Gynécologie

04 - La contraception

Ou en d’autres mots : je choisis quand je ne veux pas de bébé.

Petit préambule (féministe).

La contraception est naturellement une « affaire de femmes », ce sont elles qui jusqu’à l’invention et la commercialisation de la pilule, ont subi les conséquences d’une grossesse, soit montrées du doigt (fille-mère), soit déshonorées, soit mariées de force, soit mourir d’un avortement clandestin (faiseuses d’ange).

Actuellement, certain.e.s viennent avec la notion de contraception partagée : si l’homme ne veut pas de bébé, il assume sa contraception et si la femme ne veut pas de bébé, elle assume sa part..

Concrètement de votre côté, il y a les méthodes hormonales et non -hormonales.

Commençons par les hormonales (qui vont empêcher l’ovulation et mettre vos ovaires au repos)

Il y a les oestro-progestatives : on garde un semblant de cycle avec des jours où on saigne et généralement 3 semaines où on ne saigne pas.

Dans cette catégorie il y a la pilule (classique) mais aussi l’anneau vaginal, que l’on laisse en place dans le vagin 22 jours et le patch, que vous changez toutes les semaines et qui se colle sur la peau.

Pillule
Patch
Anneau vaginal

Il y a la progestérone seule, qui a pour but de ne plus donner de périodes de saignements mais peut chez certaines, être la cause de petites pertes de temps en temps (nommées spotting).

Cette progestérone peut être sous forme de

  • Pilule
  • Stérilet que l’on place en consultation : la plupart sera efficace au moins 5 ans.
  • Implant que l’on injecte dans le bras gauche si vous êtes droitière (c’est une convention)
  • Injection trimestrielle en intra-musculaire

Parmi les méthodes non hormonales :

Il y a le stérilet au cuivre en « T » ou la « bague » avec des petites boules au cuivre que l’on place aussi en consultation (souvent pendant la période de règles d’ailleurs).

Stérilet en "T"
Stérilet en "bague"

Il y aura une consultation de contrôle après les premières règles et chaque année, il sera contrôlé (sa position).

Il y a le préservatif féminin qui à vrai dire, n’a pas vraiment eu d’adeptes (et c’est dommage) : il se présente comme une gaine cylindrique fermée à une extrémité (du côté du fond du vagin), il se place comme un tube dans le vagin, avec deux anneaux de taille différente : l’interne contre le col utérin et l’externe, plus grand et plus fin, sur la zone des lèvres. Il sert de barrière en empêchant le contact entre les organes génitaux des deux partenaires et protège ainsi contre les IST et les grossesses. Il est aussi efficace que les préservatifs masculins, ATTENTION pas les deux ensemble, et peut être placé plusieurs heures avant le rapport. Avantage : ils ne sont pas en latex et sont plus résistants que leur homologue masculin.

Préservatif féminin
Préservatif féminin

Les méthodes dites « naturelles » qui se basent sur les jours féconds et (dangereux) et les jours « sans dangers » : un calendrier, un examen de sa glaire cervicale.. c’est une méthode qui demande une vraie connaissance (courbe d’apprentissage) de son corps et surtout des cycles réguliers ! Attention le coït interrompu n’est pas une méthode contraceptive valable si vous ne souhaitez pas de grossesse, c’est la méthode (avec aucune méthode) qui a le plus haut taux d’échec !

Et la ligature tubaire ou clips : méthode à considérer comme définitive et qui nécessite une intervention (laparoscopie) et une hospitalisation.

Les méthodes non hormonales ne vont en aucun cas changer vos cycles naturels : ils resteront ce qu’ils sont, réguliers ou irréguliers.

Ensuite il y a les méthodes « après » :

La pilule du lendemain qui peut se trouver en pharmacie sans prescription et qui doit être prise au plus tôt (72 heures) pour être efficace (attention elle sera toujours moins efficace qu’une contraception anticipée). A noter qu’il y a une pilule du lendemain, qui est sous prescription médicale et qui elle, doit être prise dans les 5 jours.

Concrètement de son côté, le bon vieux préservatif, qui doit être placé avant toute pénétration, dès que le pénis est en érection et pas quand il va y avoir pénétration (notez qu’il peut y avoir une différence entre ces 2 phénomènes 😉 et qui « oblige » aussi l’homme à se retirer (en pinçant le préservatif contre la base de son pénis) très vite après l’éjaculation (avant que le pénis ne devienne flasque).

Il y a la vasectomie, méthode à considérer comme définitive (même si un « don de sperme » peut être fait avant au cas où et conserver dans une banque de sperme) mais qui est plus accessible à une « réparation » que les clips chez la femme. Un contrôle de sperme est à prévoir car cette méthode n’est pas efficace immédiatement (le sperme va rester le même -odeur, goût- l’homme va continuer à tirer mais à blanc, vous voyez ce que je veux dire ?).

Il y a aussi les méthodes thermiques masculines : des tutoriels existent pour coudre son slip ou son string, et qui basiquement vont rapprocher les testicules du périnée de l’homme et les (ré)chauffer, la hausse de température détruisant les spermatozoïdes au bout de quelques semaines, un contrôle de sperme est aussi à prévoir (spermogramme). Si personne n’a le don de couture, il y a ceci : http://www.contraceptionmasculine.fr/androswitch/

Certains schémas enfin, hormonaux existent pour l’homme, n’hésitez pas à me contacter si vous désirez connaître qui les pratiquent.

Plus d'infos ici : www.mescontraceptifs.be

Le texte est de Vinciane Biernaux. Si vous l’utilisez, merci de créditer l’auteur.