 x 30 min/sem augmentation de nos battements de 10 à 20% -HIIT

4.Réduction du stress

La méditation : réparation des lésions ADN (télomères)

Via les hormones et leur régulation

Formelle ou informelle 

Ne pas laisser s’installer des « trauma » : étude sur la description d’une pièce versus la description d’un évènement important de sa vie

L’optimisme 

Première notion :

Toutes les douleurs chroniques, quelles que soient leurs caractéristiques et leur intensité, ont des répercussions physiques, psychologiques d’une intensité parfois très importante, et affectent le quotidien de la personne (femme ou homme .. et oui, y a pas que nous) qui en souffre.

Si leur prise en charge initiale est médicamenteuse et éventuellement chirurgicale, de plus en plus, la qualité de vie fortement impactée requiert d’autres thérapies alternatives qui arrivent bien souvent tardivement dans le processus de soins.  Elle sera pluridisciplinaire et centrée sur le patient.  

Plus la prise en charge est précoce, plus les patients sont soulagés 

En effet, ces patient.e.s peuvent développer une hypersensibilisation progressive avec un seuil à la douleur abaissée et des boucles de la douleur exacerbées 

En France, la douleur constitue le premier motif de consultation

De plus en plus, la douleur n’est, d’ailleurs, plus considérée comme un symptôme mais comme une maladie.

La douleur pelvi-périnéale chronique concerne 20 à 40 % de la population : bien que son mécanisme et son intensité puissent être très variables, ses conséquences psychologiques, sociologiques, sérologiques et comportementales peuvent être majeures.

Il s’agit d’une maladie chronique, inflammatoire et systémique (= peut toucher tous les organes)

Cette triade est la plus fréquente :

-dysménorrhée (douleur.s lors des règles) touche presque la moitié des femmes

-dyspareunie (douleur.s lors des rapports sexuels*) 

-douleurs pelviennes chroniques (car présentes pendant 3 mois minimum)

Si l’endométriose touche 1 femme sur 10 en France (voire 1 femme sur 7), les lésions retrouvées n’expliquent pas à elles seules les douleurs ressenties par les patientes, leur localisation et leur degré d’infiltration ne sont pas forcément proportionnelles avec la sévérité des plaintes, ce qui rend les profils des patientes hétérogènes et leur prise en charge si complexe, avec un parcours « médical » erratique (en moyenne 7 ans de consultation pour un diagnostic) que ces femmes finissent par renoncer à leur vie (qualité de vie) mentale et sociale.

Les douleurs pelvi-périnéales chroniques sont 

- localisées au niveau du pelvis, du périnée et des zones environnantes 

- présentes depuis au moins 6 mois (3 mois)

- non cycliques (non rythmées)

- non calmées par les antalgiques usuels (paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens)

Le saviez-vous ?

Bien que plus fréquentes chez les femmes, les douleurs pelvi-périnéales touchent aussi les hommes.  Les hommes ont aussi un périnée et un pelvis!

Comment sont-elles ressenties ?

Leurs localisations 

rectum

périnée

urètre 

organes génitaux

vulve (femmes)

Leurs caractéristiques 

sensation de brûlure

sensation de tiraillements 

sensation de pincement

sensation de corps étranger

Des douleurs musculaires (syndromes myofasciaux) peuvent être associées au niveau

du dos

des fesses

des cuisses

des jambes

Si cela ne suffit pas, des troubles urinaires (sensations de cystite chronique, pollakiurie - sensation de devoir faire pipi, une pression pour uriner quelques gouttes, prostatite …, pesanteur..) et / ou des troubles de l’exonération (difficultés /douleurs pour aller à selles). 

Repères-clés : les Douleurs pelviennes chroniques

  • les douleurs pelviennes chroniques sont reconnues par l’OMS comme une affection débilitante chez les femmes impactant la qualité de vie (2006 P.Latthe)
  • Les douleurs pelviennes chroniques touchent environ 26% de la population féminine dans le monde
  • Il y a entre 10 000 et 50 000 nouveaux cas de douleurs pelvi-périnéales chroniques pris en charge par an en urologie en France
  • Les douleurs pelviennes chroniques représenteraient entre 10 et 30% des consultations en gynécologie (2013, P.Marès)

Leur impact est si important sur la vie des personnes qui en souffrent qu’elles sont sources d’anxiété, de dépression, de troubles émotionnels (avec des syndromes de choc post-traumatiques) et vont influencer négativement la vie des personnes : sexuelle (rapports sexuels douloureux, diminution du désir sexuel et complication de la vie de couple), familiale, professionnelle (efficacité diminuée au travail) et sociale.

Un mal bien difficile à diagnostiquer décidément 

Les douleurs pelvi-périnéales chroniques peuvent être d’origine indéterminée ou avoir plusieurs causes, ce qui rend leur diagnostic et leurs causes difficiles à établir (avoir une cause unique à un symptôme permet une prise en charge/traitement ciblé et parfois simple - ne pas retrouver de causes -soit qu’elles aient disparues* soit qu’elles soient si nombreuses que pas toutes nommées rend le traitement compliqué : quelle chirurgie? Un ou plusieurs médicaments avec leurs effets secondaires …)

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petit encart que vous avez peut-être déjà lu (cf capsule de l’endométriose ou douleur chronique)

Ah oui : Un arc réflexe douloureux ? Kesako  maintenant ?

Liée à des phénomènes inflammatoires mais également à des anomalies touchant les fibres nerveuses localement mais aussi au niveau des récepteurs centraux de la douleur dans le cerveau, les seuils douloureux sont abaissés 

Et un cercle vicieux s’installe

La stimulation répétitive des fibres nerveuses atteintes ou concernées sera responsable d’un  renforcement de la sensation douloureuse

  • stimulations persistantes et répétées 
  • Conduction accélérée le long des fibres nerveuses
  • Plus grande mémoire de la douleur dans le cortex cérébral (le cerveau)
  • Hyperalgésie : sensation douloureuse renforcée des prochains événements douloureux 

Le stress influence les symptômes douloureux et vice versa : le niveau de stress et les troubles psychologiques augmentent l’intensité de la douleur, ces patientes entrent dans un état de détresse chronique.

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Comment repérer ce phénomène de sensibilisation ?

Un outil d’évaluation de la sensibilisation pelvienne a été conçu par un panel d’experts (Levesque A, 2018 convergence PP) 

Remarque :

À la place de comorbidités, on peut lire aussi syndromes associés : liste non exhaustive

migraines et/ou 

céphalées de tension et/ou 

fibromyalgie et/ou 

syndrome de fatigue chronique et/ou 

syndrome de stress post-traumatique et/ou 

syndrome des jambes sans repos et/ou 

SADAM (syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil mandicateur /mâchoire) et/ou intolérances multiples aux produits chimiques 

Leurs causes ou leurs origines peuvent de plus devenir des symptômes qui s’associent à la douleur initiale ainsi, ce syndrome englobe

Veuillez noter que ces « douleurs/origines » peuvent être des symptômes ou des maladies, à ce stade, la distinction n’est plus pertinente

Pour aller plus loin….

Focus sur la névralgie pudendale (syndrome du canal d’Alcock)

1 à 2 % de la population française en souffrirait 

Son nom vient du latin pudendus = honteux

C’est une atteinte du nerf pudendal soit constitutionnelle (compression du nerf dans une pince ligamentaire pex, soit secondaire à des lésions sur le nerf post-opératoires, post-traumatiques ou post-obstétricales

La position assise est difficile avec un impact marqué sur la vie des patients et une répercussion sur la vie des patients (hommes et femmes à l’âge adulte)

L’évolution évolue vers une aggravation si pas de prise en charge en algologie et  pluridisciplinaire (voire chirurgicale) avec une amélioration d’au moins 50%des douleurs à 1 an chez 70% des patients

Le diagnostic repose sur les critères de Nantes

Focus sur l’endométriose (cf 18-l’endométriose)

C’est une affection chronique gynécologique caractérisée par la présence de fragments de muqueuse utérines (endomètre) en dehors de leur localisation normale

Les signes d’appel = les 6D

Dysménorrhées intenses (résistantes aux traitements antalgiques classiques, entraînant un absentéisme, malaises, vomissements)

Dyspareunies profondes (ce qui pénètre butte au « fond »)

Dysurie ou sensations urinaires à recrudescence lors des règles

Dyschésie ou douleur à la défécation à recrudescence lors des règles avec parfois des saignements rectaux

Douleurs pelviennes chroniques liées à une hypersensibilisation pelvienne et périnéale (qualité de vie)

Dysfertilité (ce n’est pas le symptôme le + fréquent : 40% des cas d’infertilité sont dus à l’endométriose)

N’OUBLIEZ PAS NON PLUS

Il existe d’autres symptômes comme la fatigue chronique, les troubles fonctionnels intestinaux (> 90% des patientes), les lombalgies …

10% des femmes sont atteintes d’endométriose 

70% des femmes atteintes d’endométriose souffrent de douleurs chroniques invalidantes

62% des femmes pensent qu’il est normal d’avoir mal pendant les règles (IPSOS 2019)

Les douleurs pelviennes chroniques sont donc fréquentes, invalidantes et restent méconnues.

Leurs impacts sur la qualité de vie des patientes n’est pas négligeables et de plus en plus, des questionnaires les abordent (je vous invite à remplir ces questionnaires disponibles sur mon site)

Un exemple :

Il existe deux outils d’évaluation de la qualité de vie spécifiquement conçus pour les femmes qui souffrent d’endométriose, appelés EHP (Endometriosis Health Profiles). Le plus simple, dit « EHP-5 », contient 11 questions auxquelles les patientes doivent répondre par Toujours, Souvent, Parfois, Rarement ou Jamais : « Au cours des 4 dernières semaines, combien de fois, du fait de votre endométriose :

Il existe une version plus longue de ce questionnaire, le « EHP-30 », qui complète les 11 questions du EHP-5 avec 19 questions supplémentaires portant sur, par exemple, l’appétit, la douleur, le sommeil, la colère, la dépression, le sentiment de solitude, la confiance en soi, la capacité à changer de position, etc.

Leur prise en charge est globale et multidisciplinaire et le soulagement de la douleur est essentiel en parallèle : solutions médicamenteuses e/o thérapies alternatives non médicamenteuses :

électrothérapie TENS 

sophrologie - hypnose - yoga - acupuncture 

psychologie (EMDR et suivi des trauma) - sexologie

ostéopathie - kinésithérapie - thérapie manuelle

algologie

spécialités d’organes : urologie, gynécologie, rhumatologie, gastro-entérologie …

conseils en nutrithérapie ou diététique pour les troubles fonctionnels digestifs (gluten, syndrome du colon irritable … allergies alimentaires..)

Tout le monde s’accorde sur le fait de bouger et remettre du mouvement !

Un site : www.douleursperinealeschroniques.fr 

Des associations

AFVD www.association-avfd.com (association francophone pour vaincre les douleurs)

SCP www.info-congestionpelvienne.fr (association du syndrome de congestion pelvienne)

AINP www.association-Ain.com (association d’information sur la névralgie pudendale et les douleurs pelvi-périnéales)

AFCI www.asso-afci.org (association française de la cystite interstitielle)

Périnée bien-aimé www.perinee-bien-aime.fr (association pour la promotion du diagnostic et de la prise en charge des douleurs périnéales et vulvaires) 

pour aller plus loin si vous le désirez,

je vous invite à lire les capsules suivantes, notamment

L’important c’est de bouger ! Ou de l’importance de la pratique d’une activité physique régulière  

À toutes les étapes de votre vie et à tous les âges, l’impact bénéfique d’une activité physique régulière (et adaptée « mon sport, mon corps » ) est reconnue sur la santé.

La sédentarité dans les pays industrialisés est un facteur de risque qui peut favoriser l’émergence d’un certain nombre de maladies (chroniques).  D’après les estimations de l’OMS (OMS 2023 Health and development through physical activity and sport, Genève), l’inactivité physique serait globalement responsable d’ 1,9 millions de morts dans le monde; évitables par la pratique régulière d’une activité physique même modérée avec en prime une augmentation de la qualité de vie.

L’activité physique est entendue « comme tout mouvement corporel produit par contraction des muscles squelettiques et dont le résultat est une augmentation substantielle de la dépense d’énergie par rapport à la dépense de repos », ceci exclut l’usage de dopant ou la pratique du sport intensive (nous ne sommes pas tous des sportifs de haut niveau).

Selon l’OMS, 60% des adultes n’atteignent pas le niveau d’activité qui serait bénéfique pour leur santé, et les bénéfices directs ou indirects de l’activité physique re voient sur la santé de différents publics (enfants, jeunes, handisport, sénior …) et sur l’économie. OMS « move for health Day ». 

Le sport est promoteur de santé s’il est associé à une hygiène et à une qualité de vie et qu’il respecte les limites ou les faiblesses physiques de chaque individu.  Le sport intégrant la notion de performance, de dépassement de soi, de la compétition, le risque est de surexploiter la santé jusqu’à lui nuire.  C’est pour cette raison que beaucoup préfèrent parler d’activité physique plutôt que de sport.

L’activité physique est fortement recommandée pour prévenir les pathologies chroniques et contribuer si pas au traitement mais à la prise en charge d’un très grand nombre d’affections de longue durée .. citons le cancer, le diabète ou l’obésité (qui est à elle seule, un facteur de risque de maladies) mais aussi les maladies neuro-dégénératives et psychiatriques. 

Même si vous « n’aimez pas vous bouger », lorsque l’on pratique une activité physique, le corps va physiologiquement sécréter des hormones telles que l’endorphine, la dopamine ou l’adrénaline qui permettent de réduire le stress, améliorer la qualité du sommeil, diminuer les douleurs et enfin, avoir un effet anti-dépresseur;

l’activité sportive est donc, (neuro)-physiologiquement, une source de plaisir  pour le corps

(Au moins, une source de plaisir hormonal 😉  )

Ne négligez pas non plus que la pratique sportive crée du lien social pour peu que l’on dise bonjour à son voisin, et les associations sportives (ou clubs) sont des lieux de rencontres.  On y gagne en confiance et en autonomie

Les 3 principes qui sous-tendent ces 10 règles sont : 1)faire attention à sa santé 2)respecter le bon sens 3)repérer les signaux anormaux (ALARMANTS) qui DOIVENT faire consulter.

La notion de sport-santé recouvre la pratique d’activités physiques ou sportives qui contribuent au bien-être et à la santé du pratiquant conformément à la définition de la santé par l’OMS : physique, psychologique et sociale.

Que manger avant de faire du sport ?

Bien manger mais pas n’importe quoi

Il est préférable de ne pas faire de gros repas avant l’exercice physique (le corps ne peut pas digérer « lourdement » et utiliser ses muscles en même temps, le sang est distribué pour l’une ou l’autre fonction => soit on utilise ses muscles en ayant mal au ventre, soit on digère mais on va souffrir pendant l’entraînement ) et ne rien manger peut, parfois et chez certains, jouer des tours pendant l’effort ( sur ce point-là précisément il faut se connaître).

Penser à boire suffisamment d’eau avant ( et vider sa vessie avant de faire du sport pour éviter les soucis de périnée), pendant (mais pas s’inonder d’eau 😉 ) et après l’effort.

Sport et santé

À quel moment est-il préférable de faire du sport ?

durant la journée

évitez de faire du sport intensif en soirée (mais pas une petite promenade après le repas ..)

En effet, les activités physiques trop proches du coucher peuvent perturber l’endormissement ( par l’excitation et par l’augmentation de la température corporelle ).

Par contre, pratiquer une activité physique régulière durant la journée aidera à trouver un sommeil de meilleure qualité.

Et comment ?

un peu de sport  (4X) dans la semaine. 

Il est préférable de faire un peu de sport tous les jours plutôt que beaucoup en une seule fois

Et si je suis fatigué.e ?

raison de plus d’aller faire du sport !

Le sport est un excellent remède contre la fatigue

Le sport aide à retrouver sa forme

La durée de chaque session de sport dépend de son intensité : par exemple, 45 minutes de marche lente sont équivalentes à 20 minutes de jogging.

Si vous êtes fatigué.e, pratiquez une activité + douce + longtemps pour les mêmes bénéfices qu’une activité + intense sur un laps de temps + court. 

Les boissons pour sportifs sont-elles plutôt conseillées ?

aux sportifs de haut niveau !

Il est peu probable qu’une heure de gymnastique douce entraine des pertes nécessitant cet apport.

Nb ces boissons ne sont pas anodines car elles sont riches en sucre ! Il faut bien lire la composition (idem pour les boissons avec des protéines - consommez consciemment !)

Quels sont les meilleurs sports pour la santé ?

les sports d’endurance ! Marche rapide, natation, HIIT (high intensive interval training), jogging, vélo, marche nordique ….

Les sports d’endurance font travailler et le système respiratoire et le système cardiovasculaire.

le yoga, le « pilate » et les sports de renforcement musculaire

En jogging, pex, comment savoir si l’on est au bon rythme ?

il faut pouvoir parler 

Le bon rythme permet juste de parler tout e courant 

Le sport est-il contrindiqué aux personnes atteintes d’une maladie chronique ? Asthme, diabète, cancer

NON, au contraire, le sport est recommandé ! Cf la capsule sur le cancer du sein

Il faut parfois respecter quelques précautions et conseils spécifiques mais le sport régulier est un atout pour aider à maîtriser la maladie, évacuer son anxiété, éviter la déprime, mieux dormir. 

Le sport compense-t’il les effets du tabac ?

NON !  Le sport même intensif ne permettra JAMAIS d’en compenser les effets négatifs.

Le sport diminue un facteur de risque cardiovasculaire 

En conclusion, il faut mieux se sevrer de la cigarette dans tous les cas, mais mieux vaut fumer et faire du sport, que de fumer sans faire de sport 

Le sport fait-il maigrir ?

NON le sport permet de stabiliser son poids et de modeler sa silhouette.

Mais dans le cas d’une démarche santé alimentaire, le sport est recommandé à toute personne qui désire perte du poids.

la masse musculaire pense + lourd que la masse graisseuse : en renforçant son corps, on ne perdra pas beaucoup de poids sans associer d’autres bonnes résolutions : mieux manger, moins d’alcool …

Bon à savoir

Si je souhaitais me remettre au sport en tout sécurité :

N’oubliez pas qu’un spécialiste en médecine physique peut vous aider : peut-être êtes-vous ou entrez-vous dans les conditions de remboursement (dans le cadre d’une maladie chronique : cardiovasculaire, cancer …) d’un programme de revalidation.

Je vous invite à lire aussi les capsules suivantes

C’est une affection chronique gynécologique caractérisée par la présence de fragments de muqueuse utérines (endomètre) en dehors de leur localisation normale

Les signes d’appel = les 6D

Dysménorrhées intenses (résistantes aux traitements antalgiques classiques, entraînant un absentéisme, malaises, vomissements)

Dyspareunies profondes (ce qui pénètre butte au « fond »)

Dysurie ou sensations urinaires à recrudescence lors des règles

Dyschésie ou douleur à la défécation à recrudescence lors des règles avec parfois des saignements rectaux

Douleurs pelviennes chroniques liées à une hypersensibilisation pelvienne et périnéale (qualité de vie)

Dysfertilité (ce n’est pas le symptôme le + fréquent : 40% des cas d’infertilité sont dus à l’endométriose)

 Il existe d’autres symptômes comme la fatigue chronique, les troubles fonctionnels intestinaux (> 90% des patientes), les lombalgies …

10% des femmes sont atteintes d’endométriose

70% des femmes atteintes d’endométriose souffrent de douleurs chroniques invalidantes

 

62% des femmes pensent qu’il est normal d’avoir mal pendant les règles (IPSOS 2019)

L’endométriose est une des causes de DPC (douleurs pelviennes chroniques), j’en fais une petite capsule spécifique mais nommer, identifier la maladie me semble artificiel : cela fait mal. (Est-ce bien nécessaire de faire le diagnostic formel ? * cf les examens  complémentaires)

La définition en est simple : c’est la présence d’un tissu, l’endomètre, normalement présent dans la cavité de l’utérus, en dehors de cette cavité.  Cet endomètre est stimulé (par les hormones) pendant le cycle féminin et saigne, si il n’y a pas de grossesse, au bout de ce cycle = ce sont les règles. 

Son mécanisme ne peut être expliqué par une seule théorie car aucune ne rend compte de tous les symptômes : il y a, donc, des endométrioses.  Succinctement voici 2 théories :

source EndoFrance : théorie du reflux menstruel

théorie TIAR : contractilité utérine

Voici ce qu’écrit EndoFrance (https://www.endofrance.org)

L’endométriose, touche 1 personne menstruée sur 10. Maladie longtemps ignorée, parfois très difficile à vivre au quotidien, l’endométriose se définit comme la présence en dehors de la cavité utérine de tissu semblable à la muqueuse utérine* qui subira, lors de chacun des cycles menstruels ultérieurs, l’influence des modifications hormonales.

(et certains parlent actuellement de 1 personne sur 7 en âge de procréer)  !

Mais toutes ne vont pas avoir les mêmes plaintes (localisation ou intensité, fréquence …) et toutes ne vont pas avoir de soucis : il s’agit selon nos critères médicaux, d’une maladie bénigne mais en terme de qualité de vie (voir les échelles de qualité de vie sur mon site), c’est une maladie « grave » et chronique (c’est mon opinion).

On parle, là aussi je cite EndoFrance (https://www.endofrance.org ), de 3 types d’endométriose :

– l’endométriose superficielle (ou péritonéale) qui désigne la présence d’implants
d’endomètre ectopiques localisés à la surface du péritoine,

– l’endométriose ovarienne : l’endométriome ovarien est un kyste de l’ovaire caractérisé par son contenu liquidien couleur chocolat,

– l’endométriose pelvienne profonde (ou sous-péritonéale) correspond aux lésions qui s’infiltrent en profondeur à plus de 5 mm sous la surface du péritoine. L’endométriose profonde peut toucher typiquement les ligaments utérosacrés (50 % des cas), le
cul-de-sac vaginal postérieur (15 %), l’intestin (20-25 %), représenté majoritairement par la face
antérieure du rectum et la jonction recto-sigmoïdienne, la vessie (10 %), les uretères (3 %) et audelà de la cavité pelvienne, le sigmoïde, le côlon droit, l’appendice et l’iléon terminal pour les localisations les plus fréquentes.
Il existe également des formes d’endométriose extra pelvienne (endométriose diaphragmatique et thoracique notamment).

Pour faire simple et schématique : les localisations

Au lieu de regarder classiquement le ventre de face, je vous propose de le voir de côté 

Les localisations peuvent toucher le compartiment antérieur entre la peau du ventre et l’utérus 

Une éventuelle cicatrice de césarienne ou le nombril

La vessie et expliquer les sensations urinaires, la présence de « cystites hémorragiques », l’impériosité urinaire …

L’espace entre la vessie et l’utérus, avec une limitation de leurs mouvements respectifs, des adhérences qui  « font bouger » la vessie et l’utérus ensemble

Ou toucher le compartiment médian

Et expliquer les douleurs lors des règles,

les pertes de sang importantes pendant les règles, 

les douleurs pendant les rapports (ou pendant l’examen gynéco !)

cocc =coccyx

Ou encore toucher le compartiment postérieur (entre l’utérus et le coccyx) 

Et expliquer les symptômes lors de la défécation : douleur, saignements majorés pendant les règles 

Les douleurs abdominales augmentées pendant les règles

Les adhérences entre l’utérus et le tube digestif avec comme conséquence, un manque de mobilisation entre les structures et les douleurs lors des rapports plutôt localisées à gauche

Les illustrations https://mon-osteopathe-paris.fr/les-differentes-localisations-de-l-endometriose/

Le diagnostic se base sur la clinique (vos symptômes), les examens complémentaires comme les échographies et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) font partie du bilan et aider à la stratégie de prise en charge en « cartographiant » les lésions.

L’endométriose est une maladie chronique inflammatoire hormonale.

chronique : de l’adolescence (certains pensent même bien plus tôt) à la ménopause et même au-délà par les séquelles soit chirurgicales soit inflammatoires 

inflammatoire : les lésions d’endométriose vont générer un climat pro-inflammatoire localement (avec libération de molécules inflammatoires) mais aussi globalement (par les mêmes molécules, mais aussi par le syndrome du colon irritable e/o la fibromyalgie qui peut survenir)

hormonale car les lésions vont être « arrosées » par les hormones de votre cycle (et probablement aussi par les perturbateurs endocriniens auxquels nous ne pouvons plus échapper -je vous invite à lire la capsule sur un mode de vie sain, ou celle sur la fertilité ou celle « avant la grossesse » ou aller voir sur www.docteurcoquelicot.com).

La clinique

Les signes cliniques (cf les 6D) ne sont pas tous présents systématiquement en même temps et chez toutes les patientes atteintes d’endométriose 

L’importance de la douleur, variable d’une femme à l’autre, n’est pas corrélée à la sévérité de la maladie

De nombreux autres syndromes notamment la fatigue chronique, la fibromyalgie, des maladies auto-immunes, des soucis de thyroïde et le syndrome du colon irritable (2 à 3,5 x plus fréquent), …  sont également associés à l’endométriose 

Je vous invite à lire ma capsule sur les Douleurs pelviennes chroniques ou à remplir les questionnaires EHP disponibles sur mon site ou si vous souhaitez aller plus vite, suite à la lecture de cette note, d’aller sur https://arnaudfauconnier.shinyapps.io/shinyDEVA/  et de remplir le test.

Les examens complémentaires

Vont permettre de faire le diagnostic formel ( est-ce bien nécessaire ?*) et une cartographie des lésions pour une éventuelle prise en charge chirurgicale.

L’échographie pelvienne (endovaginale) est un examen simple et de première intention sauf si la patiente n’a jamais eu de rapport évidemment.  Elle permet de voir les compartiment antérieur, médian et postérieur (+ difficile tout de même car est situé + loin de la sonde).  Elle ne permettra pas de « voir » les adhérences, séquelles cicatricielles de lésions, mais peut les faire suspecter par manque de « mobilité » des différentes zones (le gynéco qui tient la sonde va faire bouger vos structures internes pour apprécier le glissement des différents compartiments de votre bassin).  Cet examen est réalisé soit par votre gynécologue soit par un.e spécialiste de l’échographie.

L’IRM peut être prescrite si l’échographie n’est pas réalisable ou « négative » malgré une forte suspicion clinique.  Elle va être aussi proposée en pré-opératoire pour localiser mieux les lésions.

Elle se fera classiquement à jeun (ne pas manger 4 heures avant l’examen) et bien souvent avec l’ampoule rectale vide

(c’est le terme, c’est-à-dire après avoir vidé ce qui pourrait être accumulé « derrière » le vagin par un « fleet » 1 à 2 heures avant le rdv).  Cet examen est réalisé par l’équipe de radiologie.

Une échographie endo-rectale peut aussi être ajoutée à la liste si une lésion du rectum est suspectée soit à l’IRM (examen précédent) soit à la clinique (douleur e/o saignements lors de la défécation majorés lors des règles).  Cet examen sans être douloureux en principe, peut être désagréable : il s’agit de glisser une sonde échographique dans votre rectum.  Ce sont habituellement les gastro-entérologues qui manient cet examen.

Si des lésions + hautes (que le rectum qui est la zone la + basse accessible de votre tube digestif ) sur les intestins sont suspectées, d’autres examens pour mieux voir ces zones peuvent être proposés et vont varier selon ce que l’on suspecte sur base de vos symptômes ou suite aux précédents examens.

Principes de la prise en charge thérapeutique

La qualité de vie est le meilleur marqueur de l’efficacité du traitement => l’objectif à atteindre est que vous puissiez vivre de façon satisfaisante avec votre maladie.  En effet l’endométriose est une maladie hormonale inflammatoire chronique, qui accompagne les femmes de la puberté à la ménopause et dont on ne peut pas guérir : soit les lésions sont toujours présentes et évoluent, soit on subit les cicatrices des lésions « éteintes », soit on présente des symptômes divers comme une fatigue chronique soit on …..  bref, il n’y a pas UN médicament ou UNE intervention chirurgicale qui « fera tout ».

Votre prise en charge ou la stratégie thérapeutique va s’axer sur

par un traitement hormonal + des thérapies ciblées multimodales 

par la chirurgie en cas d’insuffisance d’amélioration de la qualité de vie malgré un traitement médical bien conduit ou pour certaines indications spécifiques 

Le traitement hormonal pour obtenir l’absence de déclenchement des règles.

Les thérapies ciblées multimodales : c’est à dire que prendre quand cela fait mal ? Ou que faire quand cela fait mal ?

Le traitement des diverses douleurs retrouvées (les douleurs nociceptives soit les douleurs liées à l’inflammation ou à la lésion mais aussi les douleurs neuropathiques liées à une sensibilisation centrale -voir la capsule sur les douleurs pelvienne chroniques ou celle sur la Douleur chronique) ou un mauvais fonctionnement de votre système nerveux à la douleur chronique, répétée, lassante, systématique … avec tous les effets sur votre qualité de vie -voir les questionnaires de qualité de vie) : ceci est le domaine de médecins spécialisés en gestion de la douleur ou des douleurs, les algologues.

Mais si vous avez lu la capsule sur les douleurs pelviennes chroniques, vous savez que l’amélioration de votre qualité de vie va aussi passer par la neuroplasticité de votre système nerveux : si il a appris à avoir mal, et à avoir de plus en plus mal (voir la capsule sur les douleurs pelviennes chroniques et la sensibilisation centrale), il peut lentement et parfois suffisamment, « désapprendre » à avoir moins mal : 

En effet, la douleur est un ressenti : si je vous pince la peau, je génère une sensation dans la zone, mais ce n’est pas à l’endroit de mes doigts que la douleur est « créée » mais au niveau du système nerveux :

qui va vous faire vous reculer (ou m’envoyer un coup) c’est le réflexe, 

qui va vous faire sentir comme désagréable ou douloureux ou extrêmement douloureux ou insupportable ce que je fais, 

qui va vous rappeler que la dernière fois aussi, je vous avais pincé, que franchement, celle-là elle est gonflée de me pincer à chaque fois (colère), que vous ne voudrez plus me voir (éviction) ou que la prochaine fois que nous nous verrons, vous allez anticiper « elle va encore me pincer » … et ainsi de suite, vous voyez que vous pincer n’est pas que vous pincer…

Pour rappel, si vous ne souhaitez pas lire la capsule sur les douleurs pelviennes chroniques : la  sensibilisation centrale, qui est un phénomène de neuroplasticité 

Ah oui ? Un QUOI ? Un arc réflexe douloureux? Kesako  maintenant ?

Liée à des phénomènes inflammatoires mais également à des anomalies touchant les fibres nerveuses localement mais aussi au niveau des récepteurs centraux de la douleur dans le cerveau, les seuils douloureux sont abaissés 

Et un cercle vicieux s’installe

La stimulation répétitive des fibres nerveuses atteintes ou concernées sera responsable d’un  renforcement de la sensation douloureuse

  • stimulations persistantes et répétées 
  • Conduction accélérée le long des fibres nerveuses
  • Plus grande mémoire de la douleur dans le cortex cérébral (le cerveau)
  • Hyperalgésie : sensation douloureuse renforcée des prochains événements douloureux 

Le stress influence les symptômes douloureux et vice versa : le niveau de stress et les troubles psychologiques augmentent l’intensité de la douleur, ces patientes entrent dans un état de détresse chronique.

C’est ici que les thérapies comme 

l’acupuncture, 

L’homéopathie, phytothérapie, gemmothérapie …

la kinésithérapie (en bougeant vos organes qui se figent cf supra les localisations) e/o l’ostéopathie (pour « remettre du mouvement), 

l’activité physique (qui génère la sécrétion notamment d’endorphines, vos opioïdes personnels), les massages, 

la plein conscience (qui va vous permettre de ne sentir et ne voir que le fait que je vous pince sans toutes les autres pensées pex), 

la relaxation ou 

la sophrologie, 

l’hypnothérapie, 

ou encore le yoga, 

les thérapies cognitivocomportementales ( non, la prochaine que vous me voyez, je ne vais pas systématiquement vous pincer ou non, je ne pince pas si fort que cela) 

ou même l’EMDR (qui aide au management des trauma pour éviter que cela ne deviennent un traumatisme : que chaque fois que vous me voyez ou que vous pensez à moi, vous sentez la douleur pour simplifier à l’extrême)

Mais aussi 

Une consultation en diététique ou en nutrithérapie pour diminuer l’inflammation et limiter les troubles digestifs (syndrome du colon irritable, intolérance alimentaire, gluten, glucides …)

Vont vous aider 

beaucoup de gens se mobilisent et cherchent des solutions, notamment en France et en Belgique   

Vous n’êtes pas la seule même si vous vous sentez seule et incomprise

Tout cela est encore fort peu connu et surtout très complexe

Tout cela est encore fort peu connu et surtout très complexe

Votre médecin/ vos thérapeutes peuvent ne pas, tous, tout connaître ni tout savoir ! Aidez-nous à mieux vous aider

Vous êtes au centre de la prise en charge et vous devez en être partie prenante  

Un dernier mot 🙂

Avant d’en vouloir à votre cerveau ;-), la neuroplasticité est aussi ce qui nous donne la faculté d’apprendre, de se perfectionner, de connaître une chanson par coeur, de pouvoir dessiner de mieux en mieux, de jouer ce morceau au piano sans se tromper, de vous souvenir du prénom de vos collègues …. 

Je vous invite aussi à lire les capsules suivantes

Pourquoi avons-nous mal ? En fait ….

la douleur peut être bénéfique : elle est alors aiguë et agit comme un signal d’alarme : DANGER ! Il existe un risque de blessure, de brûlure, une infection, un os cassé … la douleur va alors nous signaler que nous sommes en DANGER et qu’il faut se PROTÉGER, et se SOIGNER : une action est requise. Ceci est un des nombreux systèmes dont nous disposons pour vivre : un système digestif, un système nerveux …. Et un système de la douleur : des fibres nerveuses spécialisées (et un cerveau).

Tous ces systèmes (digestif, nerveux, endocrinien, musculaire …) peuvent ne pas fonctionner correctement donc, pourquoi le système de la douleur ferait-il exception ? Et quels en seraient les mécanismes ?

soit en ne transmettant pas suffisamment la douleur / le danger (et même, il existe certaines conditions physiques qui empêchent de ressentir toute douleur)… super me direz-vous … mais la peur (et donc la prudence) et l’apprentissage seraient, ainsi, impossibles avec de graves blessures à la clé qui pourraient en prime s’infecter…

soit en provoquant une sensation trop importante : la moindre chose est alors excessivement douloureuse, voire même de simples gestes (comme être touché.e ou encore pire, un geste banal, quotidien, de tous les jours) deviennent de plus en plus douloureux voire intenables, ou même des douleurs apparaissent sans raison, d’une manière aléatoire et imprévisible : ceci est plus ce qui se passe dans la douleur chronique.

Les causes de la douleur

Le système de la douleur est un système vivant composé de cellules, des cellules nerveuses (aka neurones), qui s’adaptent, se modifient, changent (comme toutes les cellules de notre corps, d’ailleurs). Certaines de ces cellules peuvent devenir + sensibles, l’hypersensibilité est un phénomène physique, observable et mesurable. Les douleurs excessives ne sont dans pas dans la tête, elles existent : ces cellules sont devenues trop sensibles et /ou réagissent trop facilement ou excessivement.

Ce phénomène est adaptatif : après une blessure, de SURprotéger la zone blessée lui permet de guérir plus vite et de rétablir ainsi rapidement l’intégrité du corps : ceci était (et l’est toujours) indispensable à la survie, à une époque pas si lointaine où non seulement les analgésiques n’existaient pas, mais aussi les chirurgiens ou les anesthésistes, ni les antibiotiques (l’infection survient plus fréquemment si la plaie reste ouverte plus longtemps …) : le corps va sécréter des substances pour rappeler de prendre soin de cette zone blessée ou qui doit guérir ou se cicatriser au plus vite et au mieux. Ce phénomène physiologique (et normal) ne dure que quelques semaines, le temps de guérir et ensuite, les choses rentrent dans l’ordre.

Parfois, ce phénomène physiologique (pour rappel et normal) ne régresse pas aussi vite, ou ne se concentre pas qu’à la zone blessée mais s’étend à d’autres régions du corps.

C’est l’hypersensibilité centrale

Les algologues (les spécialistes de la douleur qui travaillent dans les cliniques de la douleur) comparent cette hypersensibilité centrale à un système d’alarme incendie, qui se déclencherait au départ pour un feu dans votre maison : bruyante et irritante (le but est quand même de faire réagir et de sauver les occupants) mais qui deviendrait trop sensible et sonnerait même pour une bougie d’anniversaire pex, voire pour aucune flamme (ou fumée) et donc, finirait par PERTURBER la vie quotidienne en sonnant tout le temps. De même qu’une alarme incendie se règle, se calibre au risque d’avoir des fausses alertes trop fréquentes…le but de la prise en charge est de rendre les cellules nerveuses moins sensibles. Pour info, ce n’est malheureusement pas aussi simple dans le vivant.

La place du cerveau

Comme je vous le disais, la médecine avait une perception simpliste de la douleur : elle ne pouvait être que physique ou psychologique : il est difficile de soigner quelque chose qui ne se voit pas, tu cherches la lésion ou la maladie mais s’il n’y en a pas ou plus (la blessure a été guérie).. alors tu soignes quoi ?

Si tous les examens médicaux sont négatifs, on ne trouve rien … aucune blessure, tout est normal…. Alors c’est dans la tête ?

pour faire simple (et un peu trop schématique 😉 )

Beaucoup de progrès ont été accomplis ces 20 dernières années (approche bio-psychosociale) : la dichotomie physique / psychologique est maintenant abandonnée.

La douleur a 2 composantes : des signaux nerveux de « danger » issus du corps (< de la périphérie et je vous rappelle que les fascias qui sont « partout » dans le corps possèdent un grand nombre de récepteurs et seraient même plus impliqués dans nos perceptions physiques que les muscles pourtant fortement innervés déjà - cf les fascias) et une analyse et une interprétation complexes du cerveau, influencées par plein de facteurs (théorie bio-psychosociale) :

les fibres nerveuses du corps détectent un danger => l’information est envoyée au cerveau : ceci n’est pas suffisant pour déclencher un phénomène de douleur : le cerveau, et ceci est un processus inconscient (nous n’en avons pas conscience) et rapide, va analyser en premier lieu, les signaux reçus de la périphérie : à ce stade, la « douleur » n’est encore qu’un signal nerveux : selon plusieurs facteurs (mémoire, traumatisme ancien, croyance personnelle …), le cerveau va « colorer », « connoter » le signal : cela deviendra une douleur légère, modérée ou intense, ou sera complètement occulté et donc, indolore (comme lors d’une compétition sportive où on veut gagner à tout prix ou lors d’un accident où il faut agir pour sauver d’autres personnes …) : le cerveau intervient donc dans la « création » de la sensation douloureuse.

Le cerveau joue un rôle important dans TOUTE douleur, qu’elle soit physique (blessure, pex), ou liée à une maladie. Le traitement de toute douleur doit prendre en compte le rôle du cerveau dans la PERCEPTION de la douleur

Le cerveau va libérer des substances chimiques qui vont influencer la douleur : il peut ainsi bloquer les messages nerveux venant de certaines parties du corps (marcher sur une punaise fait mal mais sera négligé si vous marchez sur cette même punaise en fuyant un incendie) quand la survie de l’organisme est en jeu : un contrôle interne va diminuer la douleur

l’inhibition descendante

Les substances chimiques que le cerveau va produire vous en connaissez déjà quelques unes, c’est certain

L’inhibition descendante est donc activée par le cerveau mais ces substances chimiques libérées vont voyager dans tout le corps, notamment par la moelle épinière, dont une partie va transporter les messages tant chimiques que nerveux de cette voie inhibitrice vers le reste du corps : les substances chimiques vont agir en empêchant la communication entre 2 cellules nerveuses et bloquer les messages de danger liés à une blessure ou une inflammation.

la communication entre 2 cellules nerveuses (aka neurones)

Bien évidemment, les animaux possèdent ce système d’inhibition descendante : il a été découvert chez la souris dans les années 1970 (!!) et chez les poissons en 2013.

Ce système d’inhibition peut être activé par diverses techniques qui ne nécessitent pas toutes un incendie ou un lion menaçant pour fonctionner 😉 : ce faisant, on pourrait réduire une douleur résiduelle liée à une blessure ou à l’hypersensibilité centrale.

Super me direz-vous … oui … mais (il y en a souvent un…), le corps est bien fait et cherche l’équilibre, cela s’appelle l’homéostasie, il y a donc un système contraire, qui est capable d’amplifier les messages nerveux de danger via la libération de transmetteurs chimiques (comme la cholécystokinine, qui intervient dans de nombreux processus physiologiques comme la digestion, la satiété => injectée, elle va induire nausées, anxiété et diminuer l’envie de manger, on pense qu’elle intervient dans la tolérance à la morphine avec comme conséquence la nécessité d’augmenter ses doses, et serait un médiateur de l’hyperalgésie), qui vont aussi suivre la moelle épinière et atteindre la périphérie du corps : elles agissent de la même manière : en s’interposant entre 2 cellules nerveuses mais elles, elles amplifient la transmission des signaux nerveux dûs à une blessure ou à l’inflammation. Malheureusement quand ce processus est activé trop souvent, le corps s’adapte et devient hypersensible pour une longue durée :

il s’agit de la facilitation descendante

avec pour conséquences possibles, une « discordance » entre une petite blessure et une douleur importante, une douleur persistante sur une ancienne blessure, guérie depuis longtemps et on sait que la facilitation descendante peut rendre les fibres nerveuses sensibles en l’absence de blessure ou de lésion. Elle agit en amplifiant la douleur.

Certaines personnes ont génétiquement ce système hyperactif (naturellement de naissance) et seront donc plus susceptibles de développer une douleur persistante (et chronique) suite à une blessure, à une maladie, à des modifications habituelles comme l’arthrose ou des discopathies. D’autres facteurs existent

Le ressenti de la douleur

Un petit scénario :

une soirée devant un film assis sur le divan. D’un côté, vous êtes avec un.e ami.e, le film est romantique ou comique, la lumière de la pièce est douce, vous êtes bien installé.e.s. Votre ami.e vous touche l’épaule. De l’autre côté, vous êtes seul.e, la pièce est dans le noir ou quasi et le film est un film d’horreur… quelqu’un vous touche l’épaule : moi, je crie de surprise si pas de peur… pourtant, objectivement c’est quasi le même geste : d’un côté c’est de la tendresse, amitié, amour .. de l’autre une menace : la différence ? Elle est au sein du cerveau qui «décide », « teinte » le ressenti du geste : agréable ou (franchement) désagréable.

Besoin d’un autre exemple ? Pensez à votre cou

le lien avec la douleur ? L’interprétation des signaux nerveux : si le cerveau interprète les signaux nerveux d’alarme comme n’étant pas une menace, il va libérer les médiateurs chimiques de l’inhibition et réduire la sensation : je reste relaxe, cool les gars… Au contraire, si le cerveau estime devoir avoir plus d’informations sur la zone ou sur ce qui se passe, il va en amplifier la perception via la facilitation descendante.

Une information périphérique arrive donc au cerveau => question : c’est quoi ? Je dois stresser ou je reste coooool ? Comment faire la part des choses pour le cerveau ? En se renseignant, en recherchant des informations complémentaires => compréhension de la situation.

Ici va intervenir la mémoire, votre mémoire

dans la recherche de l’information pour catégoriser la perception, le cerveau va chercher dans sa base de données (certaines études disent que l’on n’oublie rien mais que les émotions, le goût, l’odeur.. pensez à la madeleine de Proust- aident à « ramener » les évènements passés) : vous avez lu que ( !! Aïe Google)…, vous avez entendu que… on vous a dit que (je connais quelqu’un qui, tu sais, ..) … ou vous croyez que … (je suis toute cassée, je suis fragile, je me blesse toujours…) … la façon dont vous comprenez le problème à la base de la perception va influencer votre vie quotidienne :

mais non seulement cela, également l’intensité de la douleur liée à la perception : si vous liez, avec raison ou non (merci Google, qui n’est pas toujours notre ami..), votre perception avec un diagnostic, une menace sérieuse pour vous… votre corps va, logiquement, amplifier la perception pour protéger votre corps, votre intégrité (facilitation descendante) => la douleur fait plus mal… au contraire si l’information que vous recevez la relative : c’est normal pour l’âge, avec un peu de patience et d’exercices, cela va aller mieux …et si elle est plutôt rassurante, votre cerveau va amplifier les « bonnes » substances et diminuer la douleur (inhibition descendante).

Comment expliquez- vous, vous, votre douleur ?

bref, comment pourriez-vous, de quelles informations auriez-vous besoin, pour penser à votre douleur en terme de facilitation descendante (-) ou inhibition descendante (+) ?

Où trouver ces informations ? Auprès de quel.le.s spécialiste.s ? Médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes, algologues, psychologues, coaches de vie …..Là cela va se compliquer d’autant plus que la douleur est présente depuis longtemps.. sorry hein … 🙁

De plus amples informations ?

Notre cerveau reçoit énormément d’informations en même temps : position de nos articulations, la vue, les sons, le toucher, la chaleur .. si nous étions conscients de tout cela, de tous ces messages sensitifs, nous serions submergé.e.s : il n’y a qu’à penser à notre désarroi quand le téléphone sonne, que l’on vient vous parler en même temps et que vous réfléchissiez sérieusement à quelque chose (Ok, c’est un de mes exemples perso) … le cerveau va trier, heureusement pour nous !, tout cela et ne garder que les inputs pertinents (reste à savoir comment nous avons entrainé notre cerveau à considérer ce qui est pertinent ou ce qui ne l’est pas…) => votre conscience ne « voit » que ce qui est important (pour le plaisir, pour le danger, pour CET instant ..) à ce moment-ci, on ne captera pas ce qui se passe à l’intérieur de nous (notre digestion, notre coeur, …) ni à l’extérieur de nous (sentez-vous le toucher de vos chaussettes tout le temps ? Ou le bruit de fond … du moins avant que je ne l’écrive ) => tout cela reste latent, sous la surface de votre attention.

L’attention ou système d’attention sensorielle

le lien avec la douleur ? Ce mécanisme d’attention, de tri s’active dès la perception, c’est-à-dire avant que vous en soyez conscient.e, détermine si la perception est pertinente (alors la perception risque de devenir une douleur s’il s’agit d’une sensation désagréable) ou non (la perception restera sans signification douloureuse). Ce mécanisme de tri peut évidemment être dysfonctionnel en rendant le cerveau moins performant, moins efficace en sélectionnant une partie de votre corps, et en HYPER-sentir chaque perception comme si c’était HYPER important pour notre survie.

Une des bases d’aide dans la prise en charge de la douleur chronique est de ré-entraîner ce système d’attention sensorielle (revalidation).

La sélection (de l’attention)

Ou comment le cerveau sélectionne-t’il les signaux auxquels il reste attentif ?

Ou au contraire, comment le cerveau choisit-il d’ « oublier » certains signaux ?

Certains signaux sont par nature, spéciaux et nous en prenons quasi toujours conscience, ou bien simplement trop intenses (trop bruyants, trop lumineux … trop quelque chose..) ou trop étranges (inclassables du coup) : du coup, ils vont capter toute notre attention en cet instant.

Ou bien, nous avons appris à les sélectionner par choix, désirs ou objectifs, notre cerveau va les privilégier au détriment d’autres signaux (et OUI, on ne peut pas faire plusieurs choses en même temps - ou, du moins, pas trop de choses … 😉 ).

Mais OK et la douleur ?

La sélection va changer nos lunettes mais aussi nos perceptions corporelles : si la douleur est au centre de votre présent, le cerveau va se concentrer sur les informations centrées sur celle-ci, si au contraire, vos objectifs actuels sont autres, il va diminuer son attention sur celle-ci : changer mes objectifs peut changer ce que je ressens.

La modulation

Lors d’un concert, un ingénieur du son va « doser » le son qui vient de tous les musiciens sur scène surtout si il y a un solo par ex, le public va alors « mieux » entendre CE musicien, alors que tous les autres continuent peut-être à jouer. Notre cerveau fait pareil : il module et modifie les sensations.

Il existe des millions de cellules nerveuses (aka neurones), la modulation va concerner les choses importantes (alarme, curiosité, objectif, désir, nouveauté) et diminuer le reste.

Une croyance : plutôt que de DÉTOURNER mon attention de la douleur (ce qui est une stratégie), je préfèrerais RÉSOUDRE le problème. Ok, je comprends mais DÉTOURNER son attention n’est pas seulement une stratégie mais aussi une solution car cela va RÉDUIRE réellement le volume de l’activité nerveuse (les signaux nerveux de la douleur) dans le cerveau et la moelle épinière et ce, durablement et à long terme (neuroplasticité).

Résumons

La menace capte notre attention : le cerveau donne la priorité aux menaces : + elles sont élevées, + notre attention sera forte voire absolue : il s’agit de la focalisation.

3 pensées à propos de la douleur la rendent encore plus menaçante (et en augmenter l’intensité) :

Quelque chose de dangereux se passe à l’intérieur de mon corps

Cette douleur va m’empêcher de faire les choses que j’aime

Je vais souffrir pendant longtemps

Le cerveau va aussi avoir plus de mal à se focaliser sur autre chose que la douleur (risque de dépression) : ces « idées » négatives entraînent un cercle vicieux. Une des étapes de soin de la douleur chronique va être de sortir de ce cercle vicieux et essayer (ce n’est pas facile pour autant) d’entrer dans un cercle vertueux : avoir un contact avec un professionnel (de la douleur ou de la zone concernée..), recueillir un diagnostic ou pronostic honnête et être rassuré.e est un premier pas.

Des objectifs et priorités

Nos objectifs en matière de soulagement de la douleur vont influencer ce que nous ressentons. Il faut savoir que certains anti-douleurs peuvent en fait augmenter le processus : je ne veux pas avoir mal je prends un médicament, je ne veux pas avoir mal je prends un médicament… vous voyez ?

En simplifié, on se focalise plus encore et du coup, on augmente ce phénomène d’hypersensibilité centrale (importance de la communication thérapeutique).

Un plan de TRAITEMENT qui se baserait sur autre chose que cette douleur pourrait vous aider : DEFOCALISER. C’est l’approche bio-psychosociale : passer de « je ne veux plus avoir mal » à « j’améliore ma qualité de vie », aider notre cerveau à utiliser un autre filtre concernant les signaux prioritaires : avec le temps (et pour être honnête, cela va prendre beaucoup plus de temps dans le sens de la désensibilisation centrale que dans le sens de la sensibilisation centrale : nous avons été sélectionné.e.s depuis des millénaires à privilégier les signaux d’alarme - et c’est là où l’optimisme naturel (oui, oui il y a des gens qui naissent résolument optimistes !!!) devient une qualité pour toute sa vie (cela a été étudié en psychologie positive)…

mais alors j’ignore le problème et éventuellement son traitement si il existe ?

NON NON, mais cela va nous aider à SURMONTER la douleur dont nous souffrons : des études scientifiques ont montré que tenter de contrôler la douleur augmente justement l’attention portée sur les sensations corporelles (Journal of Pain, 2015 Durnez & Van Damme) : si je cherche à trouver la solution pour mon dos, mon cerveau va sélectionner, trier TOUT LE TEMPS les informations provenant de cette zone, plus j’ai le DÉSIR de contrôler cette douleur, plus je vais sentir mon bas du dos (attention sélective).

Modifier mon point de vue sur ma douleur, préférer la qualité de vie au soulagement de la douleur, permet à mon cerveau de se désensibiliser avec des modifications structurelles visibles en imagerie.

Comment me décentrer et ré-ouvrir mon monde à autre chose que la douleur ?

3 astuces

1.

Ne pas chercher un traitement magique qui supprimerait FACILEMENT la douleur : facilement car si elle est chronique (= qui dure depuis minimum 3 à 6 mois), elle ne va pas partir avec un bouton ‘stop’

Ne pas mettre sa vie entre parenthèses en attendant que cela s’arrange : en vous privant de vos loisirs, joies .. en restant dans son fauteuil, cela ne fera qu’augmenter la tristesse et la dépression (qui est fréquemment associée à la douleur chronique) et maintiendra l’attention sur la douleur (focalisation renforcée) : il n’y pas grand chose à faire d’autre qu’à y penser dans son fauteuil en regardant dehors les gens qui eux ont l’air de ne pas souffrir …

Trouver des activités que l’on peut faire ( = du moment que la douleur n’augmente pas) ou des choses qui ont du sens : voir des gens, ses amis, bouger (marcher, nager … danser), entrer dans une équipe de bénévoles, se plonger dans ses hobbies, s’amuser. Il est important de reprendre ce que l’on faisait « avant » en ajustant, ou imparfaitement, ou différemment

2.

Ne pas analyser constamment sa douleur : où j’en suis ? Est-ce pire ou mieux que hier ? (Renforcement de l’attention et focalisation) mais voir ses progrès : je me sens plus en forme que hier quand je fais ma marche quotidienne, …. J’ai souri lors de ma session de danse à ma voisine… j’ai pu jouer avec mon chien / chat / petit-enfant /…

3.

Changer mes motivations : je fais ceci non pas pour diminuer ma douleur mais je le fais pour rester en forme et en bonne santé (malgré tout 😉 ), je médite non pas parce que je sais que cela diminue la douleur (et surtout j’attends bien entendu que cela diminue ma douleur !) mais parce que je suis calme et concentré.e et cela me permet d’accomplir mes objectifs ou de faire autre chose…

C’est ici que les techniques de pleine conscience, qu’il faut entraîner, peuvent aider :

si LA douleur apparaît, si elle est présente depuis longtemps (douleur chronique) ou si elle survient par crises, si vous avez déjà consulté et que vous avez été rassuré.e à propos de sa cause, vous pouvez « examiner » et prendre un temps : vous focalisez votre attention sur ce qui se passe : pas sur « je dois avoir moins mal » mais « comment j’ai mal » : la zone, les sensations corporelles (piqûre, chaleur, lancements, pression ..), l’intensité de cet instant, les réactions émotionnelles associées (colère, peur, tristesse, frustration, impatience, solitude ..) : accueillir et accepter ( de toute manière, à vrai dire, a-t’on un autre choix ? Cela fait des mois qu’elle est là) - prendre entre 3 et 10 respirations profondes, calmes et conscientes (cela fait tellement de bien de respirer). Ensuite portez votre attention sur autre chose : une autre zone de votre corps, une musique, le thé que vous buvez : soyez curieux.se, explorez tout ce que vous pouvez, tous les détails de votre nouveau centre d’intérêt.

Ensuite revenez sur la douleur et recommencez l’analyse complète de tout ce que vous pouvez recueillir à son sujet et reportez ensuite votre attention sur l’autre sujet (3 cycles au total), la motivation derrière cet exercice est importante : « je pratique ma flexibilité mentale », « j’analyse ma douleur d’une manière analytique, froidement et pas émotionnellement », « je renforce ma capacité à pouvoir faire autre chose quand j’ai mal », « j’entraîne mon aptitude à rester calme même dans les crises » (vous avez compris que cela va diminuer la facilitation descendante et renforcer l’inhibition descendante)…. À vous de trouver la phrase qui vous parle (changer de point de vue), n’hésitez pas à demander de l’aide, surtout si vous êtes « la douleur » depuis (trop) longtemps, pour construire cette motivation nouvelle.

Le sommeil et la douleur

La relation est dans les 2 sens :

si j’ai mal, je dors mal

mais 50% des insomniaques vont développer une douleur chronique :

Un mauvais sommeil est un facteur de risque majeur pour le développement d’une douleur persistante

Mauvais sommeil ? Insomnie (difficultés à s’endormir, nuits blanches) mais aussi, sa qualité : certaines nuits sont plus reposantes que d’autres, le sommeil est-il profond ou léger ? (et cela va expliquer les fluctuations des pics douloureux) (Sleep 2015 Vanini G.).

Ne sous-estimez pas l’effet du sommeil et n’hésitez pas à consulter un médecin du sommeil (somnologue) : prenez soin de mentionner tous les médicaments que vous prenez.

En attendant votre rendez-vous, limiter déjà certains comportements peut déjà aider : la lumière vive en soirée, les écrans d’ordinateur ou de smartphone (porter des lunettes oranges si vraiment vous êtes obligés de les utiliser). Écrire vos pensées récurrentes dans un carnet au lieu de les ressasser, ne pas regarder l’heure si vous vous réveillez. Si vous ne dormez pas, sortez de votre lit et faites autre chose mais choisissez un truc ennuyant ….

Enfin, méfiez-vous des opioïdes (morphine et codéine)

Ne faites pas d’auto-médication ! Si ils marchent PONCTUELLEMENT sur la douleur, leur prise régulière va entraîner non seulement un phénomène d’accoutumance (avec pour conséquence, des doses de + en + élevées avec de - en - d’effets) qui peut s’avérer dangereux pour votre vie, mais aussi une hyperalgésie induite par les opioïdes avec une activation de la « mémoire » de la douleur (système NMDA) surtout si vous fumez ou que vous fumiez avant.

Mais privilégiez les liens sociaux

les sentiments de solitude ou d’isolement social vont potentialiser la douleur

Lutter contre sa douleur et le repli sur soi et sortir, s’ouvrir aux autres, selon vos capacités du jour, est une des manières naturelles et accessibles (via l’ocytocine pex) de diminuer la douleur : l’ocytocine va du cerveau via la moelle épinière désactiver les cellules nerveuses impliquées dans la douleur physique (J. Endocrinol. 2015 Paloyelis Y)

D’autres approches complémentaires vont insister sur bien manger (éviter l’alimentation pro-inflammatoire : l’inflammation via les systèmes des fascias va augmenter la douleur), bouger (et mobiliser ses fascias, reprendre confiance en soi et en ses capacités), limiter les perturbateurs endocriniens (pour rappel, ils agissent dans notre corps par mimétisme avec nos propres hormones)

Si vous avez lu ce que j’ai écrit mais cela ne vous semble pas très clair, je vous invite à aller lire cette brochure, peut-être qu’elle vous parlera plus 😉

https://paininmotion.be/storage/app/media/patients/brochure/Brochure%20Pourquoi%20ma%20douleur%20persiste-t-elle%20Final.pdf

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l’important, c’est de bouger (onglets gynécologie et yoga)

Les Human Papilloma Virus sont très répandus et sont souvent sous-estimés.

Près de 80% des femmes, comme toute la population mondiale, sont ou seront un jour confrontées à une infection à HPV.

Cet HPV va être évoqué lors de plusieurs « occasions » :

Enfin, plus de 8000 femmes par AN dans notre pays, subiront une conisation, une intervention pour prévenir l’évolution vers le cancer du col de l’utérus. Cette intervention n’est pas dénuée de complications et de conséquences comme de nombreux actes chirurgicaux.

Le but de l’examen de dépistage est justement de suivre les lésions et de pouvoir les traiter à temps.

Plus de 99% des cancers du col de l’utérus sont causés par des HPV.
il n’existe aucun traitement si une femme est infectée par le papillomavirus, on ne soigne que les conséquences.
Les infections peuvent être en grande partie évitées par la vaccination prophylactive.

Les HPV sont une famille de virus qui infectent la peau et les muqueuses. Il existe plus de 200 types d’HPV.

Ils peuvent toucher les organes génitaux externes et internes, la région anale, la bouche ou la gorge, chez les femmes et les hommes.

Dans quasi la majorité des cas, l’infection par un HPV passe inaperçue mais elle peut se traduire par les conséquences expliquées ci-dessus. On va distinguer le groupe des HPV à haut risque des autres HPV; ce groupe est impliqué dans l’émergence de précurseurs de cancers ou même de cancers, dont le plus fréquent et qui nous concerne toutes, est le cancer du col de l’utérus.

Les femmes peuvent donc être infectées jeunes, mais aussi, tout au long de leur vie : les infections par les HPV sont fréquentes chez les adultes, il existe d’ailleurs un pic d’infection de 45 à 49 ans.

  • Une vie sexuelle débutée à un âge précoce (sans se protéger contre les IST), ce qui augmente les « occasions » de rencontrer un ou des HPV.
  • Des partenaires multiples sans se protéger
  • Un ou des partenaires à haut risque (qui a/ont eu, lui ou eux-mêmes, des partenaires multiples sans se protéger efficacement contre les IST)
  • D’autres infections sexuellement transmissibles (IST)
  • Fumer, ce qui aggrave le risque de développer des lésions en cas d’infection à HPV
  • Toute situation d’immunité déficiente
  • L’âge (pic de prévalence avant 25 ans)
  • Les facteurs viraux eux-mêmes (charge virale, le génotype, les variants …)

Comment je m’infecte par le/ les HPV ?

L’utilisation des préservatifs n’entraîne qu’une prévention partielle car la pénétration n’est pas indispensable pour transmettre le virus, l’HPV étant présent sur la peau non recouverte par le préservatif. Les caresses sexuelles suffisent pour qu’il y ait contamination.

La transmission peut se faire d’homme à femme et/ou de la femme à l’homme, mais aussi d’homme à homme et de femme à femme.

Contact.. infection et ensuite ?

Bonne question ! Merci de me l’avoir posée

Les risques liés à une infection par l’HPV varient selon son type :

=> certains types se développent lentement, passent inaperçus et peuvent persister sous forme dormante (un peu comme ce qui se passe avec les boutons de fièvre… attention, les boutons de fièvre ne sont pas une forme d’HPV, ils sont causés par l’herpès HSV) et éventuellement disparaître spontanément ou avec l’aide de votre système immunitaire.

=> certains types vont donner des verrues (génitales ou autres d’ailleurs) et sont considérés comme bénins. Cela dit, les condylomes, je trouve, ne sont pas si anodins pour les patientes : « elles se sentent  salies/ sales ». On peut les traiter, je vous rassure, médicalement ou « chirurgicalement ».

=> enfin, les plus « méchants » peuvent entraîner des lésions (pré-) cancéreuses, voire des cancers

Mais rassurez-vous, l’évolution vers une complication cancéreuse se fait sur une échelle de temps qui compte une bonne dizaine d’années en général (sauf si il existe un facteur de risque ajouté) :

Plus vite, on détecte les cellules qui deviennent atypiques et ensuite anormales, mieux on peut prévenir l’évolution défavorable et l’éviter (je vous rappelle que l’on ne soigne pas l’infection à l’HPV mais ses conséquences) :

Chez les femmes, le frottis est LA méthode de dépistage précoce (selon les données actuelles).

Le frottis est réalisé et ensuite examiné en laboratoire d’anatomie pathologique pour vérifier s’il contient des cellules anormales.

Remarque : AUCUN dépistage standardisé n’est organisé pour les HOMMES.

ET POURTANT, LES HOMMES SONT AUSSI VICTIMES DU PAPILLOMAVIRUS

Il existe néanmoins, des tests de détection des virus HPV, qui recherchent l’ADN des virus. Ils peuvent être faits chez les HOMMES et chez les FEMMES :

Ces tests détectent la présence de l’HPV mais pas ses conséquences comme une lésion pré-cancéreuse ou même un cancer. La présence d’un HPV signifie que vous pouvez le transmettre, non que vous êtes, forcément, déjà avec une lésion.

Ce n’est pas parce qu’un HPV a été détecté chez vous que vous allez faire un cancer, même si l’HPV est retrouvé dans quasi la majorité des cancers du col !

Le frottis standard est remboursé tous les 3 ans mais si l’aspect de votre col est atypique ou simplement « bizarre » (désolée pour l’expression), le médecin peut décider de faire un contrôle de laboratoire supplémentaire (qui sera alors remboursé). Près de 99 % des cancers du col de l’utérus sont causés par un HPV, c’est le RISQUE DE DÉVELOPPER un cancer qui peut être diminué par un suivi régulier.

Certains laboratoires d’anatomo-pathologie proposent aussi aux patientes de payer elles-mêmes leur frottis, vous pouvez donc le demander aussi à votre gynécologue (avant que le spéculum soit enlevé 😉

Comment se protéger contre l’HPV ?

Cette protection peut être primaire ou secondaire :

L’abstinence sexuelle ?

C’est une solution 😉 mais…..

Le « safe sex » est important et permet de prévenir de nombreuses infections sexuellement transmissibles (et une grossesse !)

La vaccination est un moyen efficace de prévention : la protection (via les anticorps que votre organisme va produire) détruira l’infection avec un ou des types d’HPV (qui sont dans le vaccin utilisé !) et empêchera l’infection de se propager et les lésions éventuelles d’arriver. Il est important d’être vaccinée jeune (avant 14 ans dans le schéma actuel qui ne compte que 2 injections -c’est gratuit !, les garçons et les filles sont maintenant concernés par cette vaccination depuis quelques années).

Si vous n’avez jamais été exposée à l’HPV, la vaccination reste une excellente idée : on parlera encore de prévention primaire !

Si ce n’est plus le cas, on parlera de prévention secondaire : plus vite vous faites cette vaccination (avant d’avoir « trop de partenaires différents » en fait), mieux ce sera : on peut espérer que votre exposition aux divers types d’HPV soit moindre (1 ou 2 types) parmi tous les types d’HPV couverts par le vaccin. La vaccination ne sera plus gratuite et elle sera faite en 3 doses injectées dans le bras.

Certaines mutuelles permettent un remboursement partiel du vaccin. Je vous invite à vous renseigner auprès d’elles.

On propose en général la vaccination surtout si la lésion a nécessité un traitement et pas un simple suivi, en partant du principe que tous les types ne sont, espérons-le, pas tous présents chez la même patiente. Le but est donc ici d’éviter une nouvelle infection par un type d’HPV inclus dans le vaccin.

Je souhaitais que cette information soit factuelle : il est actuellement quasi impossible d’éviter l’infection, je dirais. Même si vous n’avez qu’un partenaire dans votre vie, il peut être porteur de l’HPV en cas de contacts antérieurs avec le virus (1 ou plusieurs types). Le risque d’être porteur augmente avec le nombre de partenaires avant vous (voire avant lui si il n’a eu qu’une seule partenaire avant vous) …. Ne faites pas l’impasse de l’examen gynécologique, nous avons la « chance » d’avoir un dépistage standard, au contraire des hommes.